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2016/04/0404:57
Toulouse: mobilisation des taxis contre les VTC, bus et tramways très perturbés

Des centaines de taxis de plusieurs villes d'Europe ont bloqué partiellement Toulouse lundi matin pour dénoncer la concurrence des VTC (véhicules de transport avec chauffeur) et des plateformes numériques, a indiqué le porte-parole de l'association de défense des taxis toulousains.

Quelque 370 taxis ont été recensés à 09H30 par la police, avec parmi eux des Espagnols, des Bruxellois, des Marseillais, des Bordelais et des Parisiens, selon un photographe de l'AFP.

Les taxis ont commencé par bloquer vers 05H30 les dépôts de bus et de tramway de Toulouse ce qui a paralysé la circulation des transports en commun, a expliqué Stéphane Abeilhou, prédisant une "journée de blocus" lundi dans la ville rose.

Vers 09H00, les services du tramway ont repris progressivement ainsi que ceux des bus, selon le site internet de Tisseo. Les deux lignes de métro n'ont elles pas été concernées par le mouvement.

A la même heure, le Centre d'information routière (CRICR) recensait de très nombreux bouchons, en raison d'opérations escargots, notamment sur la rocade nord de la ville toulousaine et aux accès de la ville à la barrière de péage.

Le ministre des Transports Alain Vidalies à la sortie du conseil des ministres le 24 mars 2016 à l'Elysée à Paris

L'accès de l'aéroport de Toulouse-Blagnac était également très perturbé.

Les rocades à proximité d'Airbus étaient également bloquées, selon le photographe de l'AFP.

Mais le centre de la cité toulousaine n'était pas été affecté par le mouvement, selon la police.

La préfecture a tweeté avoir activé une cellule de crise.

Les taxis ont choisi Toulouse comme capitale de la contestation, selon M. Abeilhou, car ils ne se reconnaissent plus dans les grandes organisations à Paris qui "semblent avoir accepté la concurrence des VTC".

Les organisateurs du mouvement, qui coïncide avec une réunion à Paris du ministre des Transports Alain Vidalies et de représentants des chauffeurs VTC et de taxis, annonçaient la présence lundi de plus de 1.000 de leurs collègues venus de toute la France.

Des chauffeurs de taxis bloquent le périphérique de Toulouse le 4 avril 2016 pour dénoncer la concurrence des VTC (véhicules de transport avec chauffeur) et des plateformes numériques

"Nous souhaitons que ce mouvement soit historique. C'est une première manifestation uniquement en province", a souligné à l'AFP M. Abeilhou, constatant que le préavis a été déposé un matin et que quelques heures plus tard sa fédération apprenait qu'elle serait reçue le lundi après-midi par le ministère.

Selon M. Abeilhou, le préavis de grève déposé pour ce lundi précise que "le mouvement est illimité".

"Si dans la soirée nous n'obtenons pas satisfaction, nous reviendrons mardi", a-t-il prévenu, rappelant que leurs exigences portent sur la fin du statut de VTC et l'usage exclusif de la géolocalisation par les taxis. Ils réclament également le retour à la TVA à 5,5% et à la défiscalisation de la TIPP.

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2016/04/0404:23
Loi travail: le projet laisse les cadres sceptiques, selon un sondage

Les cadres font part d'un grand scepticisme concernant la future loi travail, la plupart estimant qu'elle n'aura pas d'effet sur l'économie et l'emploi, mais affichent par ailleurs un regain de confiance dans la conjoncture, selon un sondage Viavoice pour HEC, Le Figaro et France Inter publié lundi.

Pour 62% des cadres interrogés, la réforme du droit du travail n'aura "pas d'impact positif sur l'activité" à l'échelle macroéconomique, tandis que 66% d'entre eux pensent qu'elle "ne favorisera pas la création d'emplois en France", détaille cette étude.

Ils doutent encore plus de ses effets au niveau microéconomique: pour 75% des cadres du secteur privé, la loi El Khomri n'aura pas d'impact sur l'économie de leur propre entreprise, ni sur l'emploi à cette échelle pour 78% d'entre eux.

Le jugement sur le texte est contrasté: 45% estiment qu'il "va trop loin en remettant trop en cause le droit des salariés", 26% au contraire qu'il "ne va pas assez loin et ne permettra pas vraiment d'assouplir le code du travail". Seuls 15% considèrent le texte "équilibré".

Malgré ces doutes, le moral des cadres est nettement remonté le mois dernier: l'indice global, utilisé par l'institut Viavoice à partir d'un panel récurrent de questions, a bondi de 8 points, passant de -35 en février à -27 en mars. "L'indice retrouve un niveau qu'il n'avait pas connu depuis début 2011", relève Viavoice.

Cette amélioration s'explique par un "regain de confiance en matière de conjoncture et d'emploi". Ainsi, 46% des cadres pensent que le nombre de chômeurs va augmenter, contre 62% en février. Ils sont également un peu moins nombreux à croire que le niveau de vie des Français va se dégrader (42% contre 47%), de même que leur situation financière personnelle (30% contre 33%).

Sondage réalisé en ligne du 18 au 22 mars auprès d'un échantillon représentatif de 400 cadres selon la méthode des quotas appliquée aux critères suivants: sexe, âge, statut d'activité (salariés du secteur public ou du secteur privé).

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2016/04/0403:43
Paradis fiscaux: les comptes secrets des riches et des puissants

Des dirigeants politiques, des célébrités de premier plan et des dizaines de milliardaires figurent parmi les personnalités dénoncées dans ce qui semble être la plus grande fuite de documents de l'histoire.

L'enquête planétaire qui a été effectuée par plus d'une centaine de journaux et porte sur une période de quelque 40 années révèle comment certaines personnalités les plus puissantes du monde ont pu dissimuler leur argent dans des paradis fiscaux.

Voici la liste des principales révélations faites dimanche sur la base des documents provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, classées par catégories de personnes concernées:

. Les dirigeants politiques

- Des proches du président russe Vladimir Poutine, aidés par des banques et d'autres entreprises, seraient impliqués dans un détournement de quelque 2 milliards de dollars en utilisant des sociétés écran, obtenant ainsi de l'influence auprès des médias et de l'industrie automobile. Le Kremlin a accusé le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) d'avoir lancé une "campagne d'informations" mensongère.

- Le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson et sa femme ont également utilisé une société offshore, Wintris Inc, pour occulter des millions de dollars d'investissements dans les trois principales banques du pays lors de la crise financière. Il a nié toute malversation mais fait face à un vote de confiance cette semaine.

Le président Xi Jinping le 3 mars 2016 à Pékin

- Deux responsables politiques, qui ont construit leur réputation en prônant une plus grande transparence --le président chinois Xi Jinping et le britannique David Cameron-- ont à un moment donné eu des liens familiaux avec des sociétés offshore.

- Le roi d'Arabie Saoudite Salman al-Saoud, tout comme les enfants du président azerbaïdjanais et du Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, contrôlent également des sociétés offshore.

- Le président argentin Mauricio Macri a été membre du directoire d'une société offshore enregistrée au Bahamas, mais il n'a "jamais eu de participation au capital de cette société", a assuré son gouvernement.

- Des personnes mandatées par le président ukrainien Petro Porochenko ont eu recours aux services de Mossack Fonseca pour créer une société dans les Iles vierges britanniques.

. Les milieux économiques

- Plus de 500 banques, filiales et succursales ont travaillé avec Mossack Fonseca depuis les années 1970 pour aider leurs clients à gérer des sociétés offshore. Plus de 1.100 sociétés ont ainsi été mises en place par l'intermédiaire d'UBS et plus de 2.300 par l'intermédiaire de HSBC et ses filiales.

- 29 milliardaires figurant sur la liste de Forbes des personnes les plus riches au monde.

. Le monde du crime organisé

- Le cabinet d'avocats panaméen a travaillé avec au moins 33 personnes et sociétés figurant sur la liste noire des États-Unis en raison de liens entretenus avec des barons mexicains de la drogue, des organisations terroristes ou des États voyous, incluant la Corée du Nord.

- Parmi les clients du cabinet figurent aussi des auteurs de chaînes de Ponzi, des fraudeurs fiscaux ainsi qu'un homme d'affaires américain condamné pour s'être rendu en Russie pour avoir des rapports sexuels avec des orphelins mineurs, qui a signé des papiers pour des sociétés offshore pendant sa détention en prison.

- Les fichiers identifient un blanchisseur d'argent qui a affirmé avoir organisé une campagne de versements illégaux à hauteur de 50.000 dollars destinés à payer les cambrioleurs du Watergate.

. Le monde du sport

- Un membre du comité d'éthique de la Fédération internationale de football (Fifa), Juan Pedro Damiani, a eu des liens d'affaires avec trois hommes inculpés dans le scandale de corruption qui touche l'instance dirigeante du football mondial: l'ancien vice-président de la Fifa, Eugenio Figueredo, ainsi qu'Hugo Jinkis et son fils, accusés d'avoir versé des pots de vin pour les droits de diffusion en Amérique latine.

Le meilleur joueur mondial de football, l'Argentin Lionel Messi, le 2 avril 2016 à Barcelone

- Le meilleur joueur mondial de football, Lionel Messi, et son père sont accusés de posséder une société offshore, Mega Star Enterprises, un nom qui apparaît en juin 2013 au lendemain de l'ouverture d'une enquête par les autorités espagnoles.

- Le président suspendu de l'UEFA Michel Platini, interdit pour six ans de toute activité dans le football pour avoir reçu 2 millions de dollars du président de la Fifa Sepp Blatter, a eu recours à Mossack Fonseca pour administrer une société offshore créée au Panama en 2007.

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2016/04/0401:40
Paradis fiscaux: une "attaque" contre le Panama

L'enquête réalisée par plus de 100 journaux sur des avoirs dans les paradis fiscaux de responsables politiques ou personnalités de premier plan est un "crime" et une "attaque" contre le Panama, a affirmé dimanche le patron du cabinet d'avocats Mossack Fonseca.

"C'est un crime, un délit", a déclaré à l'AFP Ramon Fonseca Mora, directeur et un des deux fondateurs de Mossack Fonseca, après la divulgation de documents regroupés sous la dénomination "Panama papers" et provenant de ce cabinet d'avocats panaméen, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore.

L'enquête planétaire sur 11,5 millions de documents a révélé des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan, notamment dans l'entourage de Vladimir Poutine mais aussi dans le monde du sport.

Selon M. Fonseca, âgé de 64 ans, "c'est une attaque contre Panama car plusieurs pays n'apprécient pas que nous soyons très compétitifs pour attirer les entreprises". "Il y a deux manières de voir le monde: la première est d'être compétitif et la seconde de créer des impôts" a-t-il déclaré, ajoutant qu'"il y a une guerre entre les pays ouverts, comme le Panama, et les pays qui taxent de plus en plus leurs entreprises et leurs citoyens".

"Les documents montrent que les banques, les cabinets d'avocats et autres acteurs opérant dans les paradis fiscaux oublient souvent leur obligation légale de vérifier que leurs clients ne sont pas impliqués dans des entreprises criminelles", a affirmé le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) qui a coordonné l'enquête.

Juergen Mossack, l'autre fondateur du cabinet d'avocats, créé il y a une trentaine d'années, est né en Allemagne en 1948, avant d'émigrer au Panama avec sa famille où il a fait ses études de droit.

Les deux avocats ont d'abord ouvert leur cabinet aux Iles Vierges britanniques avant de revenir à Panama lorsque celles-ci ont été contraintes, sous la pression internationale, d'abandonner le système des actions au porteur anonymes.

Le gouvernement du Panama a lui assuré dimanche qu'il "coopérera vigoureusement" avec la justice en cas d'ouverture d'une procédure judiciaire.

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2016/04/0321:14
Le FMI estime être encore loin d'un plan acceptable pour la Grèce

La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a estimé dimanche que les discussions sur la dette grecque étaient encore loin d'avoir abouti à un programme acceptable par le Fonds.

"Ma vision des négociations en cours, c'est que nous sommes encore à une bonne distance d'un programme cohérent que je puisse présenter à notre conseil d'administration", écrit-elle dans une lettre au Premier ministre grec Alexis Tsipras rendue publique sur le site internet du FMI.

Elle y répond à une demande d'explications d'Athènes après la publication par Wikileaks d'un document sur les négociations en cours entre Athènes et ses créanciers, où des représentants du Fonds évoquent un éventuel défaut du pays.

Dans sa lettre, Christine Lagarde rappelle avoir déjà indiqué à plusieurs reprises que le Fonds ne pouvait soutenir "qu'un programme qui soit crédible et basé sur des hypothèses réalistes", faute de quoi "il échouerait à rétablir la confiance" et forcerait la Grèce à adopter encore plus de mesures d'ajustement.

"Bien sûr, toute spéculation sur le fait que les équipes du FMI envisageraient d'utiliser un événement de crédit comme tactique de négociation est simplement absurde", poursuit Christine Lagarde.

"Le FMI conduit ses négociations de bonne foi, pas par des menaces, et nous ne communiquons pas par l'intermédiaire de fuites", assure-t-elle.

Wikileaks a publié ce que l'organisation présente comme la transcription d'une conférence téléphonique tenue le 19 mars entre notamment Poul Thomsen, chef du département Europe du Fonds, et Delia Velculescu, chef de mission du FMI pour la Grèce.

Ils discutent de la stratégie à adopter dans les négociations, qui achoppent notamment sur la réforme des retraites et la réforme fiscale.

Se plaignant de la lenteur des pourparlers et des différences entre les prévisions économiques pour la Grèce des Européens et celles du FMI, M. Thomsen interroge: "Qu'est-ce qui va amener au point de décision? Dans le passé, il n'y a eu qu'une fois où la décision a été prise et c'est quand ils (les Grecs) allaient sérieusement manquer d'argent et être en défaut".

"Et il est possible que cela se passe à nouveau. Et dans ce cas ça traîne jusqu'en juillet et clairement les Européens ne vont pas discuter pendant le mois avant le Brexit", ajoute-t-il en référence au référendum britannique sur une possible sortie de l'UE, prévu le 23 juin.

"Je conviens avec vous que des négociations fructueuses se construisent sur la confiance mutuelle, et l'incident de ce week-end m'a rendu inquiète sur notre capacité à effectivement faire des progrès dans un climat d'extrême sensibilité aux déclarations de l'une ou l'autre des parties", écrit encore Christine Lagarde au Premier ministre grec.

Elle dit néanmoins avoir décidé d'autoriser les experts du FMI à retourner à Athènes pour poursuivre les discussions, précisant que l'équipe "comprend du personnel expérimenté, qui a ma confiance totale et mon soutien personnel".

"Pour qu'il puissent faire leur travail, comme vous nous y avez invité, il est essentiel que vos autorités assurent un environnement qui respecte le caractère privé de leurs discussions internes et prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir leur sécurité personnelle", prévient-elle toutefois.

Les discussion entre la Grèce et le quartet représentant ses créanciers --Commission européenne, FMI, BCE et le fonds de soutien de la zone euro (MES)-- doivent reprendre lundi après deux semaines de pause.

Le gouvernement grec de gauche accuse régulièrement le FMI de se livrer à une surenchère d'austérité contreproductive, alors même que son pays doit faire face en première ligne à la crise migratoire.

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2016/04/0320:29
Loi travail : 4e "Nuit Debout" place de la République à Paris

Pour la quatrième nuit consécutive depuis la journée de mobilisation contre la loi travail, des centaines de personnes du mouvement "Nuit Debout" occupaient dimanche soir la place de la République à Paris, avec l'intention d'être là le lendemain encore, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Nous sommes 2.000!", a annoncé une bénévole au micro devant la foule, certains assis en tailleur sur les pavés de la place du centre de la capitale.

Le collectif Nuit Debout, associé au DAL (Droit au Logement), a obtenu l'autorisation d'occuper la place jusqu'au 4 avril, a-t-on appris de source policière.

"Salaire à vie", "démocratie par tirage au sort", "baisse des hauts revenus", "embauche de tous les chômeurs", "destruction globale du système capitaliste", les revendications sont diverses et les participants se succèdent au mégaphone pendant l'AG qui dure plus de deux heures.

"Y'a des utopistes parmi nous?", interroge l'un d'entre eux. Et le public de réinventer les applaudissements en répondant en agitant les mains en l'air.

"Nous ne sommes pas des bisounours, on est des optimistes, le monde dont on rêve, il est là", s'enthousiasme une jeune femme.

Certains rêvent ici de "réécrire la Constitution" et réclament "la démission du gouvernement".

Ce mouvement spontané est apparu dans la foulée de rassemblements convoqués par des organisations syndicales, étudiantes et lycéennes pour demander le retrait du projet de loi sur le travail.

Mais le mouvement agrège aussi, sous le hashtag #NuitDebout sur les réseaux sociaux, d'autres revendications politiques ou sociales. Et nombre de participants y voient l'amorce d'un phénomène informel comme les mouvements "Occupy" nés dans divers pays, ou comme celui des "Indignés" de la Puerta del Sol, apparu en 2011 à Madrid pour dénoncer l'austérité et la corruption.

Chaque matin depuis vendredi, plusieurs dizaines de manifestants ont été délogés par les forces de l'ordre, avant de revenir occuper la place.

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2016/04/0320:21
Les paradis fiscaux largement utilisés par des leaders mondiaux, selon une enquête

Une enquête planétaire réalisée par une centaine de journaux sur 11,5 millions de documents a révélé des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan, notamment dans l'entourage de Vladimir Poutine mais aussi dans le monde du sport.

Des sociétés liées à la famille du président chinois Xi Jinping, qui affiche volontiers sa détermination à combattre la corruption, apparaissent également dans les documents révélés dimanche, tout comme le président ukrainien Petro Porochenko.

Ces documents, regroupés sous la dénomination "Panama papers" proviennent du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, qui a estimé auprès de l'AFP dimanche que leur publication était un "crime" et une "attaque" contre le Panama.

Le gouvernement du Panama a lui assuré dimanche qu'il "coopérera vigoureusement" avec la justice en cas d'ouverture d'une procédure judiciaire.

La manière dont les documents ont filtré n'est pas connue. Ils ont d'abord été obtenus par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) a ensuite réparti le travail d'exploitation, qui a duré environ un an, entre les publications membres. L'ICIJ précise sur son site internet que 370 journalistes de plus de 70 pays y ont participé.

Le président chinois Xi Jinping le 31 mars 2016 à Washington

Plus de 214.000 entités offshore sont impliquées dans les opérations financières dans plus de 200 pays et territoires à travers le monde, selon le consortium. Parmi les personnalités mentionnées dans les millions de documents figure notamment des associés du président russe Vladimir Poutine, qui auraient détourné jusqu'à 2 milliards de dollars avec l'aide de banques et de sociétés écran, selon l'ICIJ.

"Des associés de Poutine ont falsifié des paiements, antidaté des documents et obtenu de l'influence occulte auprès des médias et de l'industrie automobile russes", le consortium sur son site internet.

Le président argentin Mauricio Macri, qui a été membre du directoire d'une société offshore enregistrée au Bahamas, selon le quotidien argentin La Nacion membre du consortium, n'a "jamais eu de participation au capital de cette société", a assuré dimanche le gouvernement argentin, précisant que M. Macri avait seulement été "directeur occasionnel" de cette société.

"Je n'ai jamais caché d'avoirs", a de son côté affirmé le Premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson, soupçonné d'avoir dissimulé des millions de dollars aux Iles vierges britanniques.

- 'Plus grand coup contre les paradis fiscaux' -

"Les documents montrent que les banques, les cabinets d'avocats et autres acteurs opérant dans les paradis fiscaux oublient souvent leur obligation légale de vérifier que leurs clients ne sont pas impliqués dans des entreprises criminelles", affirme l'ICIJ.

Une fuite massive de documents a mis au jour des avoirs de 140 responsables politiques dans les paradis fiscaux, dont 12 anciens ou actuels chefs d'Etat et de gouvernement

"Cette fuite sera probablement le plus grand coup jamais porté aux paradis fiscaux à cause de l'étendue des documents" recueillis, estime Gérard Rylé, le directeur de l'ICIJ cité par la BBC.

"Ces révélations montrent à quel point des pratiques nocives et la criminalité sont profondément enracinées dans les places offshore", selon Gabriel Zucman, un économiste de l'université de Californie à Berkeley cité par le consortium basé à Washington.

Le monde du football, déjà ébranlé ces derniers mois par plusieurs scandales touchant les dirigeants de la Fifa, n'est pas épargné: quatre des 16 dirigeants de la fédération internationale auraient ainsi utilisé des sociétés offshore créées par Mossack Fonseca.

Le président russe Vladimir Poutine à la résidence d'Etat de Novo-Ogaryovo aux environs de Moscou le 22 mars 2016

Les documents du cabinet d'avocats font aussi apparaître les noms d'une vingtaine de joueurs vedettes, évoluant notamment à Barcelone, au Real Madrid ou encore au Manchester United. Parmi eux le multiple ballon d'or Lionel Messi.

Avec son père, ce dernier serait propriétaire d'une compagnie au Panama, dont la mention apparait pour la première fois dans les documents de Mossack Fonseca le 13 juin 2013, le lendemain de leur mise en examen pour fraude fiscale en Espagne, toujours selon l'ICIJ.

Michel Platini aurait lui eu recours aux services du même cabinet d'avocats en 2007, l'année où il été désigné président de l'UEFA, pour administrer une société au Panama. Dans un communiqué à l'AFP, il a renvoyé vers "l'administration fiscale suisse, pays dont il est résident fiscal depuis 2007".

Outre le football, d'autres sports comme le hockey et le golf sont également concernés, ajoute l'ICIJ.

Les révélations, qui couvrent une période de près de 40 ans allant de 1977 à 2005, mentionnent encore des affaires réalisées dans les paradis fiscaux par le père aujourd'hui décédé de l'actuel Premier ministre britannique David Cameron, ou par des fonctionnaires proches d'Hugo Chavez, l'ancien président vénézuélien, mort en 2013.

Elles rappellent celles de WikiLeaks, site spécialisé dans la diffusion de documents secrets créé en 2006.

"La plus grande fuite de l'histoire du journalisme vient de voir le jour, et elle concerne la corruption", a commenté de son côté Edward Snowden, principal lanceur d'alerte sur les activités du renseignement américain.

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2016/04/0320:12
Martin Bouygues: seulement 3 opérateurs voulaient aboutir à la cession de Bouygues Telecom

Martin Bouygues, PDG du groupe Bouygues, a expliqué l'échec des négociations pour une cession de sa filiale télécoms par le manque de volonté de l'un des quatre opérateurs de les voir aboutir, dans un entretien au Figaro.

Saluant "le travail très important de Stéphane Richard", le PDG d'Orange, qui a mené les négociations, il a observé que "si nous étions quatre à la table des négociations, nous n'étions que trois à vouloir aboutir", dans une interview publiée dimanche sur le site internet du journal.

"Les conditions d'une opération n'étaient tout simplement pas réunies", a-t-il déploré après que son groupe et Orange ont annoncé vendredi la fin des négociations quadripartites menées depuis janvier pour une cession de Bouygues Telecom à Orange, avec le rachat de certains de ses actifs par Iliad-Free et SFR.

"Manifestement, l'un des protagonistes nourrissait l'ambition d'avoir le maximum en payant le minimum, tout en gardant la possibilité de se retirer", a-t-il regretté sans vouloir donner de nom.

Interrogé sur le fait de savoir s'il désignait Xavier Niel, le patron de Free, Martin Bouygues s'est contenté de répondre : "je laisse chacun libre de ses interprétations".

Il a détaillé les points de désaccord avec l'Agence des participations de l'Etat (APE), actionnaire de référence d'Orange, avec qui il a aussi mené des négociations, tout en expliquant que ces derniers n'étaient pas rédhibitoires.

"Je souhaitais que Bouygues soit un actionnaire, certes minoritaire, mais significatif d'Orange" or "la vision de l'APE nous réduisait à un rôle d'actionnaire minoritaire, avec très peu de droits, tout en nous demandant de payer le prix d'une participation majoritaire".

"Cela dit, ce n'est pas cela qui a bloqué in fine l'opération", a-t-il nuancé. "Cette négociation-là, au niveau politique, aurait pu aboutir", selon lui.

Martin Bouygues a insisté sur le fait que "cette opération n'était pas vitale pour Bouygues Telecom". "Certains ont cru que je bluffais et que je négociais dos au mur", a-t-il déploré.

Le patron de Bouygues a affirmé n'être "pas inquiet" sur l'avenir de Bouygues Telecom. "L'entreprise est parfaitement viable dans un marché à quatre", a-t-il assuré.

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2016/04/0319:12
Le Qatar a fait une offre pour reprendre Balmain, selon la presse

L'émirat du Qatar a déposé une offre sur la maison de couture Balmain qui cherche à se vendre, un an après la mort de son ancien patron Alain Hivelin, rapporte le quotidien Les Echos dimanche.

"Le Qatar a déposé une marque d'intérêt préemptive de l'ordre de 500 millions d'euros" avant même le départ d'enchères, indique le journal sur son site internet.

Une groupe chinois et un investisseur américain seraient également sur les rangs, selon le journal, qui ne précise pas ses sources.

Créée en 1945 par le couturier Pierre Balmain, la maison connaît un nouvel élan sous l'impulsion de son directeur artistique depuis 2011, Olivier Rousteing.

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2016/04/0317:54
Hôtesses d'Air France refusant de se voiler lors d'escales en Iran: réactions politiques

Voici des réactions politiques, dimanche, au refus de plusieurs hôtesses d'Air France de porter le voile en atterrissant à Téhéran, vers laquelle la reprise des vols depuis Paris est programmée le 17 avril.

- Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement: "Dans le pays où on est on doit respecter la loi. En France, on ne doit pas porter la burqa. Si la loi iranienne prévoit cela, il appartient effectivement à la compagnie Air France de se soumettre à la loi iranienne, à partir du moment où la compagnie a décidé d'aller en Iran. S'agissant du dialogue social, je suggère qu'Air France trouve les moyens pour qu'à la fois la loi iranienne soit respectée, il n'y a pas d'alternative, mais que peut-être aussi l'attitude et la psychologie et l'engagement des personnels soient entendus". (sur France 3)

Jean-Luc Melenchon le 10 février 2016 à Boulogne

- Jean-Luc Mélenchon, cofondateur du Parti de gauche et candidat à la présidentielle: "Elles n'ont pas à le faire, elles sont citoyennes françaises, les Français sont libres et ils appartiennent à un Etat laïc. Et chez les autres pareil, d'accord? Donc les Français ne s'abaissent pas, et ils respectent la loi internationale bien sûr, les accords etc, mais les Français ne sont pas à la disposition des mœurs étranges de tel ou tel endroit. Si, par exemple, quelqu'un disait +Si vous allez dans tel ou tel pays indien, vous devez mettre une plume sur la tête, eh bien, nous ne mettrons pas de plume sur la tête non plus+" ("Grand Jury" RTL/Le Figaro/LCI)

Bruno Le Maire le 5 mars 2016 à Saint-Denis

- Bruno Le Maire, député Les Républicains: "On respecte la culture française en France, et (...) je ne suis pas prêt à négocier avec un islam politique, qui veut repousser les limites de notre culture et s'en prendre à ce que nous sommes comme Français, mais on respecte aussi la culture des autres pays".

"En Iran, on porte le voile (…) C'est comme ça, cela fait partie de la tradition".

"Ce que je ne souhaite pas, c'est qu'on impose au personnel d'Air France des pratiques tant qu'on est sur le sol français ou tant qu'on est dans un avion de la ligne Air France. Du moment où le personnel arrive sur le sol iranien et que sur le sol iranien, que cela nous plaise ou non, les femmes sont voilées, elles porteront le voile" (BFMTV)