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Le protectionnisme est "la pire des réponses", car il "affecte l'emploi", surtout dans les pays qui "l'installent", a...

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2017/01/2112:08
Picasso à Roissy: quand l'aéroport soigne sa clientèle asiatique

Des céramiques et peintures de Picasso à deux pas des boutiques de luxe et des portes d'embarquement: 35 oeuvres originales de l'artiste sont exposées à partir de samedi à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, dans un terminal pensé pour séduire la clientèle internationale, en particulier venue d'Asie.

Accessible gratuitement aux passagers qui transitent par le terminal 2E, hall M, de l'aéroport parisien, l'exposition "Picasso plein soleil" sera visible jusqu'au 15 juin dans ce qu'Aéroports de Paris (ADP) présente comme le "seul musée aéroportuaire au monde à accueillir des originaux".

Ouvert en 2012, le hall M - "vaisseau amiral" de Roissy-Charles de Gaulle - est le plus haut de gamme de l'aéroport, avec boutiques de luxe et stand de dégustation de caviar.

De là, 6.000 passagers embarquent chaque jour pour des vols longs-courriers, principalement à destination de l'Asie et des Etats-Unis. Et l'aéroport estime que 15 à 20% d'entre eux visitent l'"espace musées", conçu comme une vitrine des musées parisiens.

Le terminal 2E de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le 21 juin 2012

Après Rodin ou Dubuffet, l'espace de 250 m2 accueille pour six mois 35 oeuvres de Pablo Picasso, créées alors qu'il vivait sur la Côte d'Azur, et issues des collections du musée Picasso. Le tout dans une ambiance feutrée, seulement troublée par les appels à embarquer.

Pour le directeur de la communication d'ADP, Benjamin Perret, l'art à l'aéroport n'entre "pas dans une logique de rentabilité immédiate", mais permet de "montrer nos infrastructures sous un nouveau jour, de faire en sorte que les passagers se souviennent de nous".

Les aéroports internationaux se livrent une forte concurrence pour "capter la clientèle internationale, et en particulier chinoise", souligne-t-il.

Dans cette logique, le groupe ADP mise beaucoup sur la future liaison express entre Paris et Roissy, le "Charles-de-Gaulle Express", prévu pour fin 2023.

Avec 65,8 millions de voyageurs en 2015, Roissy-Charles de Gaulle est le deuxième aéroport européen.

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2017/01/2110:29
Wall Street impatiente attend les premières mesures de Trump

Wall Street a légèrement baissé cette semaine, montrant quelques signes d'impatience sur les mesures promises par Donald Trump, dont elle va scruter avec attention les premiers pas.

Sur la semaine écoulée, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a perdu 0,29% à 19.827,25 points et le Nasdaq, à dominante technologique 0,34% à 5.555,33 points. L'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,15% à 2.271,31 points.

"C'est le calendrier qui semble commencer à poser problème", a résumé Gregori Volokhine de Meeschaert, qui jugeait que cette impatience était stimulée par la lenteur du processus de confirmation des membres du gouvernement du nouveau président américain.

Les investisseurs se demandent à quel rythme celui qui est devenu le 45e président des Etats-Unis vendredi va pouvoir mettre en place ses promesses de baisses d'impôts, de relance des dépenses d'infrastructures et de déréglementation de certains secteurs, qu'ils jugent positives et qui ont fait bondir Wall Street après son élection.

"Il faut rentrer dans le dur et savoir ce que ce gouvernement peut faire", a jugé de David Levy de Republic Wealth Advisors.

La Bourse de New York se montre avide de détails sur la politique économique que compte mener Donald Trump et s'interroge sur les éventuels obstacles auxquels il pourrait avoir à faire face lors de l'adoption de ses réformes par le Congrès.

Surtout, les investisseurs espèrent que les mesures qu'ils voient d'un bon oeil ne seront pas éclipsées par des déclarations fracassantes du nouveau président ou par une politique protectioniste.

"On n'est plus dans cet état de béatitude. Ils commencent à se dire +les risques reviennent+", a rapporté Gregori Volokhine.

Wall Street en a d'ailleurs montré l'exemple vendredi en accusant brièvement le coup pendant le discours d'investiture du nouveau président où il a mis en avant "l'Amérique d'abord".

"L'enthousiasme s'est dissipé au cours de l'allocution du président Donald Trump. Je pense que par certains aspects, il est apparu dans la confrontation", a estimé Jack Ablin de BMO.

Quelques heures après cela, la Maison Blanche a d'ailleurs fait savoir que les Etats-Unis quitteront l'accord nord-américain de libre-échange (Aléna) s'ils n'arrivent pas à le renégocier.

- Saison des résultats -

Cet intérêt de Wall Street pour la politique devrait rester fort la semaine prochaine avec les premières décisions prises par Donald Trump qui seront également vues comme des indices sur ce qu'il compte faire de l'héritage de l'ancien président Barack Obama.

Même les résultats d'entreprises du 4e trimestre, dont la saison bat son plein, sont lus à ce prisme, les investisseurs s'attachant à regarder les prévisions annoncées par les groupes pour l'année à venir en fonction de leurs attentes concernant la politique économique.

Secteur phare, "la finance a monté depuis l'élection et dans l'ensemble ces gains ont été conservés même après les résultats publiés en fin de semaine dernière et en début de celle-ci", a jugé David Levy.

La publication des résultats va continuer au cours de la semaine à venir avec notamment de nombreux groupes industriels et technologiques.

Sur le front des indicateurs, les marchés prendront notamment connaissance vendredi de la première estimation de la croissance américaine au 4e trimestre de l'année dernière.

Enfin, la politique monétaire revient progressivement sur le devant de la scène après plusieurs déclarations de la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed), Janet Yellen, cette semaine.

"La bascule vers un ton plus favorable à une hausse des taux continue", ont jugé les analystes de la banque Barclays dans une note.

Lors de la dernière réunion de son comité monétaire (FOMC) le mois dernier la Fed a indiqué qu'elle prévoyait trois relèvements de taux en 2017 mais les spéculations vont bon train sur la manière dont elle prendra en compte l'impact d'un changement de politique économique maintenant que Donald Trump est au pouvoir.

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2017/01/2100:27
Abus de position dominante: Apple poursuit Qualcomm en justice

Déjà épinglé pour des abus de position dominante par les autorités de plusieurs pays, le fournisseur américain de semi-conducteurs Qualcomm est désormais aussi poursuivi en justice par un gros client, le groupe informatique Apple.

Le fabricant de l'iPhone a déposé vendredi en Californie une plainte accusant Qualcomm de l'avoir "surfacturé pour des milliards de dollars" grâce à des pratiques anticoncurrentielles sur des licences d'utilisation de brevets, et réclame des dédommagements.

Apple se dit aussi victime de mesures de rétorsion financière de la part de Qualcomm, parce qu'il a coopéré avec une enquête en Corée du Sud ayant conduit à la condamnation de son fournisseur. Ce dernier a répliqué en accusant la marque à la pomme d'encourager les procédures antitrust à son encontre autour du globe.

"Nous sommes extrêmement déçus de la manière dont Qualcomm mène ses affaires avec nous, et malheureusement, après des années de désaccord sur ce qui constitue des royalties justes et raisonnables, il ne nous reste pas d'autre choix que de nous tourner vers les tribunaux", a indiqué Apple dans un courriel à l'AFP.

Il reproche notamment à Qualcomm de réclamer "cinq fois plus" de royalties que le total de tous les autres détenteurs de brevets avec lesquels il a passé des accords de licence.

Parmi les dommages subis, il évoque en particulier un milliard de dollars qui lui seraient dus aux termes d'un contrat entre les deux entreprises, mais que Qualcomm a refusé de lui reverser parce qu'il a répondu à des requêtes de l'autorité coréenne de la concurrence KFTC.

"Si ce n'était pas suffisant, Qualcomm a ensuite tenté d'extorquer un changement des réponses d'Apple et la fourniture de fausses informations à la KFTC en échange du déblocage de ces paiements", insiste Apple.

Apple n'avait pas cédé, et la KFTC avait finalement infligé en décembre à Qualcomm une amende record d'un peu plus de 850 millions de dollars.

- Attaqué sur tous les continents -

La FTC américaine a également lancé des poursuites plus tôt cette semaine contre Qualcomm, l'accusant d'avoir violé la législation antitrust lors de la vente de certains composants et licences à des fabricants de smartphones, dont Apple.

Le principal grief de tous les accusateurs, c'est que Qualcomm détient des brevets sur des technologies essentielles pour les communications mobiles tout en étant l'un des principaux fournisseurs mondiaux de puces nécessaires à ces communications. Il aurait renforcé sa position dominante en liant la fourniture de ses puces aux fabricants de smartphones avec les tarifs qu'il leur facturait pour pouvoir utiliser ses brevets.

Apple estime avoir particulièrement souffert de ces pratiques. La FTC américaine signalait également dans sa propre plainte que Qualcomm avait imposé au fabricant de l'iPhone de se fournir exclusivement auprès de lui pour ces puces entre 2011 et 2016, en échange de royalties réduites sur ses brevets.

Qualcomm, qui avait déjà contesté les décisions des autorités coréennes et américaines, a également jugé vendredi "sans fondement" la plainte de son grand client.

Don Rosenberg, son vice-président chargé des questions légales, affirme qu'"Apple a intentionnellement déformé (le contenu de) nos accords et négociations, de même que l'ampleur et la valeur des technologies que nous avons inventées", et qu'il "encourage activement les attaques réglementaires contre les activités de Qualcomm dans diverses juridictions du monde".

Le groupe avait également écopé début 2015 d'une amende de 975 millions de dollars en Chine et il évoquait dans son dernier rapport trimestriel en novembre d'autres enquêtes en cours au Japon, à Taïwan ainsi qu'en Europe, où la Commission européenne avait formalisé ses accusations contre lui fin 2015.

"On regarde Qualcomm sur tous les continents de la planète, c'est probablement, stratégiquement, le bon moment pour qu'Apple fasse cela", estime Patrick Moorhead, analyste chez Moor Insight and Strategies.

"Apple n'est pas à l'aise à l'idée de n'avoir qu'un seul fournisseur (de puces), et profite de cette occasion pour s'attaquer à Qualcomm", indique encore l'analyste, n'excluant pas que la plainte soit motivée par la volonté d'augmenter la concurrence contre Qualcomm, ce qui permettrait au fabricant de l'iPhone de négocier des contrats plus favorables.

En attendant, l'affaire a fait baisser l'action Qualcomm de 2,42% à 62,88 dollars vendredi. Apple a gagné 0,18% à 120 dollars.

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2017/01/2021:41
Etats-Unis/Subprime: SocGen écope d'une amende de 50 millions de dollars

La banque française Société Générale (SocGen) a écopé vendredi d'une amende de 50 millions de dollars pour solder aux Etats-Unis des poursuites liées à la crise des crédits immobiliers à risque "subprime", à l'origine de la crise de 2008.

Le département de la Justice américain (DoJ), qui a annoncé cet accord, accusait l'établissement d'avoir exagéré la qualité d'un portefeuille titrisé de prêts hypothécaires résidentiels (RMBS), cédés à des investisseurs, qui se sont avérés par la suite toxiques.

Le compromis "comprend une déclaration écrite par laquelle SocGen admet sa responsabilité", souligne le ministère américain, qui a sans doute rendu là l'une des tout dernières décisions de l'ère Obama, remplacé vendredi par Donald Trump à la Maison Blanche.

En début de semaine, le DoJ a confirmé un accord de 7,2 milliards de dollars avec Deutsche Bank et un autre de 5,28 milliards avec Credit Suisse, dont les rôles dans les RMBS aux Etats-Unis étaient beaucoup plus importants.

Utilisée par les banques pour convertir des portefeuilles de crédits en titres financiers, qu'elles cèdent ensuite sur les marchés, la titrisation a été mise en sommeil pendant la crise financière, en raison des pertes abyssales subies par certains acheteurs finaux, notamment sur des titres adossés à des prêts hypothécaires immobiliers américains à risque, les fameux "subprime".

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2017/01/2021:34
Son plan de sauvetage validé, la maison mère de William Saurin s'offre un répit

La maison mère de William Saurin, qui a frôlé la disparition en 2016 après la découverte du trucage de ses comptes, va pouvoir envisager plus sereinement l'avenir grâce à la validation par la justice de son plan de sauvetage financier.

Le gouvernement a annoncé vendredi que la justice avait validé l'accord de financement entre le groupe agroalimentaire, appelé Financière Turenne-Lafayette (FTL), ses banques et l'État, en vue de le sauver.

L'accord a été validé jeudi par le tribunal de Commerce de Paris, a indiqué le secrétaire d'Etat chargé de l'industrie Christophe Sirugue dans un communiqué.

Cet accord financier avec les banques créancières du groupe agroalimentaire, qui emploie 3.200 salariés dans 21 sites en France, avait été annoncé par M. Sirugue le 20 décembre.

Le trucage des comptes de ce groupe très connu pour ses marques grand public comme William Saurin, Madrange ou Paul Prédault a été révélé par un audit mis en oeuvre peu après le décès de la dirigeante du groupe, Monique Piffaut, fin novembre.

Ce maquillage des comptes élaboré par sa patronne a duré au moins 10 ans et porté sur 250 à 300 millions de fausses factures, assurait le Figaro début janvier.

Le plan de financement désormais validé "redonne des perspectives au groupe, permet de préserver ses activités et ses emplois, et lui donne le temps nécessaire à la recherche de solutions d'adossement en 2017", a estimé le secrétaire d'Etat dans le communiqué.

Ce plan repose sur le prêt de 66 millions d'euros et le "gel de l'ensemble des échéances des dettes financières du groupe sur un an" par les banques. L'Etat contribue pour sa part à hauteur d'environ 13 millions dans le cadre du fonds de développement économique et social (FDES).

- Solution au printemps -

"La suite dépend désormais beaucoup des fournisseurs et de leurs assureurs-crédit, ainsi que de la grande distribution, que j'invite à contribuer à cet effort collectif dont dépendent 4.000 emplois directs et plusieurs filières agro-alimentaires françaises", a déclaré M. Surigue, cité dans le communiqué.

L'Etat s'est fortement impliqué pour que le groupe évite la liquidation judiciaire. Dès l'annonce de la découverte du trucage des comptes, il avait annoncé avoir déposé 70 millions d'euros dans un fonds spécifique dans le but de maintenir l'activité du groupe, alors en danger de disparition.

Le nouveau patron du groupe Eric Le Gouvello a estimé fin décembre qu'il faudrait attendre le printemps pour savoir quelle solution pouvait être envisagée pour sauver le groupe, comme un adossement "total ou partiel" à un autre groupe.

Une enquête préliminaire, confiée à la brigade financière, a été ouverte fin 2016 pour déterminer l'ampleur du trucage des comptes et les responsabilités.

Financière Turenne Lafayette est inconnue du grand public mais cette holding rassemble pourtant de grandes marques de l'agroalimentaire qu'on retrouve dans toutes les cuisines de France. Une tranche de jambon sur trois vendues en grande surface provient d'une marque détenue par le groupe par exemple.

Le groupe comptait réaliser 900 millions de chiffres d'affaires en 2016.

La défunte propriétaire du groupe a fini sa vie ruinée, avec un endettement personnel de 60 millions d'euros, loin des 400 millions de fortune personnelle dont l'avait créditée la presse à son décès, selon le Figaro.

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2017/01/2020:44
La City convaincue de rester incontournable même avec le Brexit

Un haut responsable de la City de Londres a défendu fermement l'avenir de l'une des principales places financières mondiales auprès de l'AFP vendredi, minimisant les décisions prises par des banques de déplacer des emplois avant le Brexit.

"Je suis sûr que Londres restera le premier centre financier mondial, que le Royaume-Uni soit dans l'Union européenne ou non", a affirmé Mark Boleat, président du comité politique de la City of London Corporation, organisme qui défend le cœur historique et financier de la capitale britannique.

Dans un entretien accordé à l'AFP trois jours après le discours de la Première ministre Theresa May sur le Brexit, M. Boleat s'est voulu rassurant et combatif sur le sort du quartier des affaires, symbole du puissant secteur financier britannique, l'un des principaux moteurs de l'économie du pays.

Londres "dessert l'ensemble de l'Union européenne" et est incontournable pour les entreprises et investisseurs du continent, rappelle-t-il.

"Fragmenter le centre financier qui est actuellement situé à Londres ne va bénéficier à personne en Europe, cela va bénéficier en revanche à New York, Singapour et Hong Kong", estime-t-il alors que plusieurs grandes capitales de la zone euro multiplient les initiatives pour tirer parti du Brexit.

Les interrogations sur l'avenir de la City ont redoublé depuis que Theresa May a annoncé mardi se diriger vers un "Brexit dur", qui passera par la sortie du marché unique et signifiera pour les banques établies à Londres la perte du fameux passeport européen qui leur permet de proposer leurs services à travers l'UE.

Le monde de la finance semble de ce fait accélérer les préparatifs et plusieurs établissements sont sur le point d'appuyer sur le bouton pour déplacer certaines de leurs activités dans une autre ville européenne.

Le forum économique à Davos en Suisse, qui se tenait cette semaine, a été l'occasion pour les principales banques mondiales de préciser leurs vues sur le Brexit, et pour Theresa May de les rencontrer pour tenter de les rassurer.

- Paris a 'beaucoup d'avantages' -

La britannique HSBC a confirmé qu'un millier d'emplois de son activité de banque d'investissement à Londres devraient être déplacés à Paris. La suisse UBS a jugé que la question va se poser pour environ un millier d'emplois.

Parmi les banques américaines, JPMorgan a évoqué le déménagement de 4.000 postes. Quant à Goldman Sachs, la presse allemande affirme qu'elle veut transférer 3.000 postes vers l'Europe ou New York.

"Il est évident que des emplois vont être déplacés", reconnaît M. Boleat, jugeant toutefois que "ce que les banques ont dit cette semaine est conforme à ce qu'elles ont toujours dit" depuis le référendum fin juin.

Le responsable a toutefois voulu minimiser l'ampleur des dégâts. "Il est très difficile de savoir combien d'emplois vont partir de Londres en raison du Brexit", dit-il, citant une étude du cabinet Oliver Wyman, selon laquelle le chiffre pourrait se situer entre 2.000 et 35.000.

"Beaucoup dépend de l'accord entre le Royaume-Uni et l'Union européenne et de ce que le Royaume-Uni fait pour conserver l'activité à Londres", dit-il, alors que la City regroupe 164.000 emplois sur les 2 millions que compte le secteur financier dans le pays.

M. Boleat s'est gardé en revanche de tout discours belliqueux envers ceux qui rêveraient de chiper une part du gâteau de la City. "Il est parfaitement raisonnable que d'autres villes européennes essaient d'attirer des activités en provenance de Londres. C'est que nous ferions dans les mêmes circonstances. Ils ne le font pas agressivement", juge-t-il.

Revenant d'une visite à Paris, il considère même que la capitale française "a beaucoup d'avantages", mais que "de nombreuses entreprises trouvent que les lois sur l'emploi sont un peu dissuasives".

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2017/01/2019:29
Blackrock engage l'ex-ministre des Finances britannique Osborne

Le fonds d'investissement américain Blackrock a annoncé vendredi avoir embauché l'ancien ministre britannique des Finances George Osborne comme conseiller principal.

M. Osborne prendra ses fonctions à mi-temps le 1er février et conseillera le groupe notamment en matière de politique européenne et sur le processus de réforme économique en Chine.

"George a une vision unique et précieuse des questions qui façonnent le monde aujourd'hui", a déclaré le patron de Blackrock, Larry Fink, cité dans le communiqué du groupe, estimant que l'ex-chancelier de l'Echiquier sera à même d'aider son groupe à conseiller au mieux ses clients pour leurs placements.

M. Osborne avait dû quitter ses fonctions de ministre en juillet, après le vote des Britanniques pour la sortie de l'Union européenne, payant notamment son engagement total dans le camp du maintien dans l'UE. Il reste toutefois député.

"En accord avec la loi britannique, il ne fera aucun lobbying auprès du gouvernement britannique", a précisé Blackrok.

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2017/01/2019:22
Crédit Agricole SA déprécie LCL à hauteur de 491 millions d'euros

Crédit Agricole SA (CASA), filiale cotée du groupe bancaire, a annoncé vendredi une dépréciation de 491 millions d'euros de la valeur de LCL, sa banque de détail, en raison de "renégociations massives des prêts immobiliers".

Cette dépréciation sera enregistrée lors de la prochaine publication des résultats annuels du groupe en février, elle n'affecte toutefois pas "la solvabilité de Crédit Agricole S.A. ou du Groupe Crédit Agricole", ni leur liquidité, indique l'établissement dans un communiqué.

La politique de distribution de résultats de CASA ne sera pas non plus altérée, est-il précisé, le versement d'un dividende de 0,60 euro par action devant être proposé au titre des résultats de 2016.

En 2017, "le conseil d'administration confirme également son intention de proposer un dividende correspondant à 50% du résultat attribuable par action et de ne pas baisser le niveau du dividende par rapport à 2016", renchérit le groupe.

Par ailleurs, Crédit Agricole SA réaffirme les principaux objectifs de son plan stratégique à horizon 2019 à savoir un bénéfice net du groupe supérieur à 4,2 milliards d'euros et une rentabilité des fonds propres supérieure à 10%.

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2017/01/2018:35
L'horlogerie suisse bénéficie d'un effet Brexit à Londres

Les fabricants de montres suisses, qui présentaient cette semaine leurs nouveautés au salon horloger de Genève, bénéficient ces derniers mois d'un véritable "effet Brexit" avec la chute de la livre qui a dopé le pouvoir d'achat des touristes asiatiques.

Depuis le référendum britannique sur la sortie de l'Union Européenne, la devise britannique a perdu près de 14% face à l'euro et 18% par rapport au dollar.

"Pour les touristes asiatiques qui font la conversion par rapport à la livre, cela rend les prix bien plus intéressants pour les achats de montres", a résumé Jean-Daniel Pasche, le président de la Fédération horlogère suisse.

"Le marché britannique était déjà en croissance depuis plusieurs années", a-t-il précisé lors d'un entretien avec l'AFP durant le Salon international de la haute horlogerie.

Bond des exportations de montres vers le Royaume Uni constaté depuis le référendum

"Et puis, il y a eu cet effet Brexit avec la chute de la livre", a-t-il ajouté, pointant cependant que le bond des exportations de montres vers le Royaume Uni constaté depuis le référendum n'éludait pas la question à plus long terme de l'accès à ce marché une fois l'article 50 activé.

La baisse de la monnaie britannique avait engendré des écarts de prix substantiels qui ont pu atteindre jusqu'à 40% sur certains modèles entre le Royaume Uni et les États-Unis, a relevé Rene Weber, analyste chez Vontobel, dans une note.

Pour éviter que n'émergent des "marchés gris", une forme de marché parallèle qui consiste à acheter des montres dans un pays pour les revendre dans un autre en empochant le différentiel de change, plusieurs marques ont toutefois relevé leurs tarifs localement pour garder ces écarts sous contrôle.

En août, Patek Philippe, une des plus prestigieuses griffes horlogères suisses, les a ainsi augmentés de 10%.

- Prudence sur les flux touristiques -

Les différences de prix n'ont toutefois échappé ni aux touristes chinois férus d'horlogerie, ni à la clientèle d'affaires, certains banquiers zurichois n'hésitant pas à attendre un déplacement dans la City pour venir s'y offrir le modèle de leur choix.

"Nous avons fait de très bonnes affaires à Londres", s'est félicité Flavien Gigandet, membre du comité exécutif de Parmigiani, une marque de prestige qui s'adresse à un public de collectionneurs.

"Mais ça n'est pas parce qu'une ville, tout d'un coup, a un attrait particulier que nous allons distribuer à tous les détaillants", a-t-il insisté.

Londres est une ville "très internationale", "une place financière extrêmement importante", où il est "indispensable" d'être présent pour les horlogers de prestige, a-t-il ajouté, tout en pointant qu'elle n'était toutefois jamais à l'abri d'un retournement soudain.

Les horlogers suisses sont habitués à composer avec des changements rapides dans les flux touristiques, dont dépendent étroitement leurs ventes.

En 2014, la "Révolution des parapluies" à Hong Kong avait fait fuir les touristes chinois qui avaient alors préféré d'autres destinations pour acheter des produits de luxe, notamment au Japon et en Europe où les taux de change vis-à-vis du yen et de l'euro jouaient en leur faveur.

Paris était alors ressortie comme une des grandes gagnantes de ces flux touristiques, mais les attentats de novembre 2015 avaient mis un coup d'arrêt brutal à la croissance.

L'an passé, les exportations horlogères suisses vers la France, durement touchée par la baisse du tourisme, ont chuté de 20,2%

L'an passé, les exportations horlogères suisses vers la France, durement touchée par la baisse du tourisme, ont chuté de 20,2%, pour la période allant de janvier à fin novembre.

Par contraste, elles ont progressé de 4,8% vers le Royaume Uni, s'inscrivant systématiquement en hausse, mois après mois, depuis le vote sur le Brexit.

Fin novembre, leurs valeurs y atteignait 1,1 milliard de francs suisses (1 milliard d'euros) ce qui, pour la première fois, faisait du Royaume Uni le plus gros marché horloger en Europe.

"Quand les tendances changent, il faut être là au moment où les choses se passent", a insisté Franziska Gsell, directrice du marketing chez IWC Schaffhausen, une des marques de montres du groupe Richemont, le numéro deux mondial du luxe.

La semaine dernière, le groupe genevois avait fait état d'un net redressement de ses ventes en Europe, principalement sous l'impulsion de Londres.

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2017/01/2017:40
Mondialisation: Azevedo (OMC) invite Trump "autour d'une table" pour parler de ses inquiétudes

Le directeur général de l'OMC, Roberto Azevedo, a proposé vendredi à la nouvelle administration Trump de s'asseoir autour d'une table et de discuter de leurs inquiétudes en matière de libre-échange.

Au cours d'une conférence de presse vendredi à Davos, en marge du Forum économique mondial, en réponse à une question sur les propos protectionnistes de l'administration Trump, M. Azevedo a répondu que "d'après ce que j'ai entendu, ils sont inquiets".

Il faut, a-t-il dit, engager "un dialogue", "s'assoir autour d'une table et discuter de ces inquiétudes".

"Il faut cependant d'abord attendre et voir ce qui va se passer, et écouter leurs préoccupations", a encore ajouté M. Azevedo, en indiquant qu'il était "difficile de spéculer".

Donald Trump a promis après son élection de retirer les Etats-Unis du très controversé Traité de libre-échange transpacifique (TPP), "qualifié de "désastre potentiel pour notre pays", dès son accession au pouvoir.

Par ailleurs, pendant sa campagne, le président élu Trump avait qualifié l'OMC de "désastre" et laissé entendre que les Etats-Unis pourraient s'en retirer si Washington ne pouvait pas renégocier certains règlements de l'organisation, notamment en matière de tarifs douaniers.

Vendredi, une réunion informelle avec les ministres ou leurs représentants de 29 pays-membres de l'OMC, temple du libre-échange, a eu lieu à Davos, pour discuter des préparatifs de la prochaine conférence ministérielle de l'organisation, prévue en décembre 2017 à Buenos Aires, et du "rôle du système commercial multilatéral dans le développement et la croissance économique".

Après avoir relevé la croissance atone du commerce international et "certaines tendances protectionnistes", les ministres ont souligné "l'importance de préserver et de renforcer le système commercial multilatéral".

La ministre argentine des affaires étrangères, Mme Susana Malcorra, a souligné pour sa part, lors de cette conférence de presse que les Etats-Unis ont été à la pointe du multilatéralisme après la 2ème guerre mondiale.

"Dans un système, quand un partenaire commence à bouger, cela peut changer toute la dynamique d'une organisation" et être une "opportunité" pour engager des discussions en vue d'un changement, a-t-elle ajouté.

Enfin, M. Azevedo a indiqué que le libre-échange du commerce mondial avait "sorti des milliards de personnes" de la pauvreté.

"Nous devons cependant faire plus, je comprends l'inquiétude de certains devant la mondialisation, et que la croissance du commerce ne signifie rien pour celui qui a perdu son travail", a-t-il encore indiqué.