PSA voit ses ventes augmenter en 2016 grâce à l’Iran
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Les ventes mondiales du constructeur automobile PSA ont augmenté de 5,8% en 2016, mais c’est un recul de 2% que le groupe aurait dû annoncer s’il n’avait pu réintégrer dans ses comptes les véhicules fabriqués en Iran sous licence Peugeot.

Les trois marques du groupe – Peugeot, Citroën et DS – ont, pour la première fois depuis 2011, vendu un peu plus de 3 millions de véhicules, dont 233.000 véhicules produits en Iran sous licence Peugeot et réintégrés en 2016 dans les comptes du constructeur, dans la foulée de la levée des sanctions économiques pesant sur ce pays. En 2015, le groupe avait écoulé 2,9 millions de véhicules.

PSA a signé depuis le début de l’année de nouveaux accords de co-entreprise avec ses partenaires historiques iraniens. Ces derniers, pendant quatre ans, avaient continué à assembler des véhicules Peugeot mais le groupe français ne les comptabilisait pas dans ses statistiques.

En 2016, Peugeot, qui représente plus de 60% des ventes du groupe, a vu ses ventes mondiales bondir de 12,27% (-1,36% sans les ventes iraniennes), tandis que Citroën est en recul de 1,72%, et DS chute de 15,98%.

Néanmoins, pour le directeur de la marque Peugeot Jean-Philippe Imparato, interrogé par l’AFP, les ventes iraniennes ne gonflent pas artificiellement les résultats commerciaux du groupe. Elles sont « le résultat du boulot qui a été fait par la marque et la région Moyen Orient-Afrique pour réenclencher un business avec nos collègues en Iran, qui a produit, année un, 233.000 voitures ».

Maxime Picat, directeur Europe du groupe PSA à Genève le 1er mars 2016

Le directeur Europe du groupe PSA Maxime Picat s’est également réjoui, sur BFM Business, de ces « 5,8% de croissance mondiale dont une croissance très significative en Iran ». Rappelant avoir annoncé il y a quatre ans une baisse à deux chiffres des ventes du groupe à cause de ce pays, M. Picat s’est déclaré « ravi de voir de nouveau nos ventes Iran dans nos chiffres sachant que ce n’est qu’une première étape ».

« Nous avons créé deux joint-venture, une pour Peugeot avec Iran Khdro, une pour Citroën avec Saipa, qui vont nous permettre de développer de nouveaux véhicules industrialisés dans le pays donc c’est le début d’une offensive forte en Iran également », a-t-il ajouté.

– Croissance en Europe –

En Europe, principal marché du groupe PSA, 1,9 million de véhicules ont été vendus, soit une hausse de 3,6% par rapport à l’an passé.

« Peugeot, avec une progression de ses ventes de 4,4%, soutient cette croissance », tandis que Citroën, « avec une croissance de 4,3%, enregistre son meilleur volume de ventes depuis cinq ans », souligne le groupe dans un communiqué de presse. En revanche, DS chute de 14,7%.

En Amérique Latine, les ventes du groupe sont en croissance de 17,1% avec 183.900 véhicules. Les parts de marché du groupe augmentent en Argentine (+1,6 point) et au Chili (+1,3 point), détaille PSA.

En revanche, le groupe voit ses ventes reculer de 15,98% en Chine et Asie du Sud-Est, faisant face à un « contexte concurrentiel intense ». De même, « le contexte économique est toujours fortement dégradé, notamment en Russie, et les ventes du Groupe PSA reculent de 12,6% à 10.500 ventes dans un marché en recul de 12,5% », souligne encore le groupe dans son communiqué.

« Tous les produits lancés sont des succès commerciaux sur leurs segments de marché », affirme par ailleurs le constructeur automobile.

Présentation du nouveau SUV Peugeot 3008 au Bourget, le 23 mai 2016

Ainsi, « le nouveau SUV Peugeot 3008 totalise plus de 60.000 commandes en seulement trois mois et dépasse de 70% ses objectifs de commande 2016 fixés avant le lancement », tandis que « la nouvelle CITROËN C3, avec déjà près de 40.000 ventes depuis son lancement en novembre, permet aux ventes de C3 d’enregistrer un bond de 63% au quatrième trimestre ».

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2017/05/2619:14
Opération séduction de la SNCF pour redorer le blason des TGV

Les utilisateurs du TGV auront dès juillet le choix entre l'offre low-cost Ouigo, et l'offre classique, baptisée in-OUI, et pour laquelle la SNCF, qui vise 15 millions de nouveaux passagers grande vitesse d'ici 2020, promet de franchir un "cap de qualité de service".

L'"arme de conquête" de l'opérateur ferroviaire pour séduire ces passagers supplémentaires, explique le président de la SNCF Guillaume Pepy, c'est en premier lieu les TGV low-cost Ouigo, lancés en 2013 et dont la moitié des passagers ne prenaient pas le train auparavant.

Pour atteindre l'objectif "très ambitieux" de 15 millions de nouveaux passagers - il y en a 105 millions actuellement - Ouigo sera beaucoup plus largement déployé sur le réseau à grande vitesse, pour passer de 5 à 25% du trafic TGV. La SNCF estime que les nouveaux clients viendront pour moitié de l'avion, pour moins d'un quart du covoiturage, et le tiers restant n'aurait pas voyagé.

Autre nouveauté pour Ouigo, alors que les départs depuis les gares éloignées des centres-ville étaient l'une des clés de ces TGV low-cost, dans le but de réduire le coût du billet, ils partiront également des gares principales à partir de 2018.

Mais le plus gros changement doit venir de l'offre TGV classique, qui va prendre le nom d'in-OUI et doit "passer un cap de qualité de service".

"Le TGV reste le nom du train et du système, on continuera à dire +je suis dans le TGV+. Ce qu'on fait simplement c'est qu'on baptise un service qui aujourd'hui n'a pas de nom", explique Guillaume Pepy.

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La directrice générale de Voyages SNCF, Rachel Picard, parle d'une "transformation vers le service", avec des agents formés pour "évoluer vers le service, leur faire adopter une nouvelles posture vis-à-vis des voyageurs, qui est plus attentive, plus attentionnée", à bord ou à quai.

- "sans augmentation des prix" -

Le contrôleur qui marmonne un bonjour dans sa barbe, ou la file d'attente en gare pour tenter de prendre le train précédent, tout ça, c'est du passé, et un avenir radieux avec un personnel aux petits soins et un arsenal de services pratiques s'ouvre aux clients des TGV in-OUI, promet l'entreprise ferroviaire.

"Ça se fait par étapes, ça démarre le 2 juillet (avec l'ouverture de la ligne Paris-Bordeaux, NDLR), et ça sera pour 80% terminé fin 2018, et totalement début 2020", a détaillé Guillaume Pepy.

"C'est sans augmentation de prix, il ne s'agit pas d'en faire un produit de luxe", assure encore le président de la SNCF, qui met en avant la baisse de 6% des prix du TGV (hors Ouigo) depuis 2015.

"Sans attendre la concurrence, on veut que le service soit considéré comme le meilleur", a indiqué Guillaume Pepy.

Car c'est là tout l'enjeu de cette "transformation industrielle": la SNCF va perdre son monopole sur les lignes TGV en 2021, et s'emploie donc à redorer son image.

Le groupe public va donc investir 2,5 milliards d'euros d'ici 2020. En plus de l'achat récemment annoncé de nouvelles rames TGV Océane (d'un coût de 1,5 milliard à lui seul), elle a planifié un programme de rénovation des trains, l'installation de portes d'embarquement à quai pour libérer du temps au chef de bord qui n'aura plus à contrôler les passagers, la formation des agents et de nouveaux services numériques, notamment le wifi.

Dans le cadre de cette refonte, le site voyages-sncf va être également repensé pour présenter plus clairement les différentes offres de la SNCF - y compris les autocars Ouibus ou le covoiturage Ouicar -, et rebaptisé "OUI.sncf".

"Notre page de résultats explicitera de façon très claire chacune des offres qui seront proposées (au client) pour qu'il choisisse en toute connaissance de cause", a détaillé le directeur général du site, Franck Gervais.

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2017/05/2618:48
ArcelorMittal privilégié par les administrateurs pour la reprise d'Ilva

Les commissaires chargés de la gestion d'Ilva ont proposé que l'entreprise sidérurgique italienne soit reprise par le géant mondial de l'acier ArcelorMittal associé à l'italien Marcegaglia, a annoncé vendredi Ilva.

Cette proposition d'adjudication a été faite au comité de surveillance du ministère du Développement économique.

Dans un communiqué, Ilva a expliqué que les trois admnistrateurs avaient privilégié l'offre d'ArcelorMittal-Marcegaglia par rapport à celle d'AcciaItalia, en examinant le plan industriel, environnemental ou encore le prix d'acquisition et de location.

Le ministre Carlo Calenda "examinera dans les prochains jours la proposition et prendra sa décision après une rencontre avec les syndicats" mardi, ont annoncé des sources au ministère.

Le dossier sera ensuite examiné par les autorités européennes de la concurrence.

Selon la presse italienne, le montant de l'offre d'ArcelorMittal serait de 1,8 milliard contre 1,2 milliard pour AcciaItalia, qui réunit autour du groupe indien Jindal South West Steel le producteur italien d'aciers spéciaux Arvedi, la Caisse des dépôts italienne et Delfin, la holding de l'homme d'affaires Leonardo Del Vecchio.

ArcelorMittal (85%) et Marcegaglia (15%) ont signé un pré-accord avec la banque italienne Intesa Sanpaolo qui doit se joindre à leur consortium, baptisé Am Investco Italy, une fois l'offre validée.

ArcelorMittal a promis d'investir 2,3 milliards d'euros dans Ilva, en plus du prix d'achat: 1,1 milliard dans l'environnement et 1,2 milliard dans la production industrielle proprement dite (hauts-fourneaux, etc.)

L'aciérie d'Ilva à Tarente (sud) est accusée d'être l'une des plus polluantes d'Europe.

Lourdement endettée et au bord de l'asphyxie financière, Ilva a été placée sous tutelle par l'Etat italien début 2015, puis nationalisée. L'Etat a lancé début 2016 la procédure pour trouver un repreneur.

Rome avait indiqué l'an passé espérer qu'Ilva reste aux mains d'entreprises italiennes. "Nous n'accepterons jamais qu'Ilva soit tué par les lobbys sidérurgiques des autres pays", avait ainsi assuré Matteo Renzi alors qu'il était chef du gouvernement.

ArcelorMittal entend porter la production à quelque 6 millions de tonnes par an d'ici 2018, contre 5,8 millions en 2016, avec les trois hauts-fourneaux actuellement en fonctionnement. A terme, l'objectif est qu'Ilva produise chaque année 9,5 millions de tonnes de produits finis.

ArcelorMittal et Marcegaglia souhaitent développer la gamme de produits offerts, "pour les secteurs de l'automobile, de la construction et de l'énergie".

Le projet comprend la création d'un centre de recherche et développement à Tarente, avec un investissement initial de 10 millions d'euros.

- Emissions polluantes -

Dans un entretien en mars au quotidien Il Corriere della Sera, le patron d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, avait cité trois raisons majeures pour racheter Ilva: le fait que "l'Italie soit le deuxième consommateur européen d'acier", qu'"Ilva soit le plus grand site de production d'acier" en Europe et que "l'Italie importe de l'acier".

AcciaItalia, qui vise à terme 10 millions de tonnes d'acier par an, entend de son côté investir 3 milliards d'euros: un milliard pour l'environnement, un milliard pour la modernisation du site, et un autre milliard pour produire de l'acier avec du gaz.

Le plus important site d'Ilva est l'aciérie de Tarente, qui emploie 11.000 personnes dans une région sinistrée et se trouve au cœur d'un énorme procès. Les experts cités par le parquet évoquent jusqu'à 11.550 morts en sept ans causés par les émissions polluantes.

L'ancien propriétaire d'Ilva, la famille Riva, a passé fin 2016 un pré-accord avec les administrateurs et la justice italienne pour restituer 1,3 milliard d'euros afin de dépolluer et permettre la gestion du site.

Elle a reconnu avoir retardé les travaux de mise aux normes et soustrait de l'argent des comptes et l'avoir caché à l'étranger alors que le groupe était en "situation de crise".

Adriano Riva, le frère du patron du groupe, Emilio, mort en 2014, a signé mercredi les documents pour faire rentrer en Italie l'argent gelé en Suisse dans le cadre de l'enquête.

Le rapatriement de la somme devrait, sauf surprise, être validé mercredi par la justice suisse.

En vertu d'un accord passé avec la justice italienne, Adriano Riva devra effectuer deux ans et demi de prison pour banqueroute, transfert illicite d'argent et escroquerie aux dépens de l'Etat. D'autres membres de la famille Riva, Nicola et Fabio, fils d'Emilio, sont encore en procédure préliminaire.

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2017/05/2616:05
Tati: les élus du personnel demandent un délai pour que les repreneurs relèvent leurs offres

Les représentants des salariés de Tati ont refusé vendredi de se prononcer sur les offres de reprise, jugées trop "basses", et vont demander lundi au tribunal de commerce un délai pour que les repreneurs améliorent leurs offres, a indiqué à l'AFP la CGT, premier syndicat.

Le pôle Agora Distribution (groupe Eram), qui regroupe les enseignes Tati, Fabio Lucci, Gigastore et Degrif'Mania (140 magasins au total), a été placé en redressement judiciaire le 4 mai.

Trois offres de reprise sont sur la table: celle d'un consortium de cinq enseignes (dont la Foir'Fouille) et celle du groupe GPG (Gifi), qui proposent tous deux de reprendre environ 1.300 salariés et respectivement 95 et 120 magasins du groupe Agora (dont 93 détenus en propre et 27 franchisés pour GPG). La troisième offre, émanant de Babou, porte sur 6 magasins.

Les trois comités d'entreprise des sociétés composant le pôle Agora Distribution réunis vendredi pour examiner les offres ont affiché des positions différentes.

Celui de Tati-Lilnat, qui rassemble les magasins Tati et 1.300 des 1.700 salariés du pôle, a "refusé de se prononcer sur les trois offres de reprise" car "on ne veut pas être bradés", a rapporté à l'AFP Nicole Coger, déléguée CGT (46% de cette entité).

En revanche, les CE de Vetura (Fabio Lucci) et d'Agora (pour le siège) ont "donné un avis favorable à l'offre de Gifi", selon Tahar Benslimani (CFDT), la "seule" permettant selon lui "de garder l'enseigne Tati, le siège et la logistique".

Le CE de Tati-Lilnat va demander lundi au tribunal de commerce de laisser un temps supplémentaire pour que les repreneurs améliorent leurs offres, a précisé Nicole Coger (CGT).

Les représentants du personnel souhaitent que les offres soient remontées pour financer le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui prévoit parallèlement près de 300 licenciements, a-t-elle ajouté.

Jugeant les mesures d'accompagnement du PSE très insuffisantes, la CGT ne signera pas le projet d'accord proposé par la direction. Idem pour la CFDT, car "il n'y a rien dedans, Eram a mis zéro euro, c'est honteux", a estimé M. Benslimani, son représentant.

Par ailleurs, l'offre complémentaire de Dépôt Bingo, sous-traitant de Tati, qui a rejoint cette semaine le consortium "ne devrait pas être retenue", car présentée "hors délai", selon la représentante CGT-commerce de Paris Céline Carlen.

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2017/05/2615:37
Confiante, Wall Street se cherche un nouveau moteur

Après avoir progressé sans raison évidente, si ce n'est le passage au second plan de la politique, Wall Street aborde avec confiance une semaine raccourcie et chargée en indicateurs économiques au cours de laquelle elle espère trouver un nouveau moteur.

Depuis le précédent week-end, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a gagné 1,32% à 21.080,28 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 2,08% à 6.210,19 points. L'indice élargi S&P 500 a avancé de 1,43% à 2.415,82 points.

"Tout bien considéré, c'est une semaine impressionnante", s'est étonné Tom Cahill de Ventura Wealth Management.

Wall Street a en effet enchainé les séances de hausse et le Nasdaq comme le S&P 500 ont terminé la semaine sur des records.

Surtout, elle a su résister à quelques inquiétudes sur la croissance chinoise, matérialisées par un abaissement de sa note par l'agence Moody's, et au compte-rendu de la dernière réunion de la Banque centrale américaine (Fed).

Dans ses minutes, la Fed indique qu'un relèvement des taux est pour "bientôt" et qu'elle a l'intention de commencer à réduire "cette année" son portefeuille d'actifs accumulés pendant sa politique exceptionnelle de soutien à l'économie.

Ces signes d'un resserrement monétaire auraient pu effrayer un marché des actions abreuvé depuis des années à la politique accommodante de la Réserve fédérale mais les investisseurs ont été rassurés par son approche progressive.

Le marché anticipe largement une hausse des taux dès la réunion du Comité monétaire de la Fed (FOMC) les 13 et 14 juin prochains, qui serait la deuxième cette année.

- Calme politique relatif -

"Je pense que le marché a bénéficié d'une certaine manière cette semaine du fait que M. Trump ait été à l'étranger, ne tweetant pas et ne réagissant pas à chaque petite nouvelle qui tombe", a ajouté Karl Haeling de LBBW.

La semaine précédente, la Bourse avait été un peu secouée par les soupçons d'entrave à une enquête du FBI pesant sur le président américain, également accusé de s'être montré trop bavard avec les Russes. Vu de Wall Street, ces polémiques ont été mises en sourdine cette semaine par la tournée du président américain au Moyen-Orient et en Europe.

"Le Congrès sera en vacances la semaine prochaine", a signalé M. Haeling, estimant que cela pourrait prolonger ce calme relatif puisqu'il ne devrait pas y avoir d'audition sur le sujet.

Peter Cardillo de First Standard Financial nuançait toutefois: "Avec le retour de M. Trump à Washington... cela pourrait redevenir un facteur".

Dans ce contexte, les analystes revenaient à leurs "vieilles histoires", selon les termes employés par M. Haeling, pour justifier la hausse de la semaine, citant notamment la sous-représentation des actions dans le portefeuille des investisseurs ou encore les résultats des entreprises qui ont été bons au premier trimestre.

"Une fois de plus c'est le consommateur qui sauve la mise", a pour sa part mis en avant Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

D'une part, certains groupes de la distribution comme le revendeur de matériel informatique Best Buy ou le grossiste Costco ont enregistré de bonnes performances mais c'est aussi grâce à la consommation des ménages que la croissance a été revue à la hausse pour le premier trimestre passant de 0,07%, en rythme annualisé et corrigé des variations saisonnières, à 1,2%.

Les investisseurs chercheront confirmation de la bonne santé de l'économie américaine dans les chiffres de l'emploi privé mercredi avant les chiffres officiels et plus complets vendredi.

Au-delà de l'emploi, auquel la Fed est toujours très attentive, les publications de statistiques que ce soit sur la consommation, l'activité dans l'industrie ou encore dans le secteur immobilier ne manqueront pas.

La semaine prochaine sera amputée de la séance de lundi, jour férié aux Etats-unis pour "Mémorial Day" en souvenir des soldats morts au service des forces armées américaines.

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      2017/05/2619:14
      Opération séduction de la SNCF pour redorer le blason des TGV

      Les utilisateurs du TGV auront dès juillet le choix entre l'offre low-cost Ouigo, et l'offre classique, baptisée in-OUI, et pour laquelle la SNCF, qui vise 15 millions de nouveaux passagers grande vitesse d'ici 2020, promet de franchir un "cap de qualité de service".

      L'"arme de conquête" de l'opérateur ferroviaire pour séduire ces passagers supplémentaires, explique le président de la SNCF Guillaume Pepy, c'est en premier lieu les TGV low-cost Ouigo, lancés en 2013 et dont la moitié des passagers ne prenaient pas le train auparavant.

      Pour atteindre l'objectif "très ambitieux" de 15 millions de nouveaux passagers - il y en a 105 millions actuellement - Ouigo sera beaucoup plus largement déployé sur le réseau à grande vitesse, pour passer de 5 à 25% du trafic TGV. La SNCF estime que les nouveaux clients viendront pour moitié de l'avion, pour moins d'un quart du covoiturage, et le tiers restant n'aurait pas voyagé.

      Autre nouveauté pour Ouigo, alors que les départs depuis les gares éloignées des centres-ville étaient l'une des clés de ces TGV low-cost, dans le but de réduire le coût du billet, ils partiront également des gares principales à partir de 2018.

      Mais le plus gros changement doit venir de l'offre TGV classique, qui va prendre le nom d'in-OUI et doit "passer un cap de qualité de service".

      "Le TGV reste le nom du train et du système, on continuera à dire +je suis dans le TGV+. Ce qu'on fait simplement c'est qu'on baptise un service qui aujourd'hui n'a pas de nom", explique Guillaume Pepy.

      #photo1

      La directrice générale de Voyages SNCF, Rachel Picard, parle d'une "transformation vers le service", avec des agents formés pour "évoluer vers le service, leur faire adopter une nouvelles posture vis-à-vis des voyageurs, qui est plus attentive, plus attentionnée", à bord ou à quai.

      - "sans augmentation des prix" -

      Le contrôleur qui marmonne un bonjour dans sa barbe, ou la file d'attente en gare pour tenter de prendre le train précédent, tout ça, c'est du passé, et un avenir radieux avec un personnel aux petits soins et un arsenal de services pratiques s'ouvre aux clients des TGV in-OUI, promet l'entreprise ferroviaire.

      "Ça se fait par étapes, ça démarre le 2 juillet (avec l'ouverture de la ligne Paris-Bordeaux, NDLR), et ça sera pour 80% terminé fin 2018, et totalement début 2020", a détaillé Guillaume Pepy.

      "C'est sans augmentation de prix, il ne s'agit pas d'en faire un produit de luxe", assure encore le président de la SNCF, qui met en avant la baisse de 6% des prix du TGV (hors Ouigo) depuis 2015.

      "Sans attendre la concurrence, on veut que le service soit considéré comme le meilleur", a indiqué Guillaume Pepy.

      Car c'est là tout l'enjeu de cette "transformation industrielle": la SNCF va perdre son monopole sur les lignes TGV en 2021, et s'emploie donc à redorer son image.

      Le groupe public va donc investir 2,5 milliards d'euros d'ici 2020. En plus de l'achat récemment annoncé de nouvelles rames TGV Océane (d'un coût de 1,5 milliard à lui seul), elle a planifié un programme de rénovation des trains, l'installation de portes d'embarquement à quai pour libérer du temps au chef de bord qui n'aura plus à contrôler les passagers, la formation des agents et de nouveaux services numériques, notamment le wifi.

      Dans le cadre de cette refonte, le site voyages-sncf va être également repensé pour présenter plus clairement les différentes offres de la SNCF - y compris les autocars Ouibus ou le covoiturage Ouicar -, et rebaptisé "OUI.sncf".

      "Notre page de résultats explicitera de façon très claire chacune des offres qui seront proposées (au client) pour qu'il choisisse en toute connaissance de cause", a détaillé le directeur général du site, Franck Gervais.

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      2017/05/2618:48
      ArcelorMittal privilégié par les administrateurs pour la reprise d'Ilva

      Les commissaires chargés de la gestion d'Ilva ont proposé que l'entreprise sidérurgique italienne soit reprise par le géant mondial de l'acier ArcelorMittal associé à l'italien Marcegaglia, a annoncé vendredi Ilva.

      Cette proposition d'adjudication a été faite au comité de surveillance du ministère du Développement économique.

      Dans un communiqué, Ilva a expliqué que les trois admnistrateurs avaient privilégié l'offre d'ArcelorMittal-Marcegaglia par rapport à celle d'AcciaItalia, en examinant le plan industriel, environnemental ou encore le prix d'acquisition et de location.

      Le ministre Carlo Calenda "examinera dans les prochains jours la proposition et prendra sa décision après une rencontre avec les syndicats" mardi, ont annoncé des sources au ministère.

      Le dossier sera ensuite examiné par les autorités européennes de la concurrence.

      Selon la presse italienne, le montant de l'offre d'ArcelorMittal serait de 1,8 milliard contre 1,2 milliard pour AcciaItalia, qui réunit autour du groupe indien Jindal South West Steel le producteur italien d'aciers spéciaux Arvedi, la Caisse des dépôts italienne et Delfin, la holding de l'homme d'affaires Leonardo Del Vecchio.

      ArcelorMittal (85%) et Marcegaglia (15%) ont signé un pré-accord avec la banque italienne Intesa Sanpaolo qui doit se joindre à leur consortium, baptisé Am Investco Italy, une fois l'offre validée.

      ArcelorMittal a promis d'investir 2,3 milliards d'euros dans Ilva, en plus du prix d'achat: 1,1 milliard dans l'environnement et 1,2 milliard dans la production industrielle proprement dite (hauts-fourneaux, etc.)

      L'aciérie d'Ilva à Tarente (sud) est accusée d'être l'une des plus polluantes d'Europe.

      Lourdement endettée et au bord de l'asphyxie financière, Ilva a été placée sous tutelle par l'Etat italien début 2015, puis nationalisée. L'Etat a lancé début 2016 la procédure pour trouver un repreneur.

      Rome avait indiqué l'an passé espérer qu'Ilva reste aux mains d'entreprises italiennes. "Nous n'accepterons jamais qu'Ilva soit tué par les lobbys sidérurgiques des autres pays", avait ainsi assuré Matteo Renzi alors qu'il était chef du gouvernement.

      ArcelorMittal entend porter la production à quelque 6 millions de tonnes par an d'ici 2018, contre 5,8 millions en 2016, avec les trois hauts-fourneaux actuellement en fonctionnement. A terme, l'objectif est qu'Ilva produise chaque année 9,5 millions de tonnes de produits finis.

      ArcelorMittal et Marcegaglia souhaitent développer la gamme de produits offerts, "pour les secteurs de l'automobile, de la construction et de l'énergie".

      Le projet comprend la création d'un centre de recherche et développement à Tarente, avec un investissement initial de 10 millions d'euros.

      - Emissions polluantes -

      Dans un entretien en mars au quotidien Il Corriere della Sera, le patron d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, avait cité trois raisons majeures pour racheter Ilva: le fait que "l'Italie soit le deuxième consommateur européen d'acier", qu'"Ilva soit le plus grand site de production d'acier" en Europe et que "l'Italie importe de l'acier".

      AcciaItalia, qui vise à terme 10 millions de tonnes d'acier par an, entend de son côté investir 3 milliards d'euros: un milliard pour l'environnement, un milliard pour la modernisation du site, et un autre milliard pour produire de l'acier avec du gaz.

      Le plus important site d'Ilva est l'aciérie de Tarente, qui emploie 11.000 personnes dans une région sinistrée et se trouve au cœur d'un énorme procès. Les experts cités par le parquet évoquent jusqu'à 11.550 morts en sept ans causés par les émissions polluantes.

      L'ancien propriétaire d'Ilva, la famille Riva, a passé fin 2016 un pré-accord avec les administrateurs et la justice italienne pour restituer 1,3 milliard d'euros afin de dépolluer et permettre la gestion du site.

      Elle a reconnu avoir retardé les travaux de mise aux normes et soustrait de l'argent des comptes et l'avoir caché à l'étranger alors que le groupe était en "situation de crise".

      Adriano Riva, le frère du patron du groupe, Emilio, mort en 2014, a signé mercredi les documents pour faire rentrer en Italie l'argent gelé en Suisse dans le cadre de l'enquête.

      Le rapatriement de la somme devrait, sauf surprise, être validé mercredi par la justice suisse.

      En vertu d'un accord passé avec la justice italienne, Adriano Riva devra effectuer deux ans et demi de prison pour banqueroute, transfert illicite d'argent et escroquerie aux dépens de l'Etat. D'autres membres de la famille Riva, Nicola et Fabio, fils d'Emilio, sont encore en procédure préliminaire.

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      2017/05/2616:05
      Tati: les élus du personnel demandent un délai pour que les repreneurs relèvent leurs offres

      Les représentants des salariés de Tati ont refusé vendredi de se prononcer sur les offres de reprise, jugées trop "basses", et vont demander lundi au tribunal de commerce un délai pour que les repreneurs améliorent leurs offres, a indiqué à l'AFP la CGT, premier syndicat.

      Le pôle Agora Distribution (groupe Eram), qui regroupe les enseignes Tati, Fabio Lucci, Gigastore et Degrif'Mania (140 magasins au total), a été placé en redressement judiciaire le 4 mai.

      Trois offres de reprise sont sur la table: celle d'un consortium de cinq enseignes (dont la Foir'Fouille) et celle du groupe GPG (Gifi), qui proposent tous deux de reprendre environ 1.300 salariés et respectivement 95 et 120 magasins du groupe Agora (dont 93 détenus en propre et 27 franchisés pour GPG). La troisième offre, émanant de Babou, porte sur 6 magasins.

      Les trois comités d'entreprise des sociétés composant le pôle Agora Distribution réunis vendredi pour examiner les offres ont affiché des positions différentes.

      Celui de Tati-Lilnat, qui rassemble les magasins Tati et 1.300 des 1.700 salariés du pôle, a "refusé de se prononcer sur les trois offres de reprise" car "on ne veut pas être bradés", a rapporté à l'AFP Nicole Coger, déléguée CGT (46% de cette entité).

      En revanche, les CE de Vetura (Fabio Lucci) et d'Agora (pour le siège) ont "donné un avis favorable à l'offre de Gifi", selon Tahar Benslimani (CFDT), la "seule" permettant selon lui "de garder l'enseigne Tati, le siège et la logistique".

      Le CE de Tati-Lilnat va demander lundi au tribunal de commerce de laisser un temps supplémentaire pour que les repreneurs améliorent leurs offres, a précisé Nicole Coger (CGT).

      Les représentants du personnel souhaitent que les offres soient remontées pour financer le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui prévoit parallèlement près de 300 licenciements, a-t-elle ajouté.

      Jugeant les mesures d'accompagnement du PSE très insuffisantes, la CGT ne signera pas le projet d'accord proposé par la direction. Idem pour la CFDT, car "il n'y a rien dedans, Eram a mis zéro euro, c'est honteux", a estimé M. Benslimani, son représentant.

      Par ailleurs, l'offre complémentaire de Dépôt Bingo, sous-traitant de Tati, qui a rejoint cette semaine le consortium "ne devrait pas être retenue", car présentée "hors délai", selon la représentante CGT-commerce de Paris Céline Carlen.

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      2017/05/2615:37
      Confiante, Wall Street se cherche un nouveau moteur

      Après avoir progressé sans raison évidente, si ce n'est le passage au second plan de la politique, Wall Street aborde avec confiance une semaine raccourcie et chargée en indicateurs économiques au cours de laquelle elle espère trouver un nouveau moteur.

      Depuis le précédent week-end, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a gagné 1,32% à 21.080,28 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 2,08% à 6.210,19 points. L'indice élargi S&P 500 a avancé de 1,43% à 2.415,82 points.

      "Tout bien considéré, c'est une semaine impressionnante", s'est étonné Tom Cahill de Ventura Wealth Management.

      Wall Street a en effet enchainé les séances de hausse et le Nasdaq comme le S&P 500 ont terminé la semaine sur des records.

      Surtout, elle a su résister à quelques inquiétudes sur la croissance chinoise, matérialisées par un abaissement de sa note par l'agence Moody's, et au compte-rendu de la dernière réunion de la Banque centrale américaine (Fed).

      Dans ses minutes, la Fed indique qu'un relèvement des taux est pour "bientôt" et qu'elle a l'intention de commencer à réduire "cette année" son portefeuille d'actifs accumulés pendant sa politique exceptionnelle de soutien à l'économie.

      Ces signes d'un resserrement monétaire auraient pu effrayer un marché des actions abreuvé depuis des années à la politique accommodante de la Réserve fédérale mais les investisseurs ont été rassurés par son approche progressive.

      Le marché anticipe largement une hausse des taux dès la réunion du Comité monétaire de la Fed (FOMC) les 13 et 14 juin prochains, qui serait la deuxième cette année.

      - Calme politique relatif -

      "Je pense que le marché a bénéficié d'une certaine manière cette semaine du fait que M. Trump ait été à l'étranger, ne tweetant pas et ne réagissant pas à chaque petite nouvelle qui tombe", a ajouté Karl Haeling de LBBW.

      La semaine précédente, la Bourse avait été un peu secouée par les soupçons d'entrave à une enquête du FBI pesant sur le président américain, également accusé de s'être montré trop bavard avec les Russes. Vu de Wall Street, ces polémiques ont été mises en sourdine cette semaine par la tournée du président américain au Moyen-Orient et en Europe.

      "Le Congrès sera en vacances la semaine prochaine", a signalé M. Haeling, estimant que cela pourrait prolonger ce calme relatif puisqu'il ne devrait pas y avoir d'audition sur le sujet.

      Peter Cardillo de First Standard Financial nuançait toutefois: "Avec le retour de M. Trump à Washington... cela pourrait redevenir un facteur".

      Dans ce contexte, les analystes revenaient à leurs "vieilles histoires", selon les termes employés par M. Haeling, pour justifier la hausse de la semaine, citant notamment la sous-représentation des actions dans le portefeuille des investisseurs ou encore les résultats des entreprises qui ont été bons au premier trimestre.

      "Une fois de plus c'est le consommateur qui sauve la mise", a pour sa part mis en avant Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

      D'une part, certains groupes de la distribution comme le revendeur de matériel informatique Best Buy ou le grossiste Costco ont enregistré de bonnes performances mais c'est aussi grâce à la consommation des ménages que la croissance a été revue à la hausse pour le premier trimestre passant de 0,07%, en rythme annualisé et corrigé des variations saisonnières, à 1,2%.

      Les investisseurs chercheront confirmation de la bonne santé de l'économie américaine dans les chiffres de l'emploi privé mercredi avant les chiffres officiels et plus complets vendredi.

      Au-delà de l'emploi, auquel la Fed est toujours très attentive, les publications de statistiques que ce soit sur la consommation, l'activité dans l'industrie ou encore dans le secteur immobilier ne manqueront pas.

      La semaine prochaine sera amputée de la séance de lundi, jour férié aux Etats-unis pour "Mémorial Day" en souvenir des soldats morts au service des forces armées américaines.