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Entre l'instabilité post-révolutionnaire, le sentiment latent d'insécurité et la menace jihadiste, le lucratif marché...

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2016/04/0306:36
Wall Street risque de rester au point mort, en attendant les chiffres de l'emploi (Bourse Hebdo)

La Bourse de New York risque de rester en mode pause la semaine prochaine, du moins jusqu'à la publication vendredi des chiffres sur l'emploi, faute de résultats d'entreprise pour justifier ou non la remontée des cours depuis février.

Lors des quatre dernières séances, la semaine ayant été écourtée par le Vendredi saint, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a cédé 0,49% à 17.515,73 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 0,46% à 4.773,50 points, l'évolution de la Bourse paraissant presque calquée sur celle du marché pétrolier.

Jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,66% à 2.035,94 points, repassant dans le rouge pour l'ensemble du début de l'année.

"C'était à prévoir", a commenté Hugh Johnson, de Hugh Johnson Advisors: "Cela fait sens qu'après cinq semaines de hausse ininterrompue on voit les prix reculer un peu".

Désormais, "le marché n'est plus bradé, et il est difficile de prendre position pour une nette évolution à la hausse ou à la baisse" dans les semaines à venir, a-t-il ajouté, notant que "tout dépendra des statistiques économiques et de l'actualité des entreprises".

Actuellement les actions valent en moyenne 17 fois le montant estimé des bénéfices d'enteprises en 2016, a calculé Sam Stovall, chez Standard and Poor's Global Intelligence, ce qui est un rapport plutôt élevé.

Dans ce contexte, la performance de la semaine "n'est pas aussi mauvaise qu'elle aurait pu l'être" a-t-il ajouté, l'impact psychologique des attentats de Bruxelles, notamment, étant resté limité.

Désormais, "il va falloir attendre de voir une croissance des bénéfices pour passer des seuils de résistance des indices à la hausse", a noté pour sa part Tom Cahill, chez Ventura Wealth Management.

Mais la saison des résultats d'entreprise ne débute qu'à la mi-avril, donc en attendant les investisseurs devront se contenter de statistiques économiques.

- l'emploi en vedette -

Après une poignée d'indicateurs sur la santé du marché immobilier en début de semaine, les investisseurs se focaliseront surtout sur les chiffres de l'emploi et du chômage pour mars attendus vendredi, dont la société de services en ressources humaines ADP devrait donner un avant-goût dès mercredi.

Moins d'ailleurs pour vérifier la santé du marché de l'emploi, qui ne fait plus de doute après une série de bons chiffres, que pour évaluer le rythme de l'inflation, via l'évolution des salaires horaires, alors que certains membres de la Réserve fédérale craignent déjà qu'elle ait trop temporisé pour redresser ses taux d'intérêt.

"Si l'inflation progresse plus que prévu, cela ajouterait un souci", a assuré M. Stovall, car le marché anticiperait un mouvement de hausse des taux plus rapide que ce qu'il espère actuellement, et craindrait que cela étouffe la croissance.

Vendredi également, les investisseurs découvriront les chiffres des ventes de voitures en mars, espérant voir une franche progression à la fois sur le mois et sur l'année qui serait de bon augure pour l'industrie et pour les dépenses des consommateurs.

En tout état de cause, même sans parier sur une forte progression de la Bourse, les investisseurs ne semblent pas attendre de correction comme celles d'août ou de janvier derniers.

"Le marché va peut-être reculer, mais pas autant qu'en février", a assuré M. Cahill, notant que "le marché a l'impression que les cours du pétrole ont touché un plancher, que la Chine et le yuan semblent stables", et que la Fed a modéré ses prévisions de hausse des taux.

"Le mois d'avril est habituellement l'un des deux meilleurs de l'année", a noté pour sa part M. Stovall.

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2016/03/3112:15
S&P envisage d'abaisser la note de la Chine

L'agence de notation Standard & Poor's (S&P) a dégradé jeudi, à "négative", contre "stable" auparavant, la perspective d'évolution de sa note attribuée à la dette souveraine de la Chine, en raison du rééquilibrage "plus lent qu'attendu" du modèle économique du pays.

Cette décision signifie que S&P pourrait dans un délai de six à 24 mois abaisser la note de long terme de la deuxième économie mondiale, maintenue pour l'instant à "AA-".

"Cette révision reflète notre anticipation d'une intensification des risques financiers et économiques" émoussant la solidité budgétaire du géant asiatique, a expliqué l'agence dans un communiqué.

"Nous croyons que, sur les cinq prochaines années, la Chine n'enregistrera que des progrès limités dans le rééquilibrage de son économie et ses efforts de désendettement", a-t-elle poursuivi.

Pékin vante sa stratégie de rééquilibrage de son économie vers les services et la consommation intérieure, au détriment de l'industrie lourde, un secteur plombé par de colossales surcapacités de production, un fonctionnement obsolète et un endettement massif.

Certes, S&P s'attend à ce que la croissance du PIB chinois se maintienne au-dessus de 6% par an: pour autant, "les ratios d'endettement du gouvernement et des entreprises vont probablement s'alourdir, avec un taux d'investissement bien au-delà du niveau soutenable de 30 à 35% du PIB", précise-t-elle.

Pékin s'est officiellement fixé un objectif de croissance d'au moins 6,5% par an d'ici à 2020, et pourrait être tenté de s'endetter de façon excessive pour y parvenir, s'alarme S&P.

Cela rendrait le pays plus vulnérable aux chocs et aux crises, tout en limitant ses marges de manoeuvre en termes de politique économique, a estimé l'agence.

Sa rivale Moody's avait déjà dégradé début mars sa perspective sur les obligations d'Etat chinoises, en s'alarmant également de la dette croissante du gouvernement et des fuites de capitaux, tout en s'interrogeant sur les capacités de Pékin à mettre en oeuvre les réformes économiques attendues.

Chez Standard & Poor's, le constat est similaire: en dépit des promesses du gouvernement, la vitesse et la profondeur des réformes visant à restructurer les grandes entreprises publiques, qui dominent l'industrie lourde et le secteur minier, restent "insuffisantes à enrayer les dangers d'une croissance dopée au crédit".

Déjà, en janvier, les agences de notation avaient sonné l'alarme sur l'envolée des créances douteuses dans le bilan des banques chinoises, c'est-à-dire des prêts menacés de non-remboursement en plein assombrissement de la conjoncture.

Leur ratio de créances douteuses pourrait ainsi grimper à 3% d'ici la fin 2016, contre une estimation de 2,2% fin 2015 et seulement 1,7% une année auparavant, avait alors estimé S&P.

La dette globale du pays - gouvernement et entreprises compris - approche les 250% du PIB, selon une estimation récente de l'agence Bloomberg.

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2016/03/3112:13
Sacs plastiques jetables: les industriels satisfaits de la nouvelle réglementation

Les industriels fabricants de sacs plastiques compostables et en partie biosourcés se sont félicités jeudi de la publication au journal officiel du décret interdisant les sacs plastiques à usage unique à compter du 1er juillet.

"Nous attendions depuis dix ans qu'une mesure de ce type soit appliquée en France", a déclaré Christophe Doukhi de Boissoudy, président du Club Bioplastique, rassemblant les industriels de toute la filière (agriculteurs, transformateurs, producteurs, etc.), lors d'une conférence de presse jeudi.

"Nous espérons pouvoir développer enfin cette filière", a-t-il ajouté, alors que les industriels ont investi "sans retour" depuis des années.

A partir du 1er juillet, les sacs d'épaisseur inférieure à 50 micromètres ne pourront plus être distribués aux caisses des commerces.

Puis, au 1er janvier 2017, seront prohibés les sacs ou emballages en plastique qui ne sont pas en caisse et contenant des denrées alimentaires. Seuls les sacs "biosourcés" (avec une teneur en matière végétale - amidon de pomme de terre, maïs - augmentant progressivement dans le temps) et compostables en compostage domestique, pourront être utilisés pour ces usages.

Cette réglementation, dont le but est d'abord de réduire les impacts sur l'environnement des sacs plastiques, qui mettent des centaines d'années avant de se dégrader, va aussi permettre de "relocaliser" une partie de la fabrication de ces sacs en France et en Europe, alors qu'aujourd'hui plus de 90% des sacs à usage unique sont fabriqués en Asie, indique John Persenda, président du groupe français Sphère, un des leaders européens du secteur.

"100% de la production sera localisée en Europe dans les prochains mois", prédit-il, ajoutant que les fabricants asiatiques "sont loin derrière" sur la maîtrise de la technologie pour faire des sacs biodégradables et biosourcés.

Il assure que "3.000 emplois directs et indirects" seront créés grâce à la réglementation, qui va faire passer la production de bioplastiques "de 2.000 tonnes à 35.000 tonnes en un an".

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2016/03/3109:28
Euro-2016: la Poste va distribuer les billets à partir de samedi

La Poste va commencer samedi à envoyer les 2,5 millions de billets pour l'Euro-2016 de football, que les facteurs distribueront exceptionnellement en soirée dans 17 villes françaises, a-t-elle indiqué jeudi.

Les billets de l'Euro - organisé en France du 10 juin au 10 juillet - seront distribués à partir de samedi à l'étranger et du 11 avril en France, a précisé la Poste, qui a signé avec l'UEFA "un partenariat officiel" lui donnant l'exclusivité de l'acheminement des billets.

Un courriel d'information en français et en anglais sera envoyé au destinataire lorsque ses billets lui seront envoyés, et il pourra suivre la progression de l'envoi en ligne, selon le groupe public.

Un tiers des billets seront distribués en mains propres par les facteurs en France métropolitaine, où La Poste va pour la première fois expérimenter une distribution des plis en soirée dans seize villes (Bordeaux, Brest, Clairefontaine, Clermont-Ferrand, Guingamp, Lens, Lille, Lorient, Lyon, Nantes, Nice, Rennes, Saint-Etienne, Saint-Germain-en-Laye, Strasbourg et Toulouse) et trois arrondissements de Paris (VIIIe, XVIe et XVIIe), comme elle le fait déjà pour les colis dans certaines localités.

En cas d'absence du destinataire lors du premier passage du facteur, le client sera informé qu'il sera à nouveau livré le lendemain soir. Il pourra choisir une autre option s'il ne le souhaite pas.

Les billets destinés aux DOM-TOM et à l'étranger - vers 179 pays sur cinq continents - seront acheminés par DPDgroup et Chronopost, filiales de messagerie du groupe public.

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2016/03/3108:21
Décision reportée sur un éventuel rapprochement entre Orange et Bouygues Telecom

Le suspense va se prolonger encore quelques jours autour d'un éventuel mariage entre les opérateurs Orange et Bouygues Telecom après l'annonce jeudi de la prolongation jusqu'au week-end des discussions entre l'opérateur historique et le groupe industriel Bouygues.

A l'issue de conseils d'administration qui se sont tenus mercredi soir, les deux entreprises ont estimé que "les discussions n'étaient pas suffisamment avancées" pour prendre une décision avant ce jeudi, date butoir initiale pour l'issue des négociations, et se sont accordé quelques jours supplémentaires.

Orange a précisé qu'il "réunira(it) son conseil d'administration pour examiner le résultat de ces discussions d'ici le (dimanche) 3 avril".

Le PDG d'Orange Stéphane Richard à Paris le 16 mars 2016

"Il reste un peu de travail, voire beaucoup de travail. Ce délai ne présage pas, pour l'instant, de l'issue des négociations, mais dans tous les cas, elles ne devraient pas aller au-delà" du week-end, a-t-on indiqué à l'AFP de source proche des négociations.

Après cette annonce, les titres du secteur des télécoms ont tous reculé : -1,25% à 15,39% en clôture pour Orange, -3,64% à 35,85 euros pour Bouygues, tandis qu'Iliad, maison-mère de Free, se repliait de 2,69% à 226,15 euros, et SFR de 1,82% à 36,99 euros, dans un marché en baisse de 1,34%.

De sources concordantes, plusieurs points restent à régler tant entre les deux groupes qu'avec les autres parties prenantes de ces négociations entamées officiellement depuis le 5 janvier.

"Il reste en particulier deux points, la question de la prise de risque, en particulier pour Bouygues Telecom, si l'Autorité de la Concurrence ne valide pas l'accord trouvé ou demande d'autres contreparties, et la question de la valorisation, tant d'Orange que de Bouygues Telecom, en particulier du côté de l'Etat", a précisé à l'AFP une source proche des négociations.

Bouygues espère vendre sa filiale télécoms pour environ 10 milliards d'euros, le montant qu'avait mis sur la table Patrick Drahi, le magnat propriétaire de Numericable-SFR, lors d'une offre l'an dernier qui avait été rejetée.

Mais l'Etat, dont la participation au capital d'Orange, actuellement de 23%, sera diluée une fois l'accord conclu, souhaite revoir cette estimation à la baisse, ce qui jouerait mécaniquement sur la participation du groupe Bouygues au sein du nouvel ensemble, prévue aux alentours de 12%.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron "est en train de se raidir" sur cette question de la valorisation d'Orange, a souligné l'une des sources qui se sont confiées à l'AFP.

Autre point de blocage, la volonté de l'Etat que le groupe industriel accepte de ne pas augmenter sa participation au capital d'Orange et renonce à ses droits de vote double pendant plusieurs années, ce qui limiterait de fait son influence au sein de l'opérateur historique.

Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Economie s'est refusé à tout commentaire.

Le partage des actifs de Bouygues Telecom avec Iliad-Free, le groupe de Xavier Niel, et SFR du magnat Patrick Drahi, ainsi que la question des risques, en cas de rejet de l'accord par l'Autorité de la concurrence, restent également deux des sujets sur lesquels les discussions doivent se poursuivre.

- "Plus compliqué avec Xavier Niel" -

"Les choses sont assez claires avec (Patrick) Drahi, c'est un peu plus compliqué avec Xavier Niel en ce qui concerne la valorisation des actifs que Free pourrait récupérer", a expliqué à l'AFP une autre source proche des négociations.

Les opérateurs doivent notamment se répartir les salariés de Bouygues Telecom alors que l'Etat tient à ce que l'opération se fasse sans aucun licenciement et que les syndicats ont déjà exprimé leur inquiétude.

Free, qui devrait mettre la main sur le réseau de Bouygues Telecom et une partie des fréquences, pourrait reprendre en cas d'accord quelque 2.000 salariés. SFR, qui souhaite récupérer une partie des abonnés de son concurrent, reprendrait 1.000 à 1.500 employés, et Orange 4.000 environ, rapportent Les Echos.

Orange et Bouygues Telecom sont entrés en discussions le 5 janvier dernier en vue d'un rapprochement, qui referait passer de quatre à trois le nombre d'opérateurs en France, une situation que ces derniers appellent de leurs voeux pour regonfler leurs marges.

Tout accord devra ensuite être approuvé par l'Autorité de la concurrence qui sera attentive à préserver un niveau suffisant de compétition sur le marché des particuliers comme des entreprises.

En cas d'échec, SFR, Orange et Iliad ne devraient pas souffrir à court terme, puisque, comme l'ont démontré leurs résultats financiers 2015, ils ont redressé leurs comptes.

Bouygues Telecom en revanche, qui a creusé sa perte à 59 millions d'euros l'an dernier, sera à la peine pour continuer son chemin de façon autonome, et aura fort à faire pour remotiver ses troupes après une longue période d'incertitudes pour ses salariés.

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2016/03/3107:46
Prix à la consommation en hausse de 0,7% en mars, mais -0,2% sur un an

Les prix à la consommation ont augmenté de 0,7% au mois de mars par rapport à février, en raison notamment du "rebond saisonnier des prix des produits manufacturés après les soldes d'hiver", selon des estimations provisoires de l'Insee publiées jeudi.

Les prix à la consommation sur une période de douze mois sont toutefois toujours en baisse, de 0,2%, comme en février, la hausse des prix en ce début d'année étant plus faible que celle de début 2015.

Selon les premières estimations de l'Insee, "les prix de l’alimentation, en particulier ceux des produits frais, accélèreraient" en mars et ceux de l’énergie "augmenteraient après neuf mois consécutifs de baisse".

Sur un an, en revanche, l'inflation reste en territoire négatif en raison du "recul marqué des prix de l’énergie au cours des derniers mois ainsi que, dans une moindre mesure, de la baisse des prix des produits manufacturés. La hausse des prix des services sur un an resterait modérée".

L'institut ne publie pas de données provisoires pour les prix hors tabac ni pour l'indicateur d'inflation dite "sous-jacente", c'est-à-dire corrigé des variations saisonnières et débarrassé des phénomènes conjoncturels tels que la volatilité des prix de l'énergie.

L'inflation molle ou nulle, voire la baisse des prix en variation annuelle, est un phénomène quasiment généralisé en zone euro. La Banque centrale européenne s'efforce, jusqu'ici sans succès, de ranimer les prix pour éviter que la région ne tombe en déflation, un phénomène de baisse généralisée des prix et des salaires, sur fond de stagnation voire de récession économique.

Des clients dans une grande surface le 18 août 2015 à Luc-la-Primaube
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2016/03/3107:06
La Bourse de Paris toujours dans le rouge, sensible au pétrole

La Bourse de Paris continuait à reculer jeudi à la mi-journée (-1,12%), dans un marché préoccupé par le pétrole et se montrant prudent avant la publication vendredi du rapport mensuel sur l'emploi américain.

A 12H12 (10H12 GMT), l'indice CAC 40 perdait 49,51 points à 4.394,77 points, dans un volume d'échanges de 897 millions d'euros. La veille, il avait gagné 1,78%.

La place parisienne a ouvert en baisse puis n'a cessé de creuser ses pertes au cours de la séance.

"L'attentisme devrait l'emporter aujourd'hui, notamment parce que les prix du pétrole menacent de poursuivre leur repli", relèvent les analystes du courtier Aurel BGC.

Les cours du pétrole étaient de nouveau orientés à la baisse en Asie jeudi, les inquiétudes des investisseurs quant à l'excès d'offre compensant largement la hausse moins forte que prévue des réserves américaines.

De plus, les marchés se montraient nerveux "avant la publication des chiffres de l'emploi américain demain", note pour sa part John Plassard, de Mirabaud Securities.

Ces chiffres devraient en dire plus sur la vigueur de la première économie mondiale et seront comme toujours très importants pour la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Du côté des indicateurs, la baisse des prix à la consommation en zone euro a légèrement ralenti en mars sur un an, à -0,1%, contre un repli de 0,2% le mois précédent.

Les investisseurs se tourneront dans l'après-midi vers les Etats-Unis, où sont attendus les demandes hebdomadaires d'allocation chômage, l'indice PMI de Chicago ainsi qu'un discours du président de l'antenne de la Réserve fédérale de New York.

Parmi les valeurs, le secteur des télécoms souffrait du report de la décision sur un éventuel rapprochement entre Bouygues (-3,75% à 35,81 euros) et Orange (-2,08% à 15,27 euros), qui devrait intervenir d'ici la fin du week-end. Numericable-SFR lâchait pour sa part 3,78% à 36,25 euros et Iliad (maison mère de Free) 2,50% à 226,60.

EDF perdait 2,34% à 9,91 euros. Le chantier du réacteur nucléaire nouvelle génération EPR en construction à Flamanville (Manche) est à plus de 80% achevé, a indiqué le groupe.

Engie cédait 1,37% à 13,65 euros, après avoir annoncé qu'il allait investir près de 100 millions d'euros d'ici à 2020 pour développer le gaz naturel comme carburant pour les camions en Europe.

Neopost était pénalisé (-5,53% à 18,96 euros) par un abaissement de sa recommandation, à "neutre", contre "acheter" auparavant, par Natixis.

Maurel et Prom bondissait de 5,41% à 3,12 euros, après avoir évolué un temps dans le rouge. Le groupe a publié des résultats négatifs en 2015, affecté par la forte chute des prix du pétrole qui l'ont conduit à procéder à des dépréciations d'actifs.

Metabolic Explorer reculait de 0,51% à 1,95 euros, alors que le groupe espère signer en 2016 des accords commerciaux après l'échec l'an dernier du partenariat avec le coréen SK Chemicals, qui a pesé sur les comptes de l'entreprise de chimie végétale.

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    2016/03/3107:01
    Consommation des ménages en hausse de 0,6% en février en France

    Les dépenses de consommation des ménages en biens ont continué de progresser en février, enregistrant une hausse de 0,6% après 1,0% en janvier, a annoncé jeudi l'Insee dans un communiqué.

    Cette hausse est due principalement au rebond des achats de produits alimentaires et à l'accélération des dépenses en biens d'équipement du logement, précise l'institut statistique. Les dépenses de consommation dépassent ainsi leur précédent plus haut niveau atteint début 2011.

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    2016/03/3104:16
    Mobilisation en nette hausse contre la loi travail dans une ambiance parfois tendue

    Les concessions du gouvernement sur le projet de loi travail n'ont pas calmé la colère: salariés, étudiants et lycéens ont défilé jeudi beaucoup plus nombreux que le 9 mars dans toute la France pour réclamer le retrait d'un texte jugé trop libéral, lors d'une mobilisation émaillée de violences.

    Entre près de 390.000 personnes selon les autorités, 1,2 million, dont 200.000 jeunes, selon les organisateurs, ont manifesté dans 250 villes, "avec plusieurs milliers d'arrêts de travail", à l'appel de sept syndicats de salariés et d'étudiants (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, FIDL, UNL).

    Lors de la précédente journée de mobilisation, le 9 mars, à l'appel des mêmes organisations, les autorités avaient recensé 224.000 manifestants, et les organisateurs entre 400.000 et 500.000.

    A Paris, la préfecture de police dénombré ce jeudi entre 26.000 et 28.000 manifestants, sensiblement le même chiffre que le 9 mars.

    Manifestation le 31 mars 2016 contre la loi El Khomri à Paris

    Les sept syndicats ont déjà appelé à "amplifier l'action", mardi 5 avril "en direction des parlementaires, le samedi 9 avril et après, jusqu'au retrait de ce projet de loi", a annoncé la CGT.

    Des heurts ont éclaté en marge des cortèges. Dans la capitale, des jeunes cagoulés ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, de même qu'à Rennes ou Grenoble. A Nantes, certains ont affronté la police qui a fait usage de canons à eau. En tout, 77 personnes ont été interpellées, et 33 personnes blessées, dont 31 policiers.

    Le cortège parisien a défilé sous la pluie, de la place d'Italie à celle de la Nation, derrière Philippe Martinez (CGT), Bernadette Groison (FSU), Jean-Claude Mailly (FO) et William Martinet (Unef). "Code du travail: retrait du projet de loi El Khomri", proclamait la banderole de tête.

    Quelques centaines de personnes étaient réunies vers 19H00 place de la République à Paris pour prolonger le mouvement, autour notamment d'une assemblée citoyenne.

    La journée a également été marquée par des grèves dans les transports (SNCF, Air France...), à la Tour Eiffel, à l'Opéra de Paris, chez EDF, dans la fonction publique, la presse, et par de nombreux blocages de lycées et d'universités.

    "ll faut que le gouvernement prenne en compte ce qui se passe", a déclaré Philippe Martinez.

    Parmi les slogans: "Loi travail, t'es foutue, la jeunesse est dans la rue", "Touche pas à mon code", "1916: chair à canon, 2016: chair à patrons", ou encore "Non au retour à Germinal, oui à la grève générale".

    Des manifestants renvoient des grenades lacrymogènes vers les forces de police le 31 mars 2016 à Rennes

    Muriel, 56 ans, est venue manifester "pour les jeunes qui risquent d'être encore plus précarisés que nous, contre ce gouvernement qui propose des lois libérales. Je (...) pensais avoir voté pour un gouvernement de gauche". Pour Alain, retraité, "la facilité pour licencier va à l'encontre des droits des travailleurs: il y a déjà eu la loi Macron ; là, c'est le summum".

    Zacharia, lycéen à Bondy, reproche au projet de loi "les chances de se faire licencier".

    Des "frondeurs" du PS comme Christian Paul ont participé au défilé, où étaient annoncés également des députés écologistes, dont l'ancienne ministre Cécile Duflot.

    - Un texte 'toxique' -

    Face au tollé, jusque dans les rangs de la majorité, le gouvernement est revenu mi-mars sur certaines dispositions (plafonnement des indemnités prud'homales, décisions unilatérales de l'employeur).

    Loi travail : modifications au projet

    Mais pour les syndicats à l'initiative de la mobilisation, le texte "reste toxique pour les salarié-es". Outre la "facilitation" des licenciements, ils contestent la "philosophie" même du texte, qui consacre la primauté de l'entreprise sur l'accord de branche, et fait craindre un "moins-disant" pour les salariés.

    Pour Karine Berger, députée PS et membre du Bureau national, les oppositions "à prendre très au sérieux", "témoignent d'un vrai malaise social".

    La ministre du Travail, Myriam El Khomri, continue de défendre une "loi nécessaire et juste".

    Manuel Valls a dit "assumer ses différences" avec la CGT et FO lors des questions au gouvernement au Sénat: "nous avons souhaité privilégier, comme des organisations syndicales qui ne manifestent pas aujourd'hui, qu'on appelle réformistes, que la négociation soit d'abord dans l'entreprise et bien sûr dans les branches", a-t-il plaidé.

    Vraisemblablement la dernière du quinquennat, cette réforme est également l'une des plus décriées, comme l'a été la loi Macron, ou la révision constitutionnelle, que François Hollande a dû abandonner.

    Si un consensus se dessine entre plusieurs syndicats (CFDT, CFE-CGC et CFTC) pour la réécriture de certains articles (licenciement économique, compte personnel d'activité) à l'Assemblée nationale, lors des débats prévus début mai, le patronat réclame, lui, un "retour à la première version".

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    2016/03/3100:19
    Argentine: feu vert du parlement à l'accord sur les fonds "vautours"

    Le Parlement a adopté une loi autorisant le gouvernement à solder avec des fonds spéculatifs le contentieux sur la dette hérité de la crise économique de 2001, une victoire politique pour le nouveau président Mauricio Macri.

    Après la Chambre des députés, le Sénat argentin a voté dans la nuit de mercredi à jeudi. Cinquante-quatre sénateurs ont voté le texte, 16 se ont refusé de donner leur feu vert au versement de 4,6 milliards de dollars aux fonds procéduriers menés par NML Capital et Aurelius, et à une une émission de dette de 12,5 milliards de dollars.

    Conclu fin février, cet accord "donne à l'Argentine la possibilité d'en finir avec ce conflit" qui empêchait jusqu'ici le pays sud-américain de lever des fonds sur les marchés internationaux de capitaux, a souligné le président argentin avant de s'envoler pour Washington.

    Manifestastion le 15 mars 2016 à Buenos Aires contre la loi sur la dette

    Après le défaut de paiement de la 3e économie d'Amérique latine fin 2001, une restructuration de la dette avait été approuvée par 93% des créanciers.

    contre lMais 7% des détenteurs de titres argentins avaient refusé la décote de 60 à 70% et entamé des procédures judiciaires aux Etats-Unis, car une partie de la dette avait été émise sur la place financière de New York.

    - 25 fois la mise -

    Pour les fonds "vautours", c'est le jackpot. Le fonds NML du milliardaire américain Paul Singer devrait par exemple empocher 2 milliards de dollars pour des titres rachetés à la fin des années 2000 pour 80 millions de dollars, soit 25 fois la mise.

    Alors que 93% des créanciers ont accepté de ne toucher que 30 à 40% de la valeur des bons, après la faillite de l'Argentine en 2001, pour permettre au pays de se redresser, les fonds "vautours" ont obtenu 75%, en s'appuyant sur la décision d'un tribunal américain.

    Le président artgentin  Mauricio Macri le 1er mars 2016 à Buenos Aires

    Au pouvoir depuis trois mois, le nouveau président de centre-droit a mené tambour battant des réformes pour éliminer les mesures protectionnistes introduites par les ex-présidents Nestor et Cristina Kirchner, qui ont gouverné le pays de 2003 à 2015.

    Après l'abolition du contrôle des changes et des limitations aux importations, une dévaluation du peso, une baisse de la fiscalité pour les secteurs productifs, le pays sud-américain devient plus attractif pour les investisseurs étrangers.

    L'adoption du texte est une victoire politique pour le nouveau président, dont la coalition est en minorité dans les deux chambres du congrès.

    "C'est une preuve de maturité. C'est important car le monde nous regarde (...) L'Argentine a récupéré sa crédibilité et la confiance, ce qui va relancer les investissements", a poursuivi le chef de l'Etat argentin lors d'un entretien télévisé.

    - Autres défis -

    Tourner la page du défaut de paiement de 2001, était une étape capitale dans le tableau de marche de la nouvelle administration.

    Cristina Kirchner avait refusé toute concession aux fonds "vautours", estimant que tous les créanciers devaient être remboursés dans les mêmes conditions.

    Ce succès parlementaire de M. Macri laisse apparaître des divisions au sein de l'opposition péroniste. Surtout, il démontre que l'ex-présidente Cristina Kirchner n'est pas en mesure de contrarier l'action du gouvernement.

    Après le règlement de ses dettes vis à vis du FMI, de la Banque mondiale, du Club de Paris et l'indemnisation de Repsol pour la nationalisation d'YPF, sous l'administration Kirchner, Mauricio Macri signe un solde de tous comptes.

    La sénatrice du Front pour la victoire (FPV, opposition de gauche) María Ester Lobato a voté contre et souligne que les restructurations de 2005 et 2010 "ont été justes et équitables, ce qui n'est pas le cas de ce qu'on veut faire maintenant".

    Roberto Lavagna, ministre argentin de l'Economie au moment de la restructuration de la dette de 2005, juge l'accord conclu par le gouvernement Macri avec les fonds spéculatifs "mauvais et extrêmement coûteux".

    Le gouvernement répond qu'il paie le prix de la négligence de la précédente administration et du peu d'empressement mis à résoudre le problème, alors que les intérêts couraient.

    Juan Pablo Ronderos, de l'institut économique Abeceb, estime que l'accord "est un pas en avant" mais que cela ne solutionne pas pour autant les difficultés de l'économie argentine.

    Les prochains défis du nouveau gouvernement seront de relancer une économie au ralenti et de lutter contre une inflation endémique, d'environ 30% en 2015.