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2017/02/2121:20
La bouteille de rhum la plus chère du monde a trouvé preneur

La bouteille de rhum la plus chère du monde, née du partenariat entre les rhums Clément de Martinique et le joaillier de la place Vendôme Tournaire, a été vendue à 100.000 euros, ont annoncé mardi les deux maisons, qui ont reversé une partie de la somme à une association de lutte contre la drépanocytose.

Un bouchon à l'image de l'Habitation Clément, située au François en Martinique, serti de 200g d'or 18 carats et de 4 carats de diamants, une bouteille en cristal de Baccarat, et un millésime de rhum Clément de 1966, jamais commercialisé et qui n'existe qu'en une quarantaine de bouteilles: c'est ce qu'un Italien, dont le nom est gardé secret, a acheté pour 100.000 euros.

L'idée de cette bouteille est née "d'une rencontre de passionnés" entre le PDG de la Maison Tournaire, Frédéric de Saint-Romain et le directeur commercial des rhums Clément Dominique de la Guigneraye, ont-ils expliqué à l'AFP. Une discussion autour du rhum a débouché sur cette idée folle: faire une réplique de l'Habitation Clément en bouchon précieux, à l'image des célèbres bagues Architecture, que réalise déjà le joaillier.

Grégoire Gueden, directeur général des rhums Clément a avoué s'être demandé "s'il y aurait des gens assez fous pour la posséder".

Au final, la bouteille a trouvé preneur en moins de deux mois, tout comme ses petites soeurs, huit autres bouteilles en cristal de Baccarat et au bouchon identique mais en bronze, vendues 19.000 euros chacune. Des acheteurs venus de Grèce, de Belgique ou même de... Martinique.

"Ce sont des savoir-faire d'exception, pas seulement un lingot d'or sur une bouteille", a insisté Mathieu Tournaire, le créateur du bouchon, réalisé après un an de travail.

Les deux maisons ont reversé chacune 7.500 euros à l'Association Pour l'Information et la Prévention de la Drépanocytose (APIPD), une maladie héréditaire caractérisée par une hémoglobine anormale dans les globules rouges.

Cette maladie, qui se manifeste entre autres par une anémie, des crises douloureuses et un risque accru d'infections, est fréquente en Afrique et en Outre-mer. "On parle injustement de la maladie des Noirs, mais elle touche tout le monde", a insisté la présidente de l'association, Jenny Hippocrate-Fixy.

Regrettant que cette maladie soit "délaissée, discriminée, racialisée", elle a expliqué que l'argent irait pour une part à la recherche, l'autre à l'aide aux familles touchée.

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2017/02/2119:57
M6 prolonge de trois ans le mandat de Nicolas de Tavernost

Le groupe de télévision M6 a renouvelé par anticipation pour trois ans le mandat de son président du directoire Nicolas de Tavernost, ainsi que ceux de ses principaux collaborateurs, selon un communiqué publié mardi à l'occasion des résultats annuels.

"Compte tenu de la qualité de l'équipe dirigeante et de la performance récurrente de la société, le conseil de surveillance du groupe M6 a décidé (...) de renouveler par anticipation le mandat du directoire pour une durée de trois ans à compter de ce jour, et arrivant à échéance le 21 février 2020".

Le mandat de Nicolas de Tavernost, qui exerce ces fonctions depuis mai 2000, devait s'achever le 25 mars 2018.

Le conseil de surveillance a également renouvelé le mandat de Thomas Valentin, vice-président chargé des antennes et des contenus, de Jérôme Lefébure, chargé de la finance et des métiers de support et de David Larramendy, en charge des activités comemrciales

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2017/02/2119:48
Sarkozy rejoint le conseil d'administration d'AccorHotels

L'ancien président Nicolas Sarkozy rejoint le conseil d'administration du géant hôtelier AccorHotels, afin d'"accompagner la vision internationale" du groupe, a annoncé mardi AccorHotels dans un communiqué.

L'ex-chef de l’État, éliminé le 20 novembre au premier tour de la primaire de la droite, a été coopté "à l'unanimité" en tant qu'administrateur indépendant et va présider un comité de "stratégie internationale", a précisé le groupe. Les missions et la composition de ce comité seront précisées lors d'un prochain conseil d'administration.

Ce poste d'administrateur indépendant serait le premier poste de cette nature occupé par l'ancien président.

Nicolas Sarkozy est "très heureux de participer au développement et au rayonnement international d'AccorHotels, un des fleurons des entreprises françaises", dit-il, cité dans le communiqué de l'entreprise.

"La réussite de ce groupe et la qualité de son management en font une des plus belles vitrines du paysage économique français", ajoute-t-il.

De son côté, le PDG du groupe, Sébastien Bazin, également cité dans le communiqué, estime que "l'expertise internationale de Nicolas Sarkozy et sa parfaite connaissance des enjeux géopolitiques mondiaux seront de formidables atouts pour le groupe".

AccorHotels exploite sous ses 20 marques Sofitel, Pullman, Novotel, Mercure, Ibis, HotelF1 mais aussi Raffles, Fairmont et Swissôtel, plus de 4.000 hôtels, dans 95 pays.

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2017/02/2119:29
Areva "reste ouvert" à l'entrée au capital du chinois CNNC

Areva "reste ouvert" à une entrée au sein de son capital du chinois CNNC, dans le cadre de son augmentation de capital, a indiqué le groupe français mardi.

Le capital du futur Areva, recentré sur le cycle du combustible après la cession de sa branche réacteurs à EDF, "reste ouvert à un investissement de CNNC dans le même cadre que les accords en cours de finalisation avec deux investisseurs", affirme Areva dans un communiqué, en marge de l'annonce de la signature d'un accord-cadre de coopération entre les deux groupes.

Areva a déjà conclu début février un accord avec les japonais MHI et JNFL, par lequel ils se sont engagés à apporter 500 millions d'euros en contrepartie de 10% du capital du nouvel Areva.

Cet accord s'inscrit dans le plan de sauvetage, approuvé par Bruxelles, qui prévoit qu'Areva procède cette année à des augmentations de capital d'un montant total de 5 milliards d'euros, souscrites à hauteur de 4,5 milliards d'euros par l'Etat français, son actionnaire majoritaire.

En revanche, les discussions avec CNNC ont jusqu'ici achoppé, notamment sur la question de la représentation du groupe chinois au conseil d'administration du nouvel Areva (ou Newco).

Une telle éventualité a été rejetée par l'Etat français.

"Les conditions d'entrée au capital de NewCo seront les mêmes pour tous les investisseurs et l'Etat ne souhaite pas de représentation directe des investisseurs tiers au conseil d'administration de NewCo", indiquait-on fin janvier dans l'entourage du secrétaire d'Etat à l'Industrie Christophe Sirugue.

En 2015, Areva et CNNC avait signé un protocole d'accord ouvrant la voie à une possible coopération capitalistique et industrielle.

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2017/02/2119:25
Logement: un rapport parlementaire veut stabiliser les aides à l'achat

Les divers dispositifs visant à faciliter l'achat d'un logement doivent être stabilisés, estime un rapport parlementaire qui préconise par exemple de maintenir en l'état le Prêt à taux zéro (PTZ) jusqu'à fin 2018 ou de "sanctuariser" l'aide à l'accession à la propriété.

"Les spécificités des différentes aides de l'État à l'accession à la propriété doivent être préservées et, pour être plus efficaces, ces aides doivent être mieux suivies et différenciées en fonction des priorités locales", écrivent les députés Audrey Linkenheld (PS) et Michel Piron (UDI) dans un document présenté mardi à l'Assemblée nationale.

"Le modèle français d'accession à la propriété est vertueux et efficace, et a permis de traverser la crise de 2008 sans connaître les défaillances constatées chez plusieurs de nos voisins européens", considèrent-ils.

Et pour "offrir une visibilité et une stabilité aux acteurs d'un secteur qui nécessite des investissements lourds", les députés préconisent diverses mesures.

Concernant le Prêt à taux zéro (PTZ) accordé aux ménages primo-accédants sous conditions de ressources, ils recommandent ainsi de "stabiliser les règles d'octroi (...) au moins jusqu'au 31 décembre 2018" et d'autoriser dès l'acquisition du logement son cumul avec les aides de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) dans les centres villes dégradés.

Autre suggestion: "faciliter l'accès au prêt d'accession sociale (PAS)" en portant par exemple de 50% à 80% la part garantie par l'État afin de le rendre accessible à des personnes au profil atypique.

Les rapporteurs conseillent par ailleurs de "sanctuariser les aides personnelles au logement +accession+ pour garantir leur rôle de sécurisation des ménages aux revenus modestes".

Ils proposent également de tenter des expérimentations en autorisant par exemple une intercommunalité à concentrer l'attribution des prêts aidés de l'État et des aides locales sur certaines zones géographiques.

Dans leur travail, les députés se sont appuyés sur un rapport de la Cour des comptes diffusé en novembre qui jugeait "de moins en moins efficaces" les quatre principales aides de l'Etat pour les primo-accédants.

La Cour y appelait entre autres à "réorganiser le dispositif du PTZ+ (renforcé) en le ciblant sur les ménages plus modestes" et à supprimer le PAS.

Mais les rapporteurs "restent très réservés sur l'approche de la juridiction financière", notant par exemple que "l'évaluation des aides à l'accession ne saurait se limiter au coût des dépenses de fonctionnement qu'elles engagent" et qu'il convient de "prendre en compte les investissements, les emplois et les recettes fiscales qu'elles génèrent".

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2017/02/2119:17
Appauvris, les locataires ont moins de chance de devenir propriétaires

Plus pauvres qu'il y a 30 ans comparé au reste de la population, les ménages qui ne sont pas propriétaires ont aujourd'hui moins de chances de le devenir, affirme l'Insee, dont l'Enquête Logement publiée mardi montre un accès à la propriété en recul en France.

"L'accès à la propriété est devenu plus sélectif. Ceux qui n'y ont pas accès se trouvent de plus en plus parmi les plus modestes", lit-on dans la dernière édition de cette enquête triennale réalisée depuis 40 ans, qui a été menée de juin 2013 à juin 2014.

Car si le taux de propriétaires atteint 58% - et même 75% à l'âge de la retraite -, une proportion en hausse depuis 30 ans dans l'Hexagone, le taux d'accès à la propriété, lui, a reculé depuis 2001, passant de 14% à 11,4%.

En 30 ans, les inégalités d'accès à la propriété se sont accrues entre les différentes catégories de ménages, en particulier entre ceux que leurs parents peuvent aider et les autres, car l'aide financière de la famille est devenue fréquente. De même, le revenu, la nécessité d'avoir deux apporteurs de ressources et un emploi stable "sont devenus des conditions plus prégnantes".

Alors que le montant de l'apport personnel représente environ le tiers du montant de l'achat en 2013, contre 15% trente ans auparavant, la probabilité de devenir propriétaire est plus élevée pour les ménages appartenant à la moitié la plus aisée de la population.

Par ailleurs, si la baisse des taux d'intérêt et l'allongement des durées d'emprunt ont renforcé la capacité d'achat des ménages, ces deux facteurs "n'ont qu'en partie compensé la hausse des prix".

Entre 1996 et 2016, les prix à la consommation ont augmenté de 31%, le revenu disponible brut par ménage de 40% et les loyers de 46% tandis que le prix des logements anciens était, lui, multiplié par 2,5 (2,67 en Ile-de-France).

Pour un accédant récent à la propriété, le prix d'achat d'un logement représente 4,7 années de revenu en 2013 contre 3,3 ans à la fin du siècle dernier.

- Taux d'effort accru -

Mais l'évolution la plus marquante a été le creusement des écarts de revenus entre propriétaires et locataires.

Si les anciennes générations de propriétaires pauvres, habitant des logements de mauvaise qualité ont disparu - un cinquième des ménages les plus pauvres sont propriétaires en 2013, contre près de la moitié en 1973 -, à l'inverse 42% des "non propriétaires" font aujourd'hui partie des ménages aux revenus les plus modestes, contre 25% en 2015.

Les locataires sont plus modestes aujourd'hui qu'il y a 30 ans, car cette catégorie "s'est progressivement vidée des ménages les plus aisés qui ont pu accéder à la propriété".

En outre, les locataires sont davantage confrontés à des prix de l'immobilier élevés: ils vivent dans des zones où le prix au m2 est supérieur de 18,1% à la moyenne nationale, contre seulement 6,7% en 1984.

En parallèle, les dépenses de logement des locataires - loyers, charges, chauffage, taxe d'habitation - "ont fortement augmenté depuis 1984", en particulier dans le parc privé, mais aussi dans le logement social, "tandis que leur revenu moyen est resté quasi stable".

Logement : accès à la propriété en recul

Une fois déduites les aides au logement, un locataire du parc privé dépense en moyenne 50% de plus au m2 pour son logement qu'un locataire du secteur HLM.

En conséquence, le taux d'effort des locataires - la part de leur revenu consacrée aux dépenses de logement -, a bondi pour atteindre 28,4% en 2013 dans le parc privé, et 24,1% dans le parc social.

Cet effort accru a "davantage pesé sur les plus modestes": il a progressé de 7,8 points pour les locataires du parc privé aux revenus les plus faibles et de 5,1 points pour ceux du parc social - malgré les aides personnelles au logement.

En 2013, 4,5% des locataires étaient en situation d'impayé de loyer ou de charges, tandis que 11,5% des accédants avaient des difficultés à rembourser leur emprunt.

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2017/02/2118:46
Viva Technology veut devenir le "Cannes des start-up"

Le salon Viva Technology, dont la deuxième édition aura lieu à Paris en juin, doit devenir pour l'écosystème des start-up et l'innovation ce que le festival de Cannes est pour le cinéma, a estimé mardi son cofondateur Maurice Lévy.

"On veut devenir l'événement mondial incontournable qui se déroule en Europe", a résumé Maurice Lévy, le président du directoire de Publicis qui coorganise le salon avec le groupe Les Echos.

"A l'instar de ce qui se passe avec le festival de Cannes (pour le cinéma), on voudrait être l'événement du numérique, de même valeur, de même poids", a déclaré le publicitaire lors de la présentation de la deuxième édition de la manifestation, à l'Elysée.

Robin Li (D), fondateur et  Pdg du groupe chinois Baidu, lors du salon Viva technology le 1er juillet 2016 à Paris

"Ce salon a déjà réuni les plus grands entrepreneurs de la planète et continue à le faire", a relevé le président François Hollande, parrain de l'événement. D'autant que la France a "depuis plusieurs années voulu être un environnement aussi propice que possible pour les start-up, pour les entreprises technologiques".

"Nous devons soutenir l'innovation dans les prochaines années. Dans la compétition, dans la mondialisation, ce sont les pays qui ont fait le plus d'efforts en matière d'innovation, de recherche, privée et publique, mais aussi de traduction de cette innovation dans les procédés de commercialisation, qui remporteront des marchés", a-t-il estimé.

"Faisons confiance à d'autres pour parler de nos handicaps. Mais nous, nous devons valoriser nos atouts, nos capacités de croissance, notre technologie et nos entrepreneurs. C'est ça le but de Viva Technology", a insisté le président.

"Il faut aujourd'hui avoir son grand événement international dans la tech pour compter dans le monde de l'innovation. La France ne l'avait pas et ce n'était pas normal", a renchéri la secrétaire d'Etat au Numérique Axelle Lemaire.

Les organisateurs se sont félicités du succès de la première édition de Viva Technology --on dit généralement "Viva Tech"--, fin juin 2016: le salon a accueilli 45.000 personnes en trois jours et 5.000 entreprises ont participé.

Francois Hollande, avec les Pdg de LVMH, Publicis, et du Groupe Les Echos lors de la présentation de Viva Technology à l'Elysée le 21 février 2017

Pour la deuxième édition, du 15 au 17 juin au Parc des expositions de la Porte de Versailles, ils attendent quelque 50.000 personnes. L'événement comportera des rencontres pour les start-up, des démonstrations et des conférences, mais aussi "plus de fun" avec notamment un grand tournoi d'e-sport.

Le groupe LVMH, maison mère des Echos, va saisir l'occasion pour lancer cette année un concours de start-up, lié au luxe. Il prend ainsi le relais de Publicis qui avait lancé sa compétition l'an dernier pour fêter son 90e anniversaire.

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2017/02/2118:13
Rana Plaza: une loi impose "un devoir de vigilance" aux grandes firmes

Après plus de trois ans de persévérance, la proposition de loi sur "le devoir de vigilance" des multinationales quant au respect des droits humains et de l'environnement chez leurs sous-traitants a été définitivement adoptée mardi, à la joie des ONG à l'origine de ce texte "historique".

A la veille de la fin de la législature et après quatre lectures, toute la gauche a voté pour ce texte "de régulation de la mondialisation" selon le rapporteur Dominique Potier (PS). L'UDI s'est abstenue et Les Républicains, majoritaires au Sénat qui a rejeté trois fois le texte, vont saisir le Conseil constitutionnel contre une "loi punitive".

Les 150 plus grandes entreprises françaises (celles de plus de 5.000 salariés) auront l'obligation d'élaborer un plan de vigilance destiné à "prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement" chez leurs sous-traitants ou fournisseurs à l'étranger avec qui elles ont "une relation commerciale durable".

Ce plan devra comprendre "une cartographie des risques", "des procédures d’évaluation", "des actions d’atténuation des risques" et "un mécanisme d'alerte". S'il n'a pas été établi ou mis en oeuvre, un juge pourra prononcer une amende de dix millions d'euros maximum.

L'objectif est d'éviter des drames comme l'effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en avril 2013, un immeuble abritant des ateliers de confection pour de grandes marques occidentales. Plus d'un millier d'ouvriers avaient été tués, plus de 2.000 autres blessés.

Dans le cas d'un accident impliquant un sous-traitant, la responsabilité de l'entreprise donneuse d'ordre pourra être engagée si le plaignant prouve que le préjudice causé a un lien avec l'absence de plan de vigilance ou l'inefficacité de sa mise en oeuvre. Autrement dit, si un dommage survient alors que la société mère a bien mis en œuvre un plan de vigilance adéquat, sa responsabilité ne sera pas engagée.

"C'est une obligations de moyens, pas de résultats" a résumé le ministre des Finances Michel Sapin en dénonçant les "critiques fausses" de la droite qui compte attaquer le texte sur la base "qu'on ne peut être responsable d'un fait commis par autrui".Éthique bonne conduite ne suffisent pas".

"Protéger les ouvriers des pays pauvres, c'est aussi protéger les salariés français", a jugé le radical de gauche Jacques Krabal.

- Effet d'entraînement -

Ce vote in extremis "au terme d'un parcours chaotique" est le résultat d'un "compagnonnage original entre des ONG et des députés", a résumé M. Potier qui avait déposé en 2013 un premier texte avec l'écologiste Danièle Auroi et l'ex-PS Philippe Noguès, aujourd'hui non inscrit.

Cette version, qui avait rencontré l'opposition farouche des associations patronales (Medef et Association française des entreprises privées), avait échoué en 2015 faute de soutien gouvernemental.

En dépit du scepticisme général, Dominique Potier a alors repris le flambeau. En collaboration avec le gouvernement, ce député de Meurthe-et-Moselle, volontiers lyrique et qui puise son inspiration dans les mouvements de la jeunesse ouvrière chrétienne, a réécrit un "texte moins radical" mais "plus solide juridiquement".

Dans un communiqué, les ONG et syndicats à l'origine de ce texte (Collectif Éthique sur l’étiquette, Sherpa, CFDT, CCFD...) ont reconnu que ce texte aurait pu être "plus ambitieux", notamment au niveau du seuil des entreprises concernées, initialement prévu à 500 salariés, mais ils ont salué "une avancée historique vers le respect des droits humains et environnementaux par les entreprises multinationales".

Ils ont appelé "les pays européens et la communauté internationale à développer des législations qui vont dans le même sens".

Selon Mme Auroi, il y a déjà "un effet d'entraînement". Une réunion entre parlementaires nationaux se tiendra le 18 mars à Bruxelles pour demander une directive à la Commission européenne, et M. Potier compte aller à Berlin pour rencontrer SPD et CDU sur ce thème.

"La vie d'un jeune homme au Bangladesh, en Éthiopie ou au Mozambique ne vaut pas tout l'or du monde", a-t-il résumé.

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2017/02/2117:55
Un emploi sur deux d'HSBC déplacé à Paris concernera des Français

Le directeur général de HSBC a annoncé mardi que plus de la moitié du millier d'emplois que la banque britannique s'apprête à déplacer de Londres à Paris concerneraient des Français, au moment où le Royaume-Uni s'apprête à actionner les négociations sur le Brexit.

A l'occasion de la présentation de ses résultats annuels mardi, ce géant bancaire mondial a répété qu'il prévoyait de déplacer un millier de postes depuis Londres vers Paris progressivement au cours des deux prochaines années, selon l'avancée des négociations sur la sortie britannique.

"Un millier d'emplois ne pourront plus légalement demeurer au Royaume-Uni une fois que ce pays aura quitté le marché unique européen et devront être déplacés dans un autre pays de l'UE", a précisé le directeur général de la banque, Stuart Gulliver, lors d'une conférence téléphonique.

"Pour nous, ce pays c'est la France, car nous avons en France une banque universelle qui a toutes les licences" pour exercer les différents métiers bancaires, a précisé le dirigeant. La banque emploie actuellement près 9.500 salariés en France.

D'après le directeur général, HSBC devrait être l'une des dernières parmi les banques à concrètement déplacer des emplois hors du Royaume-Uni dans le cadre du Brexit, vu que cette opération sera pour elle relativement simple à accomplir.

Un train passe devant le Siège d'HSBC dans le district financier de Londres à Canary Wharf, le 21 février 2017

"Parmi le millier d'emplois, probablement plus de la moitié concerneront des Français qui travaillent à Londres et retourneront chez eux", a poursuivi M. Gulliver, interrogé sur d'éventuelles mesures d'accompagnement prévues autour de ces mouvements.

Il a toutefois tenu à rassurer sur l'engagement britannique de la banque, où cette dernière conservera 42.000 employés - notamment pour son siège mondial et pour ses activités spécifiquement britanniques.

"Je pense que Londres demeurera le centre financier dominant" en Europe, a jugé le numéro un exécutif de HSBC, qui dispose aussi d'activités à New York mais surtout à Hong Kong et en Extrême-Orient en général.

La plupart des grandes banques ont prévenu néanmoins qu'elles réfléchissaient à déplacer certaines activités et les emplois qui vont avec sur le continent à cause du Brexit. Plusieurs places financières, dont Paris, mais aussi Francfort, Luxembourg, Amsterdam ou encore Dublin, cherchent à attirer une partie de ces transferts.

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2017/02/2117:55
Santé: les remèdes prescrits par Fillon, Macron et Hamon

Hôpitaux, déserts médicaux, prévention, remboursements des prothèses dentaires, auditives et de l'optique: les principaux remèdes présentés mardi par trois postulants à l'Elysée, François Fillon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron.

Hôpitaux

"Très cher", "surchargé"...: l'hôpital va mal. Un constat partagé par les trois candidats, qui divergent toutefois sur les traitements à lui administrer.

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François Fillon (LR) a réitéré sa volonté de supprimer des postes de fonctionnaires, principalement dans les fonctions administratives mais pas chez les soignants.

Le candidat de la droite, qui promet 20 milliards d'euros d'économies sur cinq ans, veut aussi augmenter le temps de travail dans les hôpitaux tout en améliorant les "perspectives de carrière et de salaires".

Pour Benoît Hamon (PS) et Emmanuel Macron (En marche!), il faut revoir le financement de l'hôpital qui repose sur la tarification à l'activité (T2A).

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Le candidat d'En marche! suggère que ce mode de financement soit "plafonné à 50%", tandis que le socialiste évoque l'introduction "d'un financement forfaitaire".

M. Macron promet en outre un "plan d'investissement dans l'hôpital et l'innovation médicale" de 5 milliards d'euros sur cinq ans.

Déserts médicaux

"Tout le monde est d'accord pour lutter contre les déserts médicaux", mais "la solution miracle" reste à trouver comme le rappelle M. Hamon.

Tous disent rejeter les mesures coercitives préférant les incitations notamment financières, qui existent déjà. Ils s'accordent également sur la nécessité de développer les maisons de santé pluridisciplinaires.

M. Fillon et Macron misent aussi sur le développement de la télémédecine.

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Côté étudiants, le candidat des Républicains souhaite régionaliser le numerus clausus (nombre d'étudiants autorisés à accéder à la deuxième année de médecine), quand M. Macron défend la mise en place d'un service sanitaire de trois mois avec le déploiement de 40.000 étudiants dans les entreprises et écoles pour développer la prévention.

S'inspirant "des bonnes pratiques" en vigueur chez les kinés et les pharmaciens, M. Hamon plaide lui pour le non conventionnement des médecins s'installant dans les zones surdotées. Avec le risque pour les patients de ne plus être remboursés par la Sécurité sociale.

Prévention

Dans la bouche de tous les candidats, "la prévention" serait la solution pour améliorer la santé de Français... et donc réaliser des économies.

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Benoît Hamon préconise notamment le "remboursement par la Sécurité sociale d'une activité physique aménagée ou adaptée pour tout malade chronique dès lors qu'un médecin la prescrit".

François Fillon prévoit lui d'instaurer "une consultation de prévention longue et gratuite tous les deux ans, pour tous les Français".

M. Macron dit aussi "miser sur la prévention, pour maintenir un Ondam (l'Objectif national des dépenses d'Assurance maladie, ndlr), qui sert à freiner l'augmentation naturelle des dépenses de santé, à 2,3% sur le quinquennat, synonyme "15 milliards d'euros d'économies".

Prothèses dentaires, auditives et lunettes

Mal remboursés par l'Assurance maladie, ces soins coûteux ont focalisé l'attention des prétendants à l'Elysée.

MM. Macron et Fillon promettent un "reste à charge zéro" d'ici 2022. Si le candidat de la droite assure que "la hausse des cotisations sera maîtrisée" en "contrôlant le coût des prestations", M. Macron exclut lui toute augmentation des tarifs des mutuelles.

Le candidat d'En marche! mise notamment pour les soins dentaires sur une meilleure rémunération des soins de prévention pour les professionnels et une "baisse des coût" grâce à une "plus grande transparence".

Pour y parvenir, il veut également instaurer des "contrats type" de complémentaire afin d'encourager la concurrence.

M. Fillon prévoit quant à lui la mise en place d'une Agence de garantie de la couverture solidaire des dépenses de santé, qui veillera notamment à ce que les cotisations "n'augmentent pas abusivement".

Il vise aussi une prise en charge "à 100%" des lunettes pour enfants "dès 2017" par l'Assurance maladie.

Pour les retraités "les plus modestes", l'ancien Premier ministre a dit également son intention d'augmenter les "aides à l'acquisition d'une complémentaire santé".

Pour sa part, M. Hamon veut "augmenter la part de remboursement de la Sécurité sociale" pour ces soins coûteux et élargir à terme l'ensemble des aides publiques à la complémentaire santé, notamment fiscales, aux fonctionnaires, retraités et étudiants, quitte à envisager "une contribution supplémentaire (...) de la dépense publique".