Fibre: le gendarme des télécoms veut relancer la concurrence
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Avec l’annonce lundi de mesures visant Orange, l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) semble déterminée à rééquilibrer le marché de la fibre en zone dense, sur lequel l’opérateur historique a pris une avance immense.

« L’Arcep avait parlé d’une évolution du cadre réglementaire, mais ce qui s’annonce paraît plus agressif vis-à-vis d’Orange que ce qui a été anticipé, sans être pour autant révolutionnaire », a expliqué à l’AFP Thomas Coudry, analyste télécoms chez Brian, Garnier & Co.

L’Arcep a annoncé lundi une série de mesures visant à durcir la régulation dans le marché de la fibre jusqu’au domicile pour encourager la concurrence dans un secteur où l’opérateur historique est largement dominant.

Orange pourrait devoir vendre à ses concurrents ses capacités en fibre non utilisées, en amont de la connexion aux immeubles, ou être obligé de leur donner accès à ces immeubles « sans barrière de prix à l’entrée », via les infrastructures présentes, notamment les colonnes montantes, qu’il a pu y installer.

La réaction de l’opérateur historique ne s’est pas fait attendre, rappelant les efforts réalisés ces dernières années.

Pierre Louette, le directeur général délégué de l'opérateur Orange, le 17 mars 2015 à Paris

« Nous avons commencé à investir dans la fibre il y a cinq ans et nous n’avons pas dévié depuis. Nous étions tous sur la même ligne de départ, mais chacun a couru à une vitesse différente », a ainsi déclaré à l’AFP Pierre Louette, directeur général délégué de l’opérateur. « Nous ne sommes pas comptables des décisions prises par nos concurrents ».

Or, souligne un fin connaisseur des télécoms français ayant requis l’anonymat, « Orange a moins dépensé que les opérateurs alternatifs réunis » (Bouygues, SFR et Free) mais se retrouve avec 75% de part de marché en valeur.

Pour le directeur général délégué adjoint de Bouygues Telecom, Didier Casas, interrogé par l’AFP, « la vivacité de la réaction d’Orange montre que le régulateur le fait sortir de sa zone de confort, ça s’appelle simplement la concurrence ».

« C’est une intervention nécessaire et légitime de la part du régulateur, sur des éléments factuels et ça va dans le bon sens pour l’investissement », a déclaré pour sa part à l’AFP Maxime Lombardini, le directeur général d’Iliad, la maison mère de Free.

– « Coup de pression » –

D’autant que, comme le rappelle M. Lombardini, Orange s’est réservé l’usage des infrastructures existantes jusqu’en 2009 pendant que ses concurrents devaient ouvrir des tranchées dans les rues, « ce qui explique largement son avance ».

Si, de l’avis de nombre de spécialistes, le déséquilibre est aujourd’hui réel, il n’est cependant pas uniquement lié aux entraves éventuelles posées par Orange.

Tous soulignent en effet que les évolutions suivies par les différents opérateurs, et les changements de stratégie en cours de route, n’avaient pas toujours été anticipées par l’Arcep qui se retrouve désormais face à une situation inattendue de position dominante de l’opérateur historique.

Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, la maison mère de Free, le 10 mars 2016 à Paris

« Ce qui n’a pas été prévu, c’est le changement d’actionnaire chez SFR, qui a connu un ralentissement des investissements, ou l’évolution de la stratégie de Free qui, en devenant opérateur mobile en 2012, doit déployer son réseau et se concentre donc moins sur la fibre », détaille ainsi Omar Bouhali, « Principal » à Analysys Mason.

Reste que les annonces envisagées par le régulateur, sans être négligeables, ne sont pas non plus de nature à bouleverser totalement la situation.

« C’est un coup de pression mis sur Orange, qui ne les arrange pas, certes, mais ce n’est pas pour autant un tremblement de terre pour l’opérateur », assure ainsi M. Coudry.

D’autant que le marché de la fibre, s’il progresse rapidement, reste encore peu important en France, du fait d’une migration qui ne se fait pas encore largement: moins de deux millions de clients pour près de 7 millions de foyers raccordables.

« Il n’y a pas de retard de l’internet en France, il y a une pénétration du très haut débit qui reste basse là où il est disponible car il n’offre pas une différence d’expérience notable aux usagers, sauf en cas de consommation de vidéo », rappelle ainsi Julien Miniconi, analyste télécoms au cabinet Wavestone.

Une pénétration que le régulateur voudrait donc améliorer en s’assurant qu’Orange ne bloque pas des accès à ses concurrents.

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2017/01/0318:27
La SCPI : un placement en or pour la retraite
Courant décembre, le gouvernement a lancé le premier comparateur officiel des prix des maisons de retraite. Celui-ci répertorie près de 7 000 établissements publics et privés. Quel lien avec les SCPI nous direz-vous ? Simplement le fait que le coût d'hébergement en maison de retraite est élevé et qu'il n'est pas toujours aisé de le financer. De plus en plus d'enfants sont d'ailleurs mis à contribution au regard des obligations alimentaires prévues par le Code civil.   Afin d'éviter d'être à la charge de sa descendance si le montant de ses prestations retraite est inférieur au coût mensuel de l'établissement pour personnes âgées dans lequel on est hébergé, il serait judicieux de disposer d'autres revenus, à savoir de revenus du capital.   En l'état actuel de la situation, la meilleure solution pour bénéficier de revenus complémentaires réguliers offrant un rendement confortable réside dans l'achat de parts de sociétés civiles de placement immobilier, les SCPI. En effet, les SCPI de rendement ont rapporté à leurs détenteurs de parts appelés associés, 4,85 % net en 2015, bien loin des 2,27 % offerts par les contrats d'assurance-vie en euro et de la rémunération de l'épargne réglementée (0,75 %).   En outre, le prix des parts a, toujours en moyenne, été cette même année, revalorisé de 1,55 %, ce qui renforce l'attrait de ce placement plébiscité par les Français depuis plusieurs années. Pour mémoire, les SCPI de rendement sont investies en immobilier tertiaire (bureaux, commerces, entrepôts, immobilier logistique, murs d'hôtels et d'établissements de santé, crèches, établissements d'éducation…).   L'avantage de la détention de parts de SCPI réside dans le fait que les associés ne sont confrontés à aucun souci de gestion puisque c'est la société de gestion qui a créé la SCPI dont on détient des parts qui la gère en contrepartie de frais de gestion. Il en découle une forte tranquillité d'esprit, notamment par rapport à la détention d'immobilier en direct.   En outre, contrairement à l'assurance-vie, les parts de SCPI peuvent être acquises à crédit comme tout bien immobilier. D'un point de vue fiscal, les intérêts d'emprunt sont déductibles des revenus perçus. En période de taux historiquement bas, l'effet de levier joue à plein ce qui permet de maximiser la rentabilité de son investissement. Considérés fort logiquement comme des revenus immobiliers, les dividendes perçus sont imposés comme tels.   Il est possible de maximiser son investissement en achetant ses parts de SCPI de rendement en démembrement temporaire de propriété, plus précisément en achetant la nue-propriété, sur une période allant de 3 à 20 ans. Il est d'ailleurs très astucieux de faire coïncider la date de fin du démembrement avec celle de son départ en retraite. Durant toute la durée du démembrement, le nu-propriétaire ne perçoit pas de dividendes et n'est donc pas assujetti à la moindre fiscalité. Mieux, s'il est redevable de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), la valeur de la nue-propriété sera exclue de l'assiette de l'ISF.   Au-delà des avantages offerts par la détention de SCPI de rendement du point de vue de l'ingénierie patrimoniale, il faut également souligner l'attrait de la mutualisation puisque les SCPI diversifient leurs actifs tant d'un point de vue géographique que typologique. Les SCPI les plus importantes en termes de capitalisation dépassent deux milliards d'euros et regroupent plusieurs dizaines de milliers d'associés.   De plus en plus de SCPI investissent également en zone euro afin de profiter d'économies plus dynamiques que la nôtre et de perspectives de plus-values concomitantes.   Une question se pose : Comment choisir les meilleures SCPI ? Le plus simple est de recourir à un professionnel de la question qui réalisera pour vous gratuitement et sans obligation une simulation SCPI afin de vous proposer les SCPI les plus en rapport avec votre profil patrimonial.   Et cela, c'est le métier des consultants de La Centrale des SCPI chargés de trouver pour leurs clients les SCPI de rendement les plus performantes. Au-delà des simples classements SCPI qui ne se fondent généralement que sur le rendement offert l'année précédente, il importe de réaliser une analyse fine du marché permettant de disposer d'une vue globale de la situation.   Si, vous aussi, souhaitez bénéficier de notre expertise unanimement reconnue, le plus simple est de venir nous rencontrer six jours sur sept au sein de notre boutique, la première consacrée exclusivement à ce type de placement et située au 15 rue Saint-Roch, dans le 1er arrondissement de Paris, à proximité des métros Tuileries et Pyramides. Après avoir réalisé votre bilan patrimonial, nous vous proposerons les SCPI les plus en adéquation avec votre profil.   Vous pouvez également nous téléphoner six jours sur sept au 01.44.56.00.23 afin de bénéficier des mêmes services mais à distance, et ce dans l'attente de l'ouverture d'une boutique de notre réseau près de chez vous.   Enfin, sur notre site Internet : www.centraledesscpi.com, vous trouverez toute l'information actualisée vous permettant d'affiner et de compléter votre connaissance des SCPI. Enfin, une fois votre choix de parts SCPI réalisé, vous pourrez souscrire directement en ligne.   Alors, pour ne pas recourir à l'aide de vos enfants lorsque vous serez à la retraite, pensez aux SCPI de rendement.
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2017/01/2419:02
Hausse de 0,8% du chômage en décembre en France

Hausse du nombre de chômeurs en décembre: +26.100 (+0,8%), à 3,47 millions (ministère)

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2017/01/2418:49
Hypermarchés Carrefour: FO dit non au travail dominical

Les syndicats FO des hypermarchés Carrefour se sont prononcés mardi à une large majorité contre le projet d'accord sur le travail le dimanche matin dans les grandes surfaces du groupe, barrant ainsi la voie à toute possibilité d'accord, a-t-on appris auprès de Force ouvrière.

Lors d'une consultation organisée à l'occasion de leur assemblée générale à Nantes, les syndicats FO (majoritaires dans le groupe) ont voté à 85,72% contre le projet d'accord, a indiqué à l'AFP Michel Enguelz, délégué central FO du groupe. FO "ne validera donc pas" ce texte, a-t-il ajouté.

Avançant des raisons économiques face à la concurrence, selon les syndicats, Carrefour avait annoncé fin octobre sa volonté de négocier l'ouverture dominicale de ses hypermarchés, remettant en cause un accord d'entreprise qui, à la différence de concurrents comme Auchan ou Casino, verrouillait les ouvertures dominicales, exception faite des dimanches dits "du maire".

"Aujourd'hui, la société évolue, les clients sont demandeurs" de pouvoir faire leurs courses le dimanche matin, avait fait valoir la direction des hypermarchés Carrefour pour expliquer cette décision.

Elle avait aussi assuré que Carrefour n'entendait pas ouvrir tous ses hypermarchés tous les dimanches matins, même si l'accord devait s'étendre aux 191 hypermarchés Carrefour SAS, représentant quelque 60.000 salariés.

"On a suivi notre tempo, on a consulté" les salariés du groupe, a déclaré M. Enguelz, et pour l'instant, FO "n'est pas prêt à franchir le pas" chez Carrefour. Mais "ce sujet est là, on ne peut pas y échapper", a-t-il dit à propos de l'ouverture dominicale, et la consultation a été l'occasion d'un "débat".

Opposée comme la CGT à ce projet d'accord, la CFDT, qui avait consulté de son côté plus de 10.200 salariés, avait déjà fait part d'un résultat "sans appel" avec "94,51 %" d'entre eux qui se disent hostiles au travail dominical.

Les salariés des hypermarchés se sont mobilisés à plusieurs reprises depuis décembre, à l'appel de la CGT ou de la CFDT, pour protester contre les ouvertures le dimanche matin.

"Pour les salariés concernés qui cumulent déjà des conditions horaires particulièrement atypiques, des bas salaires, des conditions de travail dégradées, la remise en cause du repos dominical va aboutir à encore plus de contraintes, de souffrances, avec la remise en cause de notre modèle de société", avait observé la CGT.

La loi autorise les commerces alimentaires à ouvrir jusqu'à 13H00.

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2017/01/2415:43
Vivarte: du mastodonte de l'habillement français au démantèlement

Vivarte, qui vient d'annoncer les ventes prochaines d'André et de Naf Naf et la suppression de plus de 700 postes à La Halle aux chaussures, fut longtemps un fleuron de l'habillement, avant de sombrer dans une spirale de difficultés commerciales et financières, après des rachats successifs par des fonds.

Vivarte, c'est aujourd'hui environ 4.000 points de vente et 14 marques d'habillement (La Halle, Caroll...) et de chaussures (Besson, San Marina).

Bientôt ce portefeuille diversifié sera notablement amputé, avec la vente annoncée d'André, de Pataugas, Chevignon, Kookaï et Naf Naf.

Cette réduction n'est pas la première que subit le groupe.

En 2008, Vivarte comptabilisait 24 marques et exploitait plus de 5.000 magasins. En 2014, le distributeur employait 22.000 personnes, contre 17.000 aujourd'hui.

La cession prochaine d'André (135 magasins, 786 salariés) fait figure de symbole, Vivarte ayant porté jusqu'en 2001 le nom de Groupe André, et l'enseigne étant à l'origine de la création du groupe.

Le distributeur voit le jour en 1896 à Nancy, lorsque Albert Lévy rachète la Manufacture nancéenne de chaussures, pour fabriquer et commercialiser des souliers bon marché.

En 1903, c'est l'ouverture d'un premier magasin à Paris, bientôt suivie de plusieurs autres, sous l'enseigne "André".

En 1967, le groupe s'internationalise, avec l'ouverture de succursales en Belgique, au Canada, en Italie, en Allemagne.

A partir de 1984, il se diversifie dans l'habillement, avec l'ouverture de La Halle aux vêtements, qui vient s'ajouter à la Halle aux chaussures, crée trois ans plus tôt.

En 1987, le groupe acquiert Pataugas, suivie de Caroll (1988), Creeks, Liberto (1989) et Kookaï (1990).

En 2001, Georges Plassat arrive à la tête du groupe et le renomme Vivarte. Son ambition est alors de doubler la taille du groupe en trois à cinq ans. C'est le début de la course aux ouvertures, avec environ 100 nouveaux magasins chaque année. Les rachats se poursuivent, avec notamment Naf Naf et Chevignon en 2007.

Pour financer ces opérations, Vivarte doit faire entrer des fonds d'investissement dans son capital.

C'est alors qu'arrive la crise de 2008. Cette dernière pousse les consommateurs français à réduire leurs achats d'habillement, tandis que l'arrivée de nouvelles chaînes étrangères de "fast fashion" (H&M, Zara...) donnent un coup de vieux aux enseignes de Vivarte.

Le distributeur fait également face à une dette importante, à la suite de son rachat par le fonds Charterhouse, financé par de l'emprunt.

En 2012, la dette gonfle à 2,8 milliards d'euros. Parallèlement, les ventes reculent: -4,6% en 2011/2012, -1,8% en 2012/2013.

- Quatre PDG en cinq ans -

Le PDG de l'époque, Marc Lelandais, n'a pas d'autre choix que de renégocier la dette. Aux termes d'un accord, celle-ci est réduite de 2 milliards d'euros, et 500 millions d'euros sont injectés dans l'entreprise. En échange, les anciens créanciers (les fonds Oaktree, Alcentra, Babson et GLG) prennent le contrôle du groupe.

Pour tenter de regagner des parts de marché, la direction tente une montée en gamme de La Halle. Un échec, qui coupe la marque de sa clientèle populaire.

En 2015, le chiffre d'affaires du groupe tombe à 2,3 milliards d'euros contre 3,1 milliards trois ans plus tôt.

C'est le début de la valse des PDG: Marc Lelandais est remplacé par Richard Simonin, puis Stéphane Maquaire. A l'automne 2016, c'est Patrick Puy, spécialiste des restructurations, qui prend les rênes du groupe.

Entre-temps, un plan social, touchant principalement La Halle, est annoncé, avec plus de 1.800 postes supprimés. Les enseignes Accessoire Diffusion, Défi Mode, Compagnie vosgienne de la Chaussure sont progressivement cédées. Pataugas, Kookaï et Chevignon sont sur le point sur le point d'être vendues.

La fusion de La Halle et La Halle aux chaussures, couplée à la fermeture de 141 magasins de cette dernière, est également désormais programmée. La vente de Naf Naf vient aussi d'être annoncée.

Les syndicats craignent que l'hémorragie ne s'arrête pas là. Le nom de Caroll, l'une des seules enseignes du groupe à avoir réussi à rajeunir son image et dont la direction vient d'être changée, revient régulièrement.

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2017/01/2415:11
Verizon n'a pas renoncé à racheter le coeur de métier de Yahoo!

L'opérateur téléphonique américain Verizon a indiqué mardi continuer à évaluer l'impact des cyberattaques contre Yahoo! dont il veut racheter le coeur de métier.

Le groupe "continue à travailler avec Yahoo! pour déterminer les conséquences des vols de données", indique-t-il dans un communiqué sans davantage de détails.

Lundi, le groupe internet avait, lui, annoncé un report au deuxième trimestre de l'opération, sur laquelle se sont accumulés de nombreux nuages après la révélation de cyberattaques massives.

C'est au premier trimestre que Verizon comptait initialement avaler ses activités de publicité en ligne et des sites internet comme Yahoo Mail ou Yahoo News, pour lesquelles il avait accepté l'été dernier de payer 4,8 milliards de dollars.

Sauf qu'entretemps, Yahoo! a annoncé en septembre que 500 millions de ses comptes d'utilisateurs avaient été compromis lors d'une cyberattaque remontant à 2014. Et en décembre, il a admis qu'une autre cyberattaque, en 2013 cette fois, avait frappé plus d'un milliard de personnes, soit la quasi-totalité de ses utilisateurs.

Le gendarme boursier américain, la SEC, a ouvert une enquête pour déterminer si Yahoo! a trop tardé à informer les investisseurs, selon des documents boursiers.

Pour beaucoup d'observateurs, cela donne des arguments à Verizon, qui avait prévenu en octobre qu'il ne s'engagerait pas "aveuglément", pour revenir sur l'accord de vente et au moins obtenir une baisse de prix.

En attendant, l'opérateur téléphonique a annoncé mardi des résultats décevants, notamment sur le nombre de ses nouveaux abonnés et le taux de désabonnement.

Le bénéfice net annuel a chuté de 26% à 13,61 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires de 125,98 milliards (-4,3% sur un an).

Au quatrième trimestre, le résultat net a plongé de 16,6% à 4,6 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires de 32,34 milliards.

Le bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du nord, est ressorti à 3,21 dollars sur l'année et à 86 cents sur le trimestre, contre 3,89 dollars et 89 cents attendus en moyenne par les marchés.

En outre, le groupe n'a enregistré que 591.000 nouveaux abonnés mensuels lors des trois derniers mois, alors que les analystes de Factset tablaient sur 726.000 nouveaux abonnés.

Le taux de désabonnements, autre indicateur surveillé de près par les investisseurs, s'est élevé à 1,10% contre 1,05% attendu par les analystes.

A Wall Street, le titre perdait 2,50% à 51,10 dollars vers 12H45 GMT dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de la séance.

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2017/01/2419:02
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2017/01/2418:49
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Les syndicats FO des hypermarchés Carrefour se sont prononcés mardi à une large majorité contre le projet d'accord sur le travail le dimanche matin dans les grandes surfaces du groupe, barrant ainsi la voie à toute possibilité d'accord, a-t-on appris auprès de Force ouvrière.

Lors d'une consultation organisée à l'occasion de leur assemblée générale à Nantes, les syndicats FO (majoritaires dans le groupe) ont voté à 85,72% contre le projet d'accord, a indiqué à l'AFP Michel Enguelz, délégué central FO du groupe. FO "ne validera donc pas" ce texte, a-t-il ajouté.

Avançant des raisons économiques face à la concurrence, selon les syndicats, Carrefour avait annoncé fin octobre sa volonté de négocier l'ouverture dominicale de ses hypermarchés, remettant en cause un accord d'entreprise qui, à la différence de concurrents comme Auchan ou Casino, verrouillait les ouvertures dominicales, exception faite des dimanches dits "du maire".

"Aujourd'hui, la société évolue, les clients sont demandeurs" de pouvoir faire leurs courses le dimanche matin, avait fait valoir la direction des hypermarchés Carrefour pour expliquer cette décision.

Elle avait aussi assuré que Carrefour n'entendait pas ouvrir tous ses hypermarchés tous les dimanches matins, même si l'accord devait s'étendre aux 191 hypermarchés Carrefour SAS, représentant quelque 60.000 salariés.

"On a suivi notre tempo, on a consulté" les salariés du groupe, a déclaré M. Enguelz, et pour l'instant, FO "n'est pas prêt à franchir le pas" chez Carrefour. Mais "ce sujet est là, on ne peut pas y échapper", a-t-il dit à propos de l'ouverture dominicale, et la consultation a été l'occasion d'un "débat".

Opposée comme la CGT à ce projet d'accord, la CFDT, qui avait consulté de son côté plus de 10.200 salariés, avait déjà fait part d'un résultat "sans appel" avec "94,51 %" d'entre eux qui se disent hostiles au travail dominical.

Les salariés des hypermarchés se sont mobilisés à plusieurs reprises depuis décembre, à l'appel de la CGT ou de la CFDT, pour protester contre les ouvertures le dimanche matin.

"Pour les salariés concernés qui cumulent déjà des conditions horaires particulièrement atypiques, des bas salaires, des conditions de travail dégradées, la remise en cause du repos dominical va aboutir à encore plus de contraintes, de souffrances, avec la remise en cause de notre modèle de société", avait observé la CGT.

La loi autorise les commerces alimentaires à ouvrir jusqu'à 13H00.

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2017/01/2415:43
Vivarte: du mastodonte de l'habillement français au démantèlement

Vivarte, qui vient d'annoncer les ventes prochaines d'André et de Naf Naf et la suppression de plus de 700 postes à La Halle aux chaussures, fut longtemps un fleuron de l'habillement, avant de sombrer dans une spirale de difficultés commerciales et financières, après des rachats successifs par des fonds.

Vivarte, c'est aujourd'hui environ 4.000 points de vente et 14 marques d'habillement (La Halle, Caroll...) et de chaussures (Besson, San Marina).

Bientôt ce portefeuille diversifié sera notablement amputé, avec la vente annoncée d'André, de Pataugas, Chevignon, Kookaï et Naf Naf.

Cette réduction n'est pas la première que subit le groupe.

En 2008, Vivarte comptabilisait 24 marques et exploitait plus de 5.000 magasins. En 2014, le distributeur employait 22.000 personnes, contre 17.000 aujourd'hui.

La cession prochaine d'André (135 magasins, 786 salariés) fait figure de symbole, Vivarte ayant porté jusqu'en 2001 le nom de Groupe André, et l'enseigne étant à l'origine de la création du groupe.

Le distributeur voit le jour en 1896 à Nancy, lorsque Albert Lévy rachète la Manufacture nancéenne de chaussures, pour fabriquer et commercialiser des souliers bon marché.

En 1903, c'est l'ouverture d'un premier magasin à Paris, bientôt suivie de plusieurs autres, sous l'enseigne "André".

En 1967, le groupe s'internationalise, avec l'ouverture de succursales en Belgique, au Canada, en Italie, en Allemagne.

A partir de 1984, il se diversifie dans l'habillement, avec l'ouverture de La Halle aux vêtements, qui vient s'ajouter à la Halle aux chaussures, crée trois ans plus tôt.

En 1987, le groupe acquiert Pataugas, suivie de Caroll (1988), Creeks, Liberto (1989) et Kookaï (1990).

En 2001, Georges Plassat arrive à la tête du groupe et le renomme Vivarte. Son ambition est alors de doubler la taille du groupe en trois à cinq ans. C'est le début de la course aux ouvertures, avec environ 100 nouveaux magasins chaque année. Les rachats se poursuivent, avec notamment Naf Naf et Chevignon en 2007.

Pour financer ces opérations, Vivarte doit faire entrer des fonds d'investissement dans son capital.

C'est alors qu'arrive la crise de 2008. Cette dernière pousse les consommateurs français à réduire leurs achats d'habillement, tandis que l'arrivée de nouvelles chaînes étrangères de "fast fashion" (H&M, Zara...) donnent un coup de vieux aux enseignes de Vivarte.

Le distributeur fait également face à une dette importante, à la suite de son rachat par le fonds Charterhouse, financé par de l'emprunt.

En 2012, la dette gonfle à 2,8 milliards d'euros. Parallèlement, les ventes reculent: -4,6% en 2011/2012, -1,8% en 2012/2013.

- Quatre PDG en cinq ans -

Le PDG de l'époque, Marc Lelandais, n'a pas d'autre choix que de renégocier la dette. Aux termes d'un accord, celle-ci est réduite de 2 milliards d'euros, et 500 millions d'euros sont injectés dans l'entreprise. En échange, les anciens créanciers (les fonds Oaktree, Alcentra, Babson et GLG) prennent le contrôle du groupe.

Pour tenter de regagner des parts de marché, la direction tente une montée en gamme de La Halle. Un échec, qui coupe la marque de sa clientèle populaire.

En 2015, le chiffre d'affaires du groupe tombe à 2,3 milliards d'euros contre 3,1 milliards trois ans plus tôt.

C'est le début de la valse des PDG: Marc Lelandais est remplacé par Richard Simonin, puis Stéphane Maquaire. A l'automne 2016, c'est Patrick Puy, spécialiste des restructurations, qui prend les rênes du groupe.

Entre-temps, un plan social, touchant principalement La Halle, est annoncé, avec plus de 1.800 postes supprimés. Les enseignes Accessoire Diffusion, Défi Mode, Compagnie vosgienne de la Chaussure sont progressivement cédées. Pataugas, Kookaï et Chevignon sont sur le point sur le point d'être vendues.

La fusion de La Halle et La Halle aux chaussures, couplée à la fermeture de 141 magasins de cette dernière, est également désormais programmée. La vente de Naf Naf vient aussi d'être annoncée.

Les syndicats craignent que l'hémorragie ne s'arrête pas là. Le nom de Caroll, l'une des seules enseignes du groupe à avoir réussi à rajeunir son image et dont la direction vient d'être changée, revient régulièrement.

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2017/01/2415:11
Verizon n'a pas renoncé à racheter le coeur de métier de Yahoo!

L'opérateur téléphonique américain Verizon a indiqué mardi continuer à évaluer l'impact des cyberattaques contre Yahoo! dont il veut racheter le coeur de métier.

Le groupe "continue à travailler avec Yahoo! pour déterminer les conséquences des vols de données", indique-t-il dans un communiqué sans davantage de détails.

Lundi, le groupe internet avait, lui, annoncé un report au deuxième trimestre de l'opération, sur laquelle se sont accumulés de nombreux nuages après la révélation de cyberattaques massives.

C'est au premier trimestre que Verizon comptait initialement avaler ses activités de publicité en ligne et des sites internet comme Yahoo Mail ou Yahoo News, pour lesquelles il avait accepté l'été dernier de payer 4,8 milliards de dollars.

Sauf qu'entretemps, Yahoo! a annoncé en septembre que 500 millions de ses comptes d'utilisateurs avaient été compromis lors d'une cyberattaque remontant à 2014. Et en décembre, il a admis qu'une autre cyberattaque, en 2013 cette fois, avait frappé plus d'un milliard de personnes, soit la quasi-totalité de ses utilisateurs.

Le gendarme boursier américain, la SEC, a ouvert une enquête pour déterminer si Yahoo! a trop tardé à informer les investisseurs, selon des documents boursiers.

Pour beaucoup d'observateurs, cela donne des arguments à Verizon, qui avait prévenu en octobre qu'il ne s'engagerait pas "aveuglément", pour revenir sur l'accord de vente et au moins obtenir une baisse de prix.

En attendant, l'opérateur téléphonique a annoncé mardi des résultats décevants, notamment sur le nombre de ses nouveaux abonnés et le taux de désabonnement.

Le bénéfice net annuel a chuté de 26% à 13,61 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires de 125,98 milliards (-4,3% sur un an).

Au quatrième trimestre, le résultat net a plongé de 16,6% à 4,6 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires de 32,34 milliards.

Le bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du nord, est ressorti à 3,21 dollars sur l'année et à 86 cents sur le trimestre, contre 3,89 dollars et 89 cents attendus en moyenne par les marchés.

En outre, le groupe n'a enregistré que 591.000 nouveaux abonnés mensuels lors des trois derniers mois, alors que les analystes de Factset tablaient sur 726.000 nouveaux abonnés.

Le taux de désabonnements, autre indicateur surveillé de près par les investisseurs, s'est élevé à 1,10% contre 1,05% attendu par les analystes.

A Wall Street, le titre perdait 2,50% à 51,10 dollars vers 12H45 GMT dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de la séance.