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L'opérateur français de transports en commun Transdev a mis en doute lundi la volonté du secrétaire d'Etat aux Transp...

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2016/04/0410:32
Fusion entre les compagnies Alaska Air et Virgin America

La compagnie aérienne américaine Alaska Air va acquérir Virgin America, valorisée 4 milliards de dollars, créant ainsi la cinquième compagnie aérienne aux Etats-Unis, ont annoncé les deux groupes lundi.

Cette transaction se fera à un cours de 57 dollars par action de Virgin America, ce qui porte sa valorisation à 4 milliards de dollars compte-tenu de sa dette et de la valeur de sa flotte.

Vendredi à la clôture, le titre Virgin s'échangeait à 38,56 dollars. Lundi, il prenait près de 42% à 55,22 dollars, se rapprochant du prix de l'offre.

Le nouveau groupe issu de ce rapprochement va permettre de créer la première compagnie aérienne de la côte ouest des Etats-Unis, avec 1.200 départs quotidiens pour un total de plus de 175.000 passagers, ont affirmé les deux transporteurs.

Il concentrera ses activités sur la côte ouest, de la Californie à l'Alaska, avec des liaisons au départ de Seattle, San Fransisco et Los Angeles, et visera à augmenter celles vers la côte est, principalement Washington et New York.

- Coup aux ambitions de Richard Branson -

Cette fusion met fin à un bras de fer entre JetBlue et Alaska qui cherchent à augmenter leur taille pour rivaliser avec les "big four" - Southwest Airlines, United Airlines, Delta Air Lines et American Airlines. Ces quatre compagnies se partagent le marché aérien régional aux Etats-Unis.

Elle porte en outre un coup aux ambitions dans le ciel américain de l'homme d'affaires britannique Richard Branson, qui avait fondé Virgin America en 2007 et espérait bousculer la hiérarchie avec l'aide du boom des prix du kérosène.

"En 2007, quand la compagnie est entrée en service, 60% de l'industrie était déjà consolidée. Aujourd'hui, les quatre principales compagnies aériennes contrôlent plus de 80% du marché américain. La consolidation est malheureusement une tendance qui ne peut être stoppée" a reconnu lundi M. Branson.

Le milliardaire, dont la principale société, Virgin Group, est basée à Londres, était par ailleurs limité par la législation américaine qui interdit à un étranger de détenir plus de 25% d'une compagnie aérienne opérant aux Etats-Unis.

Cette règle avait forcé Richard Branson à introduire en Bourse Virgin America en novembre 2014. Au terme de cette opération, l'homme d'affaires et le fonds américain Cyrus Capital Partners détenaient ainsi ensemble 54% du capital.

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2016/04/0409:33
Des viticulteurs de l'Aude vident des cuves de vin espagnol à la frontière

Plus d'une centaine de viticulteurs ont installé lundi un barrage filtrant au péage du Boulou (Pyrénées-Orientales), à une dizaine de km de la frontière franco-espagnole, déversant du vin pour dénoncer les importations à bas prix en provenance des pays du sud, a constaté un photographe de l'AFP.

Les viticulteurs, partis du département voisin de l'Aude et rejoints par une quinzaine de vignerons des Pyrénées-Orientales, bloquaient les camions-citernes espagnols contenant du vin, en vidaient partiellement ou totalement les cuves sur le tarmac.

Les citernes de deux camions ont ainsi été déversées, créant une rivière de vin sur l'autoroute. Trois autres camions ont pu repartir avec les cuves à moitié vides, avec l'inscription "vin non conforme" tracée sur la remorque.

Des viticulteurs ont ouvert le robinet d'un camion-citerne espagnol créant une rivière de vin sur l'autoroute à Boulou (Pyrénées-Orientales), à une dizaine de km de la frontière franco-espagnole, le 4 avril 2016

"On protège notre production" contre la concurrence de vins à bas prix venus d'Espagne et d'Italie, a déclaré à l'AFP Frédéric Rouanet, président du syndicat des vignerons de l'Aude, soulignant que ce type d'opération, dont c'était la première lundi matin, devrait se multiplier dans les prochaines semaines.

Les petits producteurs du Languedoc-Roussillon subissent de plein fouet "un record historique" d'importations sur le sol français de vins à 32 euros l'hectolitre contre 78 euros pour le vrac dans l'Aude: 7,2 millions d'hectolitres ont ainsi été importés en 2015, dont 5,6 d'Espagne, selon les chiffres de M. Rouanet.

"On protège notre prix", a ajouté le président des vignerons de l'Aude, sinon "ça va entraîner une dégringolade de notre production".

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2016/04/0409:20
Voile en Iran: Air France propose un "dispositif d'exception" pour ses hôtesses et femmes pilotes

Air France va instaurer "un dispositif d'exception" pour remplacer les hôtesses et femmes pilotes qui ne voudront pas effectuer la liaison Paris-Téhéran afin de ne pas être obligées de porter le voile à la descente de l'avion, a indiqué lundi Gilles Gateau, DRH de la compagnie aérienne.

La direction d'Air France doit rencontrer les syndicats lundi après-midi pour "leur présenter le dispositif d'exception que nous allons mettre en place, qui permettra que toute femme qui serait affectée sur le vol Paris-Téhéran et qui, pour des raisons de choix personnels, refuserait de porter le foulard à la sortie de l'avion, serait réaffectée sur un autre vol, sur une autre destination, donc ne serait pas dans l'obligation de faire ce vol sur Téhéran", a déclaré M. Gateau sur Europe1.

Air France va rouvrir à partir du 17 avril la liaison Paris-Téhéran, suspendue depuis 2008 à la suite de sanctions internationales contre l'Iran.

En interne, une polémique est apparue après l'envoi d'un mémo de la direction "où on nous demande de mettre un pantalon, une veste longue et surtout d'utiliser le foulard de notre uniforme en le portant en voile à l'arrivée à Téhéran", a expliqué à l'AFP Caroline Rolland, déléguée CGT (non représentatif chez les navigants).

"Ce n'est pas Air France qui décide en cette matière", a justifié M. Gateau, rappelant que les "équipages sont évidemment tenus de respecter la loi du pays dans lequel ils se trouvent".

"Le principe, à Air France comme sur toutes les compagnies, c'est que les personnels navigants ne choisissent pas leur destination. Ceci dit, là, on voit bien qu'il y a un problème particulier, une sensibilité particulière", a-t-il reconnu, ajoutant avoir "été à l'écoute des ces femmes et de cette sensibilité".

"Ca fait des semaines qu'on les alerte, mais il a fallu le battage médiatique pour que ça bouge", a affirmé à l'AFP Flore Arrighi, présidente de l'Union des navigants de l'aviation civile (Unac) d'Air France.

Le syndicat réclame la mise en place du "volontariat" (avec une liste de non-volontaires), c'est-à-dire la possibilité pour les personnels de "refuser cette mission sans conséquence sur leur planning, leur rémunération ou dans leurs dossiers professionnels", explique-t-elle.

D'après l'Unac, c'est "une procédure que l'entreprise connaît bien" pour l'avoir mise en place à Conakry à l'époque du risque Ebola, ou à Tokyo après l'accident nucléaire de Fukushima.

Cela sera le cas vers l'Iran, puisque "le personnel féminin qui se voit heurté par le port du foulard, pour raison personnelle" sera retiré des vols Paris-Téhéran "sans aucune conséquence sur la rémunération", a assuré un porte-parole du groupe à l'AFP.

En revanche, pour les autres destinations desservies par Air France, "ça ne peut pas reposer dans tous les cas sur des volontariats", y compris vers l'Arabie Saoudite où "il n'y a jamais eu une difficulté de (ce) type", a souligné M. Gateau.

Par ailleurs, le syndicat d'hôtesses et stewards SNPNC Air France a jugé "surprenant que le DRH aille s'exprimer" à la radio "quelques minutes" avant de recevoir les syndicats.

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2016/04/0409:11
Paradis fiscaux: Hollande promet des "enquêtes" du fisc et des "procédures judiciaires"

François Hollande a assuré lundi que les révélations sur le scandale d'évasion fiscale des "Panama papers" donneraient lieu en France à des "enquêtes" fiscales et des "procédures judiciaires".

"Toutes les informations qui seront livrées donneront lieu à des enquêtes des services fiscaux et à des procédures judiciaires", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une visite d'entreprise à Boulogne-Billancourt. Il a par ailleurs remercié les "lanceurs d'alerte et la presse" pour ces révélations qui vont, selon lui, permettre de nouvelles "rentrées fiscales".

"Ce que je peux vous assurer, c'est qu'à mesure que les informations seront connues, toutes les enquêtes seront diligentées, toutes les procédures seront instruites et les procès éventuellement auront lieu", a assuré François Hollande.

"Si je peux dire, c'est une bonne nouvelle que nous ayons connaissance de ces révélations parce que ça va nous faire encore des rentrées fiscales de la part de ceux qui ont fraudé", a affirmé le président. Il a souligné que "rien que pour l'année 2015, 20 milliards d'euros ont été notifiés à ceux qui avaient fraudé" et que sur ces 20 milliards, l'Etat avait "déjà repris 12 milliards d'euros".

"Donc je remercie les lanceurs d'alerte, je remercie la presse qui s'est mobilisée et je ne doute pas que nos enquêteurs sont tout à fait prêts à étudier ces dossiers et ces cas, pour le bien d'abord de ce qu'on peut penser être la morale, et aussi pour le bien de nos finances publiques", a-t-il poursuivi.

- "Intransigeance" -

"C'est grâce à un lanceur d'alerte que nous avons maintenant ces informations. Ces lanceurs d'alerte font un travail utile pour la communauté internationale, ils prennent des risques, il doivent être protégés", a encore dit le chef de l'Etat.

Dans un communiqué, Bercy a souligné que le projet de loi relatif à la transparence de la vie économique, présenté la semaine dernière en Conseil des ministres, garantissait "un statut et une protection des lanceurs d'alerte".

Le Premier ministre, Manuel Valls, a pour sa part réagi sur Twitter : "Intransigeance de la France dans la lutte contre l’évasion fiscale et pour la transparence financière. À Panama, comme partout ailleurs."

Le ministère des Finances a par ailleurs confirmé que la France solliciterait "la transmission du fichier +Panama Papers+" et qu'elle serait ensuite en mesure de "redresser les impôts éludés et d'appliquer les pénalités, et notamment pour la détention de comptes non déclarés à l'étranger ou de sociétés écran permettant d'échapper à l'impôt qui serait normalement dû à la France".

La justice pénale pourra par ailleurs être "saisie d'affaires de blanchiment de fraude fiscale", ajoute Bercy.

Une enquête internationale réalisée par plus de 100 journaux sur quelque 11,5 millions de documents a révélé dimanche des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan, parmi lesquels le cercle rapproché du président russe Vladimir Poutine, ou encore les footballeurs Michel Platini et Lionel Messi.

Ces documents, regroupés sous la dénomination "Panama papers" proviennent du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca.

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2016/04/0409:03
Paradis fiscaux/Pakistan: la famille du Premier ministre se défend d'actes illégaux

La famille du Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, mise en cause dans une enquête planétaire sur les paradis fiscaux, a assuré lundi n'avoir rien fait d'illégal en confiant ses biens à des compagnies offshore.

L'enquête, basée sur 11,5 millions de documents baptisés "Panama papers", émanant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, montre comment certains puissants ont dissimulé leurs biens dans des paradis fiscaux.

Parmi les personnes citées figurent trois des quatre enfants de Nawaz Sharif -- sa fille Maryam, pressentie comme son successeur, et ses fils Hasan et Hussain, propriétaires de biens immobiliers à Londres par le biais de compagnies offshore gérées par le cabinet.

Hussain Sharif, le fils du Premier ministre, a assuré à la chaîne de télévision Geo que sa famille n'avait "rien fait de mal".

"Nawaz Sharif n'est propriétaire d'aucune compagnie, mais voir des compagnies au nom de ses enfants soulève des questions", souligne Umar Cheema, du Centre indépendant pour le journalisme d'investigation au Pakistan (CIRP).

Le CIRP est l'un des partenaires du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), qui a passé des mois à exploiter ces documents issus d'une fuite majeure, jusqu'à leur publication dimanche.

"Notre rapport a identifié plus de 200 Pakistanais, dont des avocats, des députés, et des représentants du pouvoir judiciaire", a-t-il indiqué.

"Ces appartements sont à nous, et ces compagnies offshore aussi nous appartiennent", a déclaré le fils du Premier ministre. "Il n'y a rien de mal à cela, je ne les ai jamais cachés, et je n'ai pas besoin de le faire".

"En vertu du droit britannique et de celui d'autres pays, c'est une façon légale d'éviter de payer trop d'impôts via des compagnies offshore", a-t-il ajouté.

N'étant plus résident du Pakistan qu'il a quitté en 1992, Hussain Sharif n'est "pas tenu de déclarer (ses) biens" en vertu de la loi pakistanaise, a-t-il souligné, se disant prêt à se présenter "volontairement devant (...) toute institution judiciaire et d'enquête au Pakistan".

Le bureau de M. Sharif, contacté par l'AFP, n'a pas réagi.

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2016/04/0408:39
Le Premier ministre islandais dans la tourmente des "Panama papers"

Le jeune Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson se retrouve dans la tourmente des "Panama papers", enquête journalistique qui révèle ses avoirs dans un paradis fiscal, et qui pourrait provoquer sa chute.

Selon des documents publiés par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), M. Gunnlaugsson, 41 ans, a possédé avec sa femme une société dans les îles Vierges britanniques, jusqu'à lui céder ses parts fin 2009 pour un dollar symbolique.

Quand il a été élu député pour la première fois en avril 2009, il a omis cette participation dans sa déclaration de patrimoine.

L'affaire est extrêmement sensible dans un pays marqué par les excès des années 2000, où un secteur financier euphorique et ses dirigeants et cadres usaient et abusaient des sociétés écrans.

La défense du chef de gouvernement est simple: lui n'a jamais caché d'argent à l'étranger, et sa femme est en règle avec le fisc islandais. "Elle n'a jamais utilisé de paradis fiscal, et on ne peut pas dire non plus que sa société est une société offshore dans le sens où elle paierait des impôts à l'étranger plutôt qu'en Islande", a-t-il écrit sur son site internet.

Il s'est montré très mal à l'aise lors d'un entretien avec la télévision suédoise SVT, préférant quitter la pièce quand les questions sont devenues pressantes. "On rend suspect quelque chose qui ne l'est pas", s'est-il agacé.

Fils de député et à l'origine journaliste, M. Gunnlaugsson était censé incarner une rupture avec la classe politique, y compris celle de son parti, qui avait fermé les yeux sur la frénésie d'expansion des banques islandaises. Celle-ci s'est terminée par une crise financière historique, une récession, et un sauvetage du Fonds monétaire international.

L'épouse du Premier ministre, Anna Sigurlaug Palsdottir, 41 ans également, est la fille d'un homme d'affaires qui a fait fortune en étant concessionnaire des voitures Toyota dans le pays.

Le 15 mars, c'est elle-même qui avait rendu publique sur Facebook l'existence de la société que le couple a créée en 2007, appelée Wintris, pour gérer la fortune dont elle a hérité. Elle y expliquait qu'avec l'aide du cabinet de conseil KPMG, elle avait fait en sorte de payer tous ses impôts en Islande.

- Manifestations -

Depuis, l'opposition réfléchit au dépôt d'une motion de défiance, qui selon toute vraisemblance devrait être soumise au vote dans la semaine.

L'opposition de gauche devrait certainement la voter, tandis que le parti du chef de gouvernement, le Parti du progrès, devrait s'y opposer. Dans ce cas, le sort du gouvernement serait donc décidé par la deuxième formation de la coalition gouvernementale, le Parti de l'indépendance (droite).

Que M. Gunnlaugsson se soit rendu coupable d'évasion fiscale reste à prouver. Mais politiquement, sa position est devenue intenable.

"Le Premier ministre doit immédiatement démissionner" car il "a fait preuve de sa méfiance envers la monnaie et l'économie islandaises en plaçant son argent dans un paradis fiscal", a lancé dimanche soir l'ancienne chef de gouvernement, la sociale-démocrate Johanna Sigurdardottir.

Plus gênant peut-être: Wintris a détenu des créances auprès des banques islandaises en faillite. Or M. Gunnlaugsson a percé en politique après avoir mené un mouvement de fronde, couronné de succès, contre les conditions drastiques auxquelles l'Islande était censée rembourser d'autres pays lésés par la faillite de ces banques.

"C'est triste que ce qui veulent et affirment montrer l'exemple disent que le fondement c'est de croire en l'Islande, et ensuite décider qu'il vaut mieux placer leur argent ailleurs", a commenté l'historien et intellectuel Gudni Johannesson auprès de la télévision publique RUV.

La commission constitutionnelle du Parlement devrait se réunir lundi dans la journée, d'après la RUV.

Des manifestations sont prévues dans la semaine, la première lundi en fin de journée.

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2016/04/0408:30
Paradis fiscaux/Pérou: deux soutiens financiers de K. Fujimori mis en cause dans l'affaire Mossack Fonseca

Keiko Fujimori, candidate favorite à l'élection présidentielle du 10 avril au Pérou, compte parmi ses soutiens financiers deux personnalités mises en cause par l'enquête réalisée par une centaine de journaux à travers le monde sur des avoirs cachés dans les paradis fiscaux, selon un site péruvien.

Il s'agit de Jorge Javier Yoshiyama Sasaki et Sil Yok Lee, a indiqué le site d'information en ligne Ojo Público, membre du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) qui a fait éclater le scandale dimanche.

Quelque 370 journalistes de plus de 70 pays ont participé à cette enquête faite à partir de millions de documents, regroupés sous la dénomination "Panama papers", provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca.

Selon Ojo Público, Jorge Javier Yoshiyama "a prêté son nom" pour que la filiale de Mossack Fonseca à Lima ouvre, en 2010, une société écran aux Seychelles, et l'a choisi comme mandataire d'une autre dans les Iles Vierges britanniques.

M. Yoshiyama et son épouse ont donné de manière légale 380.000 sols (près de 100.000 euros) pour la campagne électorale de Mme Fujimori de 2011 ainsi que pour l'actuelle.

De son côté, Sil Yok Lee a été nommée par Mossack Fonseca, qui opère depuis 15 ans au Pérou, mandataire d'une société offshore dans les Caraïbes. Elle a contribué à hauteur de 138.000 sols (environ 36.000 euros) aux dépenses électorales de Mme Fujimori, ajoute le site péruvien.

Mme Fujimori est la fille de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000) condamné pour corruption et crime contre l'humanité. Le mois dernier elle avait été soupçonnée d'avoir versé de l'argent lors d'une étape de sa campagne, ce qui est interdit par une nouvelle loi, avant d'être mise hors de cause par la justice électorale péruvienne.

Par ailleurs, Ojo Público évoque la plus grande société forestière du Pérou, Maderera Bozovich, dirigée par Drago e Ivo Bozovich, et la création de dix sociétés offshore avec l'appui de Mossack Fonseca.

Trois grands chefs cuisiniers péruviens sont également cités pour avoir placé leur argent dans des paradis fiscaux grâce au cabinet panaméen: Jaime Pesaque, Rafael Osterling et Christian Bravo.

Le patron du cabinet d'avocats Mossack Fonseca, Ramon Fonseca Mora, a estimé dimanche que la divulgation de ses documents, impliquant une centaine de responsables politiques ou personnalités de premier plan, était un "crime" et une "attaque" contre le Panama.

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2016/04/0407:33
Les valeurs télécoms dégringolent après l'échec des négociations entre Orange et Bouygues

Les titres du secteur des télécoms dégringolaient lundi matin à la Bourse de Paris, accusant le coup après l'échec des négociations en vue du rapprochement entre les opérateurs Orange et Bouygues Telecom.

A 10H39 (08H39 GMT), Bouygues décrochait de 14,51% à 30,04 euros, Iliad (maison mère de Free) de 13,18% à 194,30 euros, Numericable-SFR de 13,66% à 31,48 euros et Orange plongeait de 5,26% à 14,59 euros, dans un marché en hausse de 0,42%.

"La réaction du marché est disproportionnée", juge Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez HPC, alors que les titres ont plongé dès l'ouverture de la place parisienne, tirant le marché vers le bas.

"Il y avait beaucoup d'attentes autour des négociations entre les quatre opérateurs", rappelle-t-il, soulignant que "les quatre parties avaient intérêt à conclure".

La consolidation du secteur français des télécoms "semble être un rêve inaccessible", remarque pour sa part RBC Capital Markets.

Les négociations acharnées menées par Orange n'auront pas suffi pour déboucher sur un accord de rachat de Bouygues Telecom. Sa maison mère, Bouygues, a décidé vendredi soir, après un nouveau conseil d'administration, de jeter l'éponge, estimant l'opération trop risquée.

Interrogé dans Le Figaro, "Martin Bouygues estime que trois opérateurs sur quatre étaient vraiment motivés pour parvenir à un accord", rapporte pour sa part le courtier Aurel BGC, et d'ajouter: "Si le dirigeant ne cite pas le nom de Xavier Niel, Free semble clairement dans le viseur".

Selon le courtier, "toute la question est maintenant de savoir si les discussions pourraient reprendre dans les prochains mois ou si le passage de quatre à trois opérateurs est désormais hors sujet".

Plusieurs écueils étaient apparus dans la dernière ligne droite des négociations, en particulier concernant la valorisation des deux opérateurs, ainsi que le risque pour le groupe Bouygues d'une non finalisation de l'opération, suspendue à un feu vert de l'Autorité de la concurrence.

Les titres des opérateurs ont par ailleurs vu un abaissement de leur recommandation. Celles du groupe Orange et Iliad passaient à "neutre" contre "acheter" auparavant par Deutsche Bank. Par ailleurs, la recommandation de Bouygues passait à "vendre" contre "neutre" par Berenberg.

Les discussions entre Orange et Bouygues, entamées officiellement le 5 janvier, devaient initialement s'achever le 31 mars, mais les conseils d'administration des deux groupes s'étaient donnés jusqu'au week-end dernier pour régler les dernières difficultés.

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2016/04/0406:55
La Bourse de Paris se relance timidement après deux séances difficiles

La Bourse de Paris a terminé en hausse lundi (+0,53%), reprenant des couleurs après avoir perdu pas mal de terrain lors des deux dernières séances, tout en étant entravée par la chute du secteur des télécoms.

L'indice CAC 40 a pris 22,98 points à 4.345,22 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,1 milliards d'euros. Vendredi, il avait perdu 1,43% après avoir lâché 1,34% jeudi.

Parmi les autres marchés européens, Francfort a gagné 0,28% et Londres 0,30%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a pris 0,30%.

Le marché parisien a ouvert en baisse puis s'est redressé et a nettement progressé à la mi-journée, prenant brièvement plus de 1%, avant de s'essouffler, alors que Wall Street a ouvert en légère baisse.

"La hausse du jour peut s'expliquer par un effet de rattrapage par rapport à la baisse de vendredi qui était difficile à justifier par les différentes statistiques", plutôt bonnes aux Etats-Unis, remarque Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse.

Le marché évolue d'ailleurs depuis fin mars dans une fourchette assez étroite entre 4.300 et 4.500 points et peine à s'en extraire.

"Le marché manque de catalyseurs qui lui permettent de trouver un sens très clair", prévient M. Murail.

Par ailleurs, les investisseurs sont restés sensibles à l'évolution des prix du pétrole qui tentaient de se stabiliser après avoir fortement décliné vendredi dans le sillage de déclarations de l'Arabie saoudite laissant entendre qu'un gel de sa production était conditionné à un engagement similaire de l'Iran.

"Les actions sont à nouveau corrélées avec le pétrole, qui semble ne pas devoir descendre très bas pour l'heure", signale M. Murail.

Le marché a par ailleurs eu peu d'indicateurs à suivre en séance si ce n'est le léger recul en février du chômage en zone euro et la baisse des commandes industrielles aux Etats-Unis.

Pour le reste, "si la journée devrait être calme, la semaine pourrait l’être aussi", prévient John Plassard, chez Mirabaud Securities.

Selon lui, "cette semaine ne devrait pas être cruciale en termes de statistiques économiques, excepté la publication des minutes de la Fed mercredi soir qui devrait confirmer la relative prudence de la réserve fédérale américaine (Fed) et définitivement abandonner l'idée qu’une hausse des taux d'intérêt pourrait arriver à la fin du mois".

Le marché a été par ailleurs ralenti par la dégringolade du secteur des télécoms, après l'annonce vendredi de l'échec des négociations en vue du rapprochement entre les opérateurs Orange et Bouygues.

"Le marché s'attendait à une réduction du nombre d'opérateurs. Or il semble que le dossier Bouygues soit refermé pour une durée assez longue", explique le gérant.

Bouygues a plongé (-13,45% à 30,42 euros), tout comme Iliad (-15,10% à 190,00 euros), maison mère de Free, ainsi que Numéricable-SFR (-17,99% à 29,90 euros). De son côté, Orange a chuté de 6,17% à 14,45 euros.

Sanofi a grimpé (+4,37% à 73,84 euros). Le groupe a lancé son programme public de vaccination contre la dengue aux Philippines, une première mondiale pour son produit Dengvaxia qui a nécessité 20 ans de recherches et 1,5 milliard d'euros d'investissements.

AB Science s'est envolé (+39,64% à 15,36 euros), après avoir annoncé des résultats intérimaires positifs d'une étude clinique sur sa molécule phare, le masitinib, contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de maladie de Charcot.

Eramet a chuté (-7,85% à 22,54 euros), alors que La Lettre de l'Expansion évoque l'hypothèse d'une augmentation de capital soutenue par l'Etat.

Argan a pris 0,23% à 22,00 euros, alors que la société foncière a annoncé qu'elle avait enregistré une faible hausse, de 1%, de son chiffre d'affaires au premier trimestre.

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    2016/04/0406:49
    Tourisme/attentats: AccorHotels, SNCF et la région IDF s'unissent pour promouvoir Paris et l'Ile-de-France

    Cinq mois après les attentats du 13 novembre, qui ont encore un impact sur le tourisme dans la capitale, l'hôtelier AccorHotels, la SNCF et la région Ile-de-France lancent une campagne de promotion pour donner "un nouvel élan à l'attractivité" de Paris et sa région auprès des touristes français et internationaux.

    "Il faut qu'on arrive à ne jamais oublier mais aussi redonner envie aux touristes français et étrangers de venir à Paris, leur montrer que c'est une ville apaisée", explique à l'AFP le PDG du groupe hôtelier AccorHotels, Sébastien Bazin.

    AccorHotels, la SNCF et la région Ile-de-France ont décidé ensemble de lancer dès lundi, et jusqu'en septembre, une campagne de promotion internationale pour faire venir touristes français et étrangers à Paris et dans sa région. Ils sont soutenus par les Galeries Lafayette, Facebook, la Monnaie de Paris et le chef étoilé Guy Savoy.

    Cette initiative intervient quatre mois après le lancement d'une campagne baptisée #ParisWeLoveYou, via les réseaux sociaux, pour redorer l'image du tourisme dans la capitale après les attentats de novembre.

    Différentes offres telles que notamment "22.0000 billets à petits prix sur TGV, Intercités et transporteurs internationaux à destination de Paris pour le printemps et l'été" et "jusqu'à 30% sur des séjours tout compris chez AccorHotels", seront mises en place, détaillent les trois entités dans un communiqué.

    Sébastien Bazin assure que la conjoncture économique est "encore difficile pour l'hôtellerie à Paris", mais "cela va de mieux en mieux".

    Selon le groupe AccorHotels, "on est encore au delà de -10% pour les segments économique et milieu de gamme à Paris, face à un segment luxe qui se porte de mieux en mieux".

    "Il est très important de se tourner vers les marchés touristiques qui peuvent encore hésiter à venir à Paris et dans sa région", souligne de son côté Guillaume Pepy, président du directoire de la SNCF. Il assure que cette initiative, "portée par les trois acteurs et leurs partenaires, est inédite par sa forme et son volontarisme".

    Chaque année, selon M. Pepy, "11 millions de billets sont vendus à des +non-français+, sur un total de 120 millions de billets TGV". "Le trafic TGV a repris mais on constate que le trafic en provenance d'Allemagne est toujours dans le rouge, il y a également moins d'Américains et moins de Japonais", affirme le dirigeant.

    David Douillet, vice-président de la région Ile-de-France en charge du tourisme et de l'action internationale affirme que "la région se mobilise dans cette campagne aux côtés des autres acteurs du tourisme pour relancer un secteur vital, durement touché par les attentats". "Nous voulons dire aux touristes français et étrangers, venez chez nous, ne vous inquiétez pas, tout va bien!", a-t-il ajouté.

    En complément de la campagne, "une opération digitale participative baptisée +Selfie Race+ va être organisée en mai à Paris et sa région via les réseaux sociaux. Elle vise à encourager le plus grand nombre de Parisiens et de touristes à réaliser des selfies dans des lieux emblématiques de la capitale et à les partager en ligne afin d'inciter leur communauté à venir séjourner dans la ville", selon ces entités.