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A deux ans de la fin de règne du PDG de Disney, Robert ("Bob") Iger, sa succession est totalement remise en question ...

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2016/04/0504:15
Loi travail: le projet à l'Assemblée, étudiants et lycéens appelés à manifester

Lycéens et étudiants, fers de lance d'un mouvement lancé depuis plus d'un mois, sont à nouveau appelés à descendre dans la rue mardi contre la loi travail, jour où débute l'examen du projet de loi en commission à l'Assemblée nationale.

"On a besoin de monde dans les manifestations de demain (mardi) et samedi". L'appel lancé par William Martinet, président de l'Unef (Union nationale des étudiants de France), est sans équivoque: c'est "surtout le nombre de jeunes qui seront dans la rue cette semaine qui fera bouger les lignes".

Bien que la zone B (Nantes, Rennes, Amiens, Strasbourg, Lille ...) soit en vacances, les étudiants ont maintenu leur mouvement. Des rassemblements se tiendront à Marseille, Grenoble, Toulouse, Strasbourg tandis qu'à Nantes et à Rennes, des "actions coups de poing", sans plus de précision, seront organisées.

La ministre du Travail Myriam El Khomri et le Premier ministre Manuel Valls lors des questions au gouvernement le 30 mars 2016 à l'Assemblée nationale à Paris

Peu de lycées parisiens étaient bloqués mardi matin du fait des lycéens et aucun n'était fermé par décision administrative, quelques heures avant la manifestation contre la loi travail.

Du côté des organisations lycéennes, on dit avoir privilégié ce mardi d'autres formes de mobilisation que les blocages, même si l'entrée de plusieurs établissements, notamment en province, était barrée par l'amoncellement de poubelles et de barrières.

A Paris, on ne comptait mardi en début de matinée qu'une poignée de lycées bloqués, contre une quinzaine, comptabilisée jeudi dernier par la rue de Grenelle.

Manifestation contre la réforme du Code du travail à Paris le 31 mars 2016

La coordination nationale étudiante, qui regroupe les représentants des universités en grève, se réunira place de la Sorbonne à Paris à partir de 10H00 pour choisir les modes d'action. "Déterminés (...) nous nous battrons jusqu'au bout pour obtenir le retrait total et sans négociation de la loi travail", précisent ses représentants.

Le défilé parisien partira à partir de 13H30 de la place de la Bastille dans l'est parisien, en direction de la place de Denfert-Rochereau, au sud de la capitale.

La main tendue par le gouvernement aux organisations de jeunesse en fin de semaine n'a pas calmé les esprits.

- Le gouvernement va-t-il écouter ? -

Le président de l'Unef, William Martinet, à la sortie de Matignon le 11 mars 2016 à Paris

Comment reculer alors que les jeunes n'ont "pas de droits sociaux, pas le RSA parce qu'(ils ont) moins de 25 ans, pas d'allocations chômage (...) et pas de droit à un emploi stable" ?, a demandé William Martinet, qui rappelle que les organisations ont "des contre-propositions". "La question est de savoir si le gouvernement va nous écouter."

Mercredi, les ministres Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale et Enseignement supérieur), Myriam El Khomri (Travail) et Patrick Kanner (Jeunesse) recevront l'Unef, à la pointe du mouvement, avant de faire de mlême avec la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), et les organisations lycéennes (SGL, UNL et Fidl).

"On ne gagne rien à mettre dans la rue ceux, les jeunes en l'occurrence, qui ont fait la victoire de la gauche et de François Hollande en 2012", a rappelé Benjamin Lucas, président du Mouvement des Jeunes socialistes (MJS).

D'autant que la mobilisation, qui a réuni jeudi au côté des syndicats de salariés 390.000 personnes selon les autorités, 1,2 million selon les organisateurs, prend de nouvelles formes. Il y a ainsi des rassemblements de plusieurs centaines de personnes chaque soir place de la République à Paris, à l'appel de "Nuit Debout", mouvement qui rappelle celui des Indignés en Espagne.

En attendant une rencontre promise par le Premier ministre Manuel Valls, mais dont la date n'a pas été précisée, les députés commenceront l'examen en commission des quelques 800 amendements du texte, avant un débat dans l'hémicycle à partir du 3 mai.

Entre autres points sensibles qui seront abordés, figurent la disposition prévoyant "la liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses", et la disposition qui accorde une plus grande importance à la négociation collective au détriment du code du Travail.

L'article sur les motifs de licenciement économique, point de crispation du texte, sera abordé plus tard dans la semaine. Force ouvrière menace de saisir la justice, estimant que le gouvernement n'a pas respecté la procédure de concertation avant la présentation du projet.

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2016/04/0420:59
Walt Disney annonce le départ inattendu de Thomas Staggs, son numéro deux 

Walt Disney a annoncé lundi le départ inattendu de Thomas Staggs, son numéro deux, qui était donné comme le futur patron du géant américain des médias et du divertissement.

M. Staggs quittera ses fonctions de directeur des opérations à compter du 6 mai pour devenir conseiller "spécial" jusqu'à la fin de l'exercice fiscal en cours du PDG Robert Iger, précise le groupe dans un communiqué, ajoutant qu'il va revoir son plan de succession afin de trouver un successeur à M. Iger avant son départ prévu dans deux ans.

"Avec environ deux ans restants avant que M. Iger ne quitte ses fonctions de président du conseil et de directeur général, le conseil de Disney va élargir son processus de succession pour identifier et examiner une liste de candidats solides", explique Disney sans autre explication.

Le groupe ne donne pas les raisons du départ de Thomas Staggs, qui était considéré comme l'héritier de M. Iger après sa promotion au poste de directeur des opérations en février 2015.

M. Staggs, 55 ans, a passé 26 ans chez Disney où il a gravi petit à petit les échelons de la hiérarchie. Il a notamment occupé les postes stratégiques de directeur financier et celui de président des Parcs & Resort dont il est crédité du grand succès.

Il est aussi crédité du rachat pour 7,4 milliards de dollars en 2006 des studios d'animation Pixar qui ont redonné vie à Disney avec des "blockbusters" tels Ratatouille et les sagas Toy Story et Cars notamment.

A Wall Street, le titre Disney perdait 1,70% à 97 dollars dans les échanges électroniques de post-séance vers 21H15 GMT.

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2016/04/0418:39
New York et la Californie ratifient le relèvement du salaire minimum à 15 dollars

Les gouverneurs des Etats de New York et de Californie ont ratifié lundi deux lois portant le salaire minimum horaire à quinze dollars, une réforme saluée par Barack Obama qui a appelé le Congrès à généraliser ces dispositions.

Les textes feront passer graduellement le salaire minimum d'actuellement 9 dollars à New York et 10 en Californie (contre 7,25 au niveau national) à 15 dollars, selon des mécanismes différents en fonction des entreprises et des régions des Etats.

En Californie, 5,6 millions de travailleurs vont bénéficier de la mesure, soit un tiers de la main d'oeuvre de l'Etat, selon des responsables locaux, tandis que dans l'Etat de New York, 2,3 millions de personnes sont concernées.

"C'est une journée importante. Ce n'est pas la fin de la lutte, mais c'est un important pas en avant", a commenté le gouverneur de Californie, Jerry Brown, dans un communiqué.

Dans l'Etat de New York, le texte comprend également l'introduction d'un congé maternité payé de douze semaines, qui sera rémunéré à hauteur des deux tiers du salaire de base.

- "Justice économique" -

La loi fédérale prévoit un congé maternité de douze semaines, mais sans solde.

L'Etat de New York va ainsi devenir le quatrième Etat à se doter d'un congé maternité payé, après la Californie, le Rhode Island et le New Jersey.

Il va beaucoup plus loin que ces trois Etats, dont aucun ne propose plus de six semaines et 60% du salaire de base.

"Personne ne devrait avoir à choisir entre perdre un salaire et s'occuper de sa famille. J'applaudis [Andrew Cuomo] pour avoir fait un grand pas pour le congé maternité payé", a commenté le président des Etats-Unis, Barack Obama, sur Twitter.

"Le Congrès doit maintenant agir pour relever le salaire minimum au niveau fédéral et élargir l'accès au congé maternité payé à tous les Américains", a exhorté le président, dans un communiqué, rappelant qu'il avait appelé à la hausse du revenu minimum national dès 2013.

"New York montre le chemin sur la voie de la justice économique", s'est félicité le gouverneur Andrew Cuomo, dans un communiqué, avant de se rendre à un rassemblement célébrant l'adoption du texte, auquel a assisté la candidate démocrate Hillary Clinton.

L'autre candidat à la primaire démocrate encore en lice, Bernie Sanders, a également salué, dans un communiqué, la ratification de la loi, réclamant la généralisation des deux mesures à l'ensemble du pays.

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2016/04/0418:27
Paradis fiscaux: "au moins 28 banques allemandes" citées dans les "Panama Papers"

Une trentaine de banques allemandes, parmi lesquelles Deutsche Bank et Commerzbank, ont eu recours aux services du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, au coeur d'un vaste scandale d'évasion fiscale, rapporte lundi soir le journal allemand Süddeutsche Zeitung.

"Au moins 28 banques allemandes ont eu recours ces dernières années aux services du cabinet Mossack Fonseca", écrit le quotidien de Munich (sud), membre du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) qui a exploité les 11,5 millions de documents provenant de ce cabinet panaméen et mis au jour le recours aux paradis fiscaux de nombreuses personnalités.

Les documents, d'abord obtenus par la Süddeutsche Zeitung début 2015, ont ensuite été partagés par l'ICIJ entre 370 journalistes de plus de 70 pays.

Selon la Süddeutsche, les banques allemandes ont "créé ou administré chez (Mossack Fonseca) plus 1.200 sociétés écran pour leurs clients".

A elle seule, la Deutsche Bank, première banque allemande, a utilisé "jusqu'en 2007 plus de 400 sociétés offshore", écrit le quotidien, selon lequel "plusieurs milliers d'Allemands ont utilisé les sociétés écran de Mossack Fonseca".

- "Augmenter la pression" -

Parmi les principales autres banques allemandes ayant utilisé les services de Mossack Fonseca figurent Commerzbank, Dresdner Bank ou encore BayernLB.

Des banques régionales ont également fait appel au cabinet panaméen, poursuit la Süddeutsche, sans donner leurs noms.

Le siège de Deutsche Bank à Francfort

Les banques incriminées ont toutefois déclaré avoir "changé ces dernières années leur politique", précise le quotidien. Commerzbank a ainsi déclaré ainsi avoir "changé de cap de façon conséquente" depuis 2008.

Chez Deutsche Bank "nous reconnaissons complètement l'importance de ce problème" et "nous avons amélioré nos procédures d'accueil des clients et de vérification sur les personnes avec qui nous faisons des affaires", avait réagi plus tôt dans la journée la première banque allemande.

L'industriel Siemens, au coeur d'un immense scandale de pots de vin dans les années 2000, est aussi évoqué dans les "Panama Papers".

Selon Süddeutsche Zeitung, l'argent perçu par des cadres du groupe et placés dans des caisses noires en Amérique du Sud n'aurait pas été restitué au groupe. Au lieu de cela, "presque 3 millions d'euros" ont été virés sur des comptes privés en Suisse et aux Bahamas, affirme le journal.

Le siège de Commerzbank à Francfort

Lundi matin, le groupe avait indiqué ne pas avoir encore pris connaissance des documents, mais partait du principe qu'il s'agissait "d'anciens cas connus", avait déclaré à l'AFP un porte-parole.

Berlin espère que les révélations des "Panama Papers" vont donner un coup de collier à la lutte contre le blanchiment et la fraude fiscale.

"Nous espérons que le débat actuel va contribuer à augmenter la pression", a déclaré lundi Martin Jäger, porte-parole du ministre des Finances Wolfgang Schäuble, dont ces sujets sont un cheval de bataille depuis plusieurs années.

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2016/04/0416:53
Bouygues Telecom: l'Etat a joué son rôle légitime d'actionnaire, déclare Macron

Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron a justifié lundi sa fermeté dans les négociations pour une cession de Bouygues Telecom en expliquant que l'Etat avait eu un "rôle légitime" à jouer et que "c'était avant tout une discussion entre entreprises".

"L'État en tant qu'actionnaire d'Orange avait ce rôle légitime d'actionnaire à jouer", a-t-il déclaré au cours d'un déplacement en Isère, après l'échec annoncé vendredi des négociations en vue d'une cession de Bouygues Telecom à Orange.

Mais "c'était une négociation qui se tenait entre plusieurs acteurs privés, plusieurs opérateurs de télécommunication", a-t-il souligné.

"Parfois certaines voix anonymes ont même pu dire qu'il s'agissait de moi", a-t-il indiqué à propos des causes de l'échec des négociation.

"Nous sommes dans un drôle de pays où l'on attend d'un ministre qu'il soit en connivence avec des acteurs et que son rôle ne soit pas de défendre l'intérêt général", s'est-il étonné.

- "Enorme responsabilité" -

Emmanuel Macron, représentant l'État en tant qu'actionnaire de référence d'Orange avec 23%, a pris part aux négociations avec les quatre opérateurs, qui visaient à partager les actifs de la filiale télécom de Bouygues pour aboutir à une transaction acceptable pour l'Autorité de la concurrence.

Bouygues souhaitait entrer au capital d'Orange en obtenant une participation dans l'opérateur historique et une partie en liquidités contre sa filiale.

La position ferme d'Emmanuel Macron sur la valorisation d'Orange, celle de Bouygues Telecom et ses exigences sur la limitation du poids que Bouygues aurait pris dans l'actionnariat recomposé d'Orange, a été citée comme clef dans l'échec des discussions en braquant Martin Bouygues, par plusieurs parties.

M. "Macron porte une énorme responsabilité et a manqué une énorme opportunité" en imposant les conditions qui ont fermé la porte à l'opération, a estimé une source proche du dossier.

Martin Bouygues, PDG du groupe Bouygues, a plutôt accusé à demi-mots Xavier Niel, le patron de Free, de porter la majeure partie de la responsabilité de l'échec, dans une interview au Figaro publiée lundi.

Prenant acte de l'échec de cette tentative de consolidation du secteur, Emmanuel Macron a souligné que l'Etat aura "une vigilance de régulateur pour s'assurer que l'investissement est bien déployé au bon rythme qu'il s'agisse du mobile ou du fixe, que l'emploi est préservé et que les intérêts du consommateur sont bien pris en compte".

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2016/04/0416:07
Anthony Vaccarello nommé directeur artistique de Yves Saint Laurent

Le Belge Anthony Vaccarello a été nommé directeur artistique de la maison de haute couture Yves Saint Laurent, en remplacement de Hedi Slimane, a annoncé lundi la maison-mère Kering.

Le couturier de 36 ans était directeur artistique depuis 2009 de la marque à son nom, après avoir travaillé deux ans pour Fendi, propriété de LVMH. "Avec sa maîtrise des techniques tailleur et la précision de sa coupe, les influences et les références d'Anthony Vaccarello rappellent fortement l'esprit de la maison Yves Saint Laurent", précise le communiqué.

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2016/04/0415:58
Royaume-Uni: discussions sous tension autour de possibles repreneurs de Tata Steel

Les discussions s'intensifiaient lundi pour trouver des repreneurs aux activités de Tata Steel au Royaume-Uni, tandis que les syndicats maintenaient la pression sur un gouvernement accusé d'avoir fermé les yeux sur cette crise historique de la sidérurgie britannique.

Le Royaume-Uni restait sous le choc, cinq jours après l'annonce par le géant indien qu'il envisageait de vendre ses activités britanniques, qui emploient environ 15.000 personnes.

L'ensemble de la filière et sa cinquantaine de milliers de salariés est depuis plongé dans une crise ouverte.

Des médias mettaient en avant l’approfondissement de négociations entre des repreneurs potentiels et Tata Steel, le tout sous l'égide du gouvernement conservateur de David Cameron, qui cherche à redorer son blason dans cette affaire.

Un magnat indien du secteur, Sanjeev Gupta, devait arriver lundi soir au Royaume-Uni. Selon la BBC, il a déjà entamé des discussions préliminaires avec les autorités pour la reprise d'une partie des activités, y compris du site symbole de Port Talbot au Pays de Galles.

M. Gupta a déclaré à la BBC qu'il avait eu des discussions "très encourageantes" avec le gouvernement britannique et assuré qu'il ne voulait "pas supprimer massivement des emplois", évoquant seulement de possibles requalifications.

Photo prise le 17 octobre 2015 de l'usine Tata de Scunthorpe (nord-est de l'Angleterre)

L'entreprise de M. Gupta, Liberty House, spécialisée dans les activités "aval" de la sidérurgie comme la transformation et la distribution, a récemment repris deux petites usines de Tata Steel en Ecosse.

Le quotidien The Guardian assurait pour sa part qu'une firme d'investissement, Greybull Capital, était sur le point de boucler la reprise des activités de "produits longs" de Tata Steel à Scunthorpe, une vaste usine du Lincolnshire (est de l'Angleterre). Dans ce cadre, elle pourrait redonner vie à la marque British Steel, la société nationale de la sidérurgie britannique privatisée à la fin des années 1980 sous Margaret Thatcher.

- Barrières tarifaires européennes -

En première ligne avec Port Talbot (4.000 emplois directs), le Pays de Galles a convoqué en urgence son assemblée, où s'est exprimé le Premier ministre du gouvernement régional, le travailliste Carwyn Jones.

"Si un acheteur ne peut pas être trouvé pendant la période de mise en vente, le gouvernement du Royaume-Uni doit nationaliser l'usine jusqu'à ce qu'un repreneur soit trouvé", a-t-il déclaré, indiquant que le gouvernement régional gallois était prêt à contribuer financièrement.

Il avait aussi reproché auparavant au gouvernement central de Londres de s'être opposé aux efforts de l'Union européenne (UE) pour élever ses barrières tarifaires afin de protéger son acier, particulièrement face aux importations chinoises.

Des employés de l'industrie sidérurgique manifestent à Port Talbot, au Pays de Galles, le 1er avril 2016

"L'Europe pourrait le faire, mais le gouvernement britannique les en a empêchés", a-t-il lancé, reprenant des accusations lancées vendredi, notamment par le lobby européen de l'acier, selon lesquelles Londres aurait laissé sa sidérurgie s'enfoncer dans la crise pour maintenir de bonnes relations avec Pékin.

Le bouillant maire de Londres, Boris Johnson, qui fait campagne pour un départ du Royaume-Uni de l'UE à l'occasion du référendum du 23 juin, a lui-même convenu du fait que "le Royaume-Uni a été un des pays qui ont fait du lobbying contre des taxes" européennes face au dumping.

Dans ce contexte, le gouvernement conservateur promet de faire le maximum pour permettre à l'activité de perdurer, laissant miroiter une incitation financière à d'éventuels repreneurs, tout en se disant peu favorable à une nationalisation.

"Tata va bientôt publier une offre (...). Nous allons aussi offrir un soutien pour conclure (un accord avec) l'acheteur et donner à cette usine sidérurgique un futur viable et de long terme", a expliqué dimanche le ministre aux Entreprises, Sajid Javid, lui-même mis en cause pour s'être absenté en Australie au moment où Tata Steel décidait, à Bombay, d'un pan de l'avenir sidérurgique britannique.

Les syndicats du secteur ont pour leur part réuni leurs représentants de tout le pays lundi dans la capitale afin d'intensifier la pression sur les décideurs.

Le ministre aux Entreprises, Sajid Javid discute avec des employés de l'industrie de l'acier, à  Port Talbot, au Pays de Galles, le 1er avril 2016

"Le gouvernement doit rassurer les clients (des producteurs d'acier), il doit dire clairement à Tata que l'intégrité de l'entreprise doit être maintenue et enfin le gouvernement doit investir dans notre industrie sidérurgique pour lui donner un avenir", a déclaré Roy Rickhuss, secrétaire général du syndicat Community, à l'issue de la réunion.

Le Parti travailliste a aussi appelé à une réunion en urgence de la Chambre des communes, actuellement en pause pascale, mais le pouvoir l'a refusée.

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2016/04/0415:44
Taxis contre VTC: l'Etat s'engage à racheter les licences des taxis qui le souhaitent

Rachat de licences de taxis, amélioration de la formation des chauffeurs, modernisation du secteur des transports: le gouvernement a présenté lundi des mesures immédiates et des pistes de travail pour sortir de la crise qui oppose taxis et VTC depuis plusieurs mois.

Et pour la première fois, le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, retient le principe d'un fonds de garantie pour les taxis, permettant à l'Etat de racheter les licences de taxis volontaires.

Alain Vidalies rencontrait lundi les représentants des chauffeurs de taxis, de VTC, de Loti (transport collectif à la demande) ainsi que des plateformes VTC après plus d'un mois de discussions. Sa feuille de route reprend les propositions du médiateur, Laurent Grandguillaume, formulées le 26 février.

Elle comporte la mise en oeuvre de mesures immédiates et la création de quatre groupes de travail, assortis d'un calendrier.

Parmi les mesures figure la création d'un fonds financé par l'ensemble du secteur, qui doit permettre "le rachat par l'Etat des licences cessibles, pour les chauffeurs de taxis volontaires".

C'était une demande clé des chauffeurs de taxis qui, avec l'arrivée des VTC, voyaient le prix de leur licence chuter, alors même que certains s'étaient lourdement endettés pour l'acquérir.

Ce fonds aura pour objectif de garantir aux chauffeurs de taxis "une valorisation minimum" de leur licence. Il permettra aussi de "fluidifier le marché car les incertitudes actuelles sur son fonctionnement peuvent conduire à bloquer les transactions".

Concrètement, le rachat des licences aboutira "à leur retrait du marché". De nouvelles licences "incessibles et temporaires seront alors redistribuées, a priori payantes", dans des conditions encore à déterminer. Le montant garanti pour chaque licence aura pour référence le prix d'acquisition, corrigé de l'inflation.

"Le financement du fonds se fera par la solidarité au sein du secteur, pour ne pas faire peser ce dispositif sur le contribuable", précise encore la feuille de route.

- Signalétique VTC -

Un chauffeur participe à un mouvement de grève des taxis à Toulouse le 4 avril 2016

Outre le fonds de garantie, les groupes de travail ont pour thèmes le contrôle du secteur, la formation ainsi que la régulation et la gouvernance.

Le contrôle sera encore renforcé dans les prochains mois et la feuille de route prévoit la création d'une "nouvelle cellule centrale", avec des moyens "modernisés" grâce à des supports "plus connectés".

Les VTC seront par ailleurs dotés d'ici la fin de l'année d'une signalétique à part pour "éviter les risques de fraude". Les futurs macarons des VTC seront inamovibles, infalsifiables, mais il sera toujours possible d'occulter son macaron quand un chauffeur ne sera pas en service.

Depuis le début de l'année 14.541 véhicules (taxis, VTC, Loti) ont été contrôlés sur la zone des taxis parisiens et 5.509 infractions ont été constatées, dont 320 délits.

Le match taxis contre VTC

Le groupe de travail "formation" devra lancer d'ici septembre "un tronc commun de formation" pour le secteur.

Pour la régulation, le ministère note qu'il est "fondamental que tout conducteur puisse choisir librement d'adhérer à plusieurs plateformes simultanément", compte tenu du fait qu'elles peuvent "imposer des loyers élevés, ou des tarifs bas".

Alain Vidalies propose aussi la création d'un "observatoire national", qui rendra un rapport annuel, et d'une commission consultative départementale qui sera également une instance disciplinaire pour les contrevenants.

A propos des Loti (transports collectifs), des propositions seront faites d'ici fin juin pour que ce régime "ne soit pas détourné".

Ces annonces interviennent le jour d'une forte mobilisation des taxis à Toulouse, qui a bloqué partiellement la ville.

"Globalement cette feuille de route rentre dans les revendications des chauffeurs de taxis", a déclaré à l'AFP Nordine Dahmane, représentant FO-taxis.

Des chauffeurs de VTC travaillant pour Uber dirigent leur colère contre le Premier  inistre Manuel Valls le 11 février 2016 porte Maillot à Paris

Il a notamment salué la proposition du fonds pour "régler le problème de ceux qui seraient très endettés". "On sera pleinement satisfaits quand on sortira quelque chose de ces groupes de travail, il ne faut pas que cela s'éternise. Il faut tenir le calendrier et y voir plus clair fin juin", a-t-il ajouté.

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2016/04/0415:25
Groupe Bertrand met en vente les restaurants Quick de Belgique et du Luxembourg

Plus de trois mois après le rachat de Quick, le groupe Olivier Bertrand, principal actionnaire de Burger King France, met en vente la centaine de restaurants belges et luxembourgeois de la marque Quick, a-t-on appris de sources concordantes.

La centaine de restaurants Quick belges et luxembourgeois vont "être mis en vente" par le groupe Olivier Bertrand, selon une source proche du dossier, qui précise qu'une "vingtaine de candidats tels que des fonds d'investissements, des grandes familles belges", est aujourd'hui recensée.

Ces restaurants, principalement basés en Belgique, enregistrent "200 millions d'euros de chiffre d'affaires et un Ebitda (excédent brut d'exploitation) de 20 millions d'euros", précise cette source.

La banque Lazard a été mandatée pour l'opération, qui pourrait se concrétiser d'ici à la fin de l'été, selon une autre source proche, qui indique "deux scénarios possibles: soit un acquéreur reprend la marque Quick, ainsi que les restaurants belges et luxembourgeois, soit un investisseur reprend la +masterfranchise+ Burger King pour ces deux pays et rachète ses restaurants Quick avant de les transformer en Burger King".

Fin décembre, le groupe familial français de restauration Olivier Bertrand, connu pour ses brasseries telles que Lipp ou son salon de thé Angelina, avait annoncé le rachat de la chaîne de restauration rapide Quick, s'emparant de 401 restaurants, répartis en France, Belgique, Luxembourg, mais aussi dans les DOM-TOM, en Tunisie, en Turquie et au Maroc.

Groupe Bertrand doit entamer en France un plan de conversion des restaurants Quick sous la bannière américaine Burger King dès la fin du premier semestre 2016, et jusqu'en 2020.

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2016/04/0415:10
Air France clôt la polémique sur le port du voile en Iran

Air France va permettre à son personnel féminin de refuser les rotations Paris-Téhéran, conformément aux souhaits des syndicats qui avaient relayé "l'émoi" suscité par une note interne demandant de se conformer à la loi iranienne sur le voile.

La polémique a émergé en fin de semaine dernière dans les médias mais agite les cabines et cockpits d'Air France "depuis des semaines", rappelle à l'AFP Flore Arrighi de l'Union des navigants de l'aviation civile (Unac).

En cause, un mémo d'Air France dans lequel il est demandé "de mettre un pantalon, une veste longue et surtout d'utiliser le foulard de notre uniforme en le portant en voile à l'arrivée à Téhéran", développe Caroline Rolland, déléguée CGT (non représentatif chez les navigants).

La compagnie tricolore doit rouvrir à partir du 17 avril la liaison Paris-Téhéran, suspendue depuis 2008 à la suite de sanctions internationales contre l'Iran.

Or, la loi iranienne "impose le port d'un voile couvrant les cheveux, dans les lieux publics, à toutes les femmes présentes sur son territoire", s'était défendue Air France samedi, évoquant une obligation "qui ne s'applique pas durant le vol" et est "respectée par toutes les compagnies" internationales desservant le pays.

L'explication n'avait pas convaincu les syndicats. L'Unac avait fait part de "l'émoi suscité par les contraintes imposées par les autorités locales", tandis que le SNPNC et l'Unsa PNC avaient dénoncé "une atteinte à la liberté de conscience et aux libertés individuelles", ainsi qu'à "la liberté de la femme".

Une hôtesse d'Air France le 7 mai 2014 à Shanghai

Ils réclamaient la mise en place du "nolontariat", c'est-à-dire la possibilité de se déclarer "non-volontaires" sur les vols entre Paris et Téhéran.

Air France a finalement accédé à leurs doléances lundi. Son DRH, Gilles Gateau, a reconnu sur Europe 1 que la compagnie faisait face à "un problème particulier" sur cette ligne et a annoncé la mise en place d'"un dispositif d'exception".

"Quand une hôtesse, ou une pilote, sera affectée sur un vol à destination de Téhéran, Air France lui donnera la possibilité de se désister et d'être affectée sur un autre vol. Chacune devra indiquer au préalable son refus de porter le foulard, suivant une procédure qui leur sera précisée", a confirmé Air France dans un communiqué.

- Téhéran, une exception -

"On est tout à fait satisfait de cette décision", même si "on reste très vigilant sur son application", a réagi Mme Arrighi.

Un "refus de vol des hôtesses sera sans conséquence" sur leur rémunération, il ne sera pas inscrit dans leur dossier personnel et il n'entraînera "pas de déstabilisation de leur planning", a-t-elle ajouté.

Le SNPNC s'est aussi montré "satisfait", tout en regrettant que l'entreprise ait pris cette décision tardivement, sous la pression médiatique.

"Ce système préserve les intérêts économiques de l'entreprise et la conformité aux lois du pays de destination tout en respectant la liberté de conscience du personnel navigant", a réagi de son côté la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol.

En pratique, la direction contactera les hôtesses déjà inscrites sur les vols prévus en avril vers Téhéran, pour savoir si elles souhaitent une réaffectation. A partir de mai, les personnels refusant d'aller en Iran devront se faire connaître, précise Christophe Pillet (SNPNC).

L'ancien conseiller aux Affaires sociales de Manuel Valls, Gilles Gateau, aujourd'hui directeur des ressources humaines d'Air France, à l'Elysée à Paris le 10 juin 2014

Selon lui, la procédure d'exception mise en place à Téhéran n'aura pas vocation à être adoptée ailleurs, puisque la capitale iranienne est "la seule escale Air France qui impose le port du foulard".

M. Gateau l'a d'ailleurs rappelé: pour les autres destinations desservies par le groupe Air France-KLM, "ça ne peut pas reposer dans tous les cas sur des volontariats", y compris vers l'Arabie Saoudite où "il n'y a jamais eu une difficulté de (ce) type".

Dans ce pays, "il y a une tolérance vis-à-vis des visiteuses étrangères", explique Mme Arrighi. "On peut débarquer de l'avion en robe et la tête découverte jusqu'à l'hôtel", et si on veut sortir ensuite, "l'obligation s'impose à nous mais c'est un choix".