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Prolongation ou arrêt des centrales, constructions difficiles, prise en charge des risques: le nucléaire français est...

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2016/04/0508:38
Borsalino veut renouer avec sa grandeur d'antan

Un patron peu scrupuleux avait plongé le chapelier italien Borsalino dans la tourmente. Mais un groupe d'investisseurs est aujourd'hui bien décidé à relancer cette marque mythique en conservant ce qui en a fait son succès: fabrication à la main et traditions ancestrales.

Visiter l'usine Borsalino d'Alexandrie, dans le nord de l'Italie, c'est un peu comme remonter le temps.

Deux machines impressionnantes, datant de 1857, font l'objet de toutes les attentions: ce sont elles qui transforment les poils de lapin en ce duvet soyeux dont est fait le célèbre chapeau qui a été porté par les plus grandes stars et immortalisé par Alain Delon et Jean-Paul Belmondo.

Après une nuit ou deux de repos, les poils, dans un nuage vaporeux, sont projetés sur un cône en mouvement et aspergés d'eau: le Borsalino est né. Il sera ensuite travaillé de multiples fois, avec eau et vapeur, pour réduire sa taille et donner consistance à la matière.

"Nous croyons beaucoup au monde du luxe artisanal: on parle ici d'une vraie manufacture, c'est du fait main, avec un sens du détail", explique Edouard Burrus, vice-président du fonds d'investissement Haeres Equita.

Avec son associé Philippe Camperio, il a lancé en mai 2015 une procédure en vue d'acquérir le chapelier qui fêtera l'an prochain ses 160 ans et produisait plus de 2 millions de chapeaux par an dans les années 1920.

Le 16 mars, la justice italienne a donné son feu vert à la procédure de concordat et au plan de paiement des créanciers par Haeres Equita, qui s'est entouré d'un collectif d'investisseurs italiens et internationaux.

Les prix du Borsalino varient entre 200 et 600 euros selon les modèles

L'objectif: faire oublier les "années difficiles" et "redonner sa grandeur d'antan et assurer un avenir serein" au chapelier, "l'une des dernières entreprises du luxe encore indépendantes".

La société, dont l'ancien patron, Marco Marenco, recherché pour fraude et évasion fiscale, a été arrêté il y a un an en Suisse, était, lorsqu'elle a été récupérée par la nouvelle équipe, endettée à hauteur de 30 millions d'euros.

La maison avait perdu la confiance des fournisseurs, dont certains ne livraient plus, ce qui a entraîné "une baisse de la qualité" qui a elle-même découragé les clients, explique Edouard Burrus.

- "Regain de confiance" -

Mais depuis la médiatisation de la procédure de reprise, "nous sentons un vrai regain de confiance des clients et des fournisseurs, qui nous livrent à nouveau la bonne qualité et quantité de matière première", ajoute-t-il.

Le célèbre chapeau a été porté par les plus grandes stars et immortalisé par Alain Delon et Jean-Paul Belmondo.

Dans l'usine d'Alexandrie, où travaillent 114 personnes, les ouvriers sont soulagés.

"Cela fait une trentaine d'années que je travaille ici (...). Ce n'est pas un travail mécanique, style chaîne de montage, chaque chapeau a besoin d'attention, passe par mes mains, pour moi c'est une très belle chose", explique Giovanni Zamirri, chargé de donner sa forme à chaque couvre-chef.

Pour fabriquer un fedora, sept semaines et 52 étapes sont nécessaires.

Après un chiffre d'affaires de 15,5 millions d'euros en 2015, réalisé principalement en Europe, au Japon, et maintenant aux Etats-Unis, Borsalino compte atteindre les 17 millions cette année, avec la vente de ses chapeaux en feutre --dont une partie est destinée aux juifs orthodoxes, une activité représentant 10% de son chiffre d'affaires-- mais aussi de panamas et des couvre-chefs en textile.

"Le groupe vend aujourd'hui environ 150.000 chapeaux par an et nous avons une demande pour 220.000", note M. Burrus. Le groupe souhaite donc "augmenter sa production et étoffer ses équipes", tout en se développant sur des marchés pour l'instant sous-exploités comme les Etats-Unis.

Parallèlement, "notre objectif est de rajeunir le produit, de lui donner un aspect plus +trendy+, alors qu'on sent véritablement le retour du chapeau", souligne-t-il.

Le Borsalino, dont les prix varient entre 200 et 600 euros selon les modèles, a "un peu une image old-school", et "en-dessous de 25 ans, les jeunes ne connaissent pas la marque", dit-il. Une situation que les repreneurs entendent bien changer.

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2016/04/0508:23
Gemalto annonce le départ de son directeur général Olivier Piou

Le spécialiste français de la sécurité numérique Gemalto, numéro un mondial de son secteur, a annoncé mardi le départ prévu fin août de son directeur général Olivier Piou, qui dirigeait la société depuis 18 ans.

Il sera remplacé par Philippe Vallée, actuellement directeur général adjoint du groupe, tandis que M. Piou restera au conseil en tant que membre non exécutif, a précisé Gemalto dans un communiqué.

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2016/04/0507:59
AccorHotels continue sa croisade contre Airbnb avec l'achat du britannique onefinestay

Deux mois après avoir pris une participation dans deux plateformes digitales de location d'appartements et de villas, l'hôtelier français AccorHotels a annoncé mardi avoir acheté pour 148 millions d'euros le site britannique spécialisé dans la location de résidences de luxe onefinestay, une manière de se positionner face à Airbnb.

Onefinestay est une entreprise "qui s'est mise dans un créneau idéal que personne n'avait fait jusqu'à maintenant, réussissant à allier le monde de l'économie collaborative, avec des appartements qui appartiennent à des privés, à un service extrêmement raffiné, équivalent à celui d'un hôtel 5 étoiles, opéré par les équipes" de la société, a détaillé le PDG d'AccorHotels, interrogé sur BFM Business mardi.

Le leader européen de l'hôtellerie compte investir 64 millions d'euros supplémentaires dans cette société qui gère un portefeuille de 2.600 demeures situées dans les quartiers les plus recherchés de Londres, New York, Paris, Los Angeles et Rome, "afin d'accélérer le développement international de l'entreprise", indique un communiqué.

Le groupe ambitionne de s'implanter dans 40 nouvelles métropoles au cours des cinq prochaines années.

"Ce n'est pas une plateforme digitale, c'est une plateforme industrielle, opérationnelle, qui est devenue leader mondial en 5 ans (...). On a regardé ce qui se passe autour de nous depuis deux ans: quand ces sociétés ont prouvé qu'elles ont une marque et un service que les gens reconnaissent, il faut y aller à fond, il faut y investir, et ne pas se réveiller dans 5 ans", a décrit M. Bazin.

Cette acquisition britannique intervient deux mois après une prise de participation dans les sociétés Oasis Collections et Squarebreak, deux plateformes digitales respectivement destinées à la location d'appartements et de villas haut de gamme.

- Appartements de luxe -

Le groupe hôtelier a pris 30% du capital d'Oasis Collections, créée en 2009 à Buenos Aires, qui propose des hébergements et des services personnalisés aux clients sur le continent américain et en Europe, et 49% de Squarebreak, start-up française créée en 2013 proposant des séjours dans des propriété privées haut de gamme, principalement en France, en Espagne et au Maroc.

Sébastien Bazin a assuré qu'"il n'est pas question de descendre dans un segment dans lequel il n'y a pas de contenu de service car le groupe AccorHotels a la particularité de savoir associer du service dans un volume qui est une chambre d'hôtel ou chez vous". Il a rappelé les énormes "enjeux de la location d'appartements des 40 grandes métropoles mondiales" dans les années à venir.

"Ce qui est très important c'est que sur les plateformes AccorHotels.com il va être possible de trouver des chambres d'hôtels ainsi qu'un certain nombre d'appartements de luxe", s'est félicité le dirigeant.

Depuis son arrivée à la tête du groupe en août 2013, l'ex-financier Sébastien Bazin a fait sa priorité de renforcer AccorHotels face à la montée des sites de réservations hôtelières, tels que Booking.com ou TripAdvisor et la plateforme de location Airbnb.

En juillet dernier, le groupe a ouvert sa plateforme de réservation en ligne aux hôteliers indépendants, à qui il propose des taux de commission inférieurs à ceux des agences de réservation en ligne. Des offensives qui découlent notamment du plan d'investissement numérique de 225 millions d'euros présenté à Londres à l'automne 2014.

Créé en 2010 dans la capitale du Royaume-Uni, onefinestay propose en ligne aux voyageurs des résidences privées accompagnées d'une gamme de services sur mesure allant de l'accueil personnalisé à la mise à disposition d'une équipe.

Pour les propriétaires de ces demeures, le site propose une prise en charge totale couvrant "le marketing, la distribution, l'assurance de leurs propriétés ainsi que la sélection des hôtes et un service professionnel de nettoyage, de gestion et d'entretien".

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2016/04/0507:41
Lagarde: la reprise mondiale "trop lente" et "trop fragile"

La reprise économique mondiale reste "trop lente" et "trop fragile" face aux risques croissants liés au ralentissement chinois et à la morosité des pays développés, a estimé mardi la patronne du Fonds monétaire international Christine Lagarde.

"La bonne nouvelle, c'est que la reprise continue, nous avons de la croissance, nous ne sommes pas en crise. La moins bonne nouvelle, c'est que la reprise reste trop lente, trop fragile et que les risques qui pèsent sur sa durée de vie augmentent", a déclaré la dirigeante à Francfort, en Allemagne.

Dans une semaine, le FMI dévoilera ses nouvelles prévisions de croissance mondiale lors de son assemblée de printemps à Washington. "Je ne vais dévoiler aucun chiffre ici", mais "il y aura une légère révision" à la baisse par rapport à la dernière prévision, qui tale sur une croissance du PIB mondial de 3,4% en 2016, a prévenu la responsable de l'institution internationale.

"La dynamique de croissance a été perdue", a convenu Mme Lagarde dans son discours, citant le ralentissement chinois, l'effondrement du cours des matières premières et la reprise "plus modérée que prévu" dans beaucoup de pays riches.

Selon la dirigeante, l'incertitude économique est par ailleurs "exacerbée" par la menace du terrorisme et celle "silencieuse" des épidémies et par les guerres et persécutions qui poussent les populations à l'exil.

Face à cette situation, le FMI est "en mode alerte, mais pas en mode alarme", a estimé Mme Lagarde, appelant une nouvelle fois les grandes puissances à accélérer le rythme des réformes "structurelles", à maintenir des politiques monétaires accommodantes et à investir dans les infrastructures.

Il faut des "mesures décisives", a-t-elle martelé alors que les principaux pays industrialisés et émergents se réunissent les 14 et 15 avril à Washington pour un G20 Finances.

Mme Lagarde a également mis en garde contre la tentation du protectionnisme au moment où les prétendants à la Maison-Blanche rivalisent de critiques contre le libre-échange commercial et où la crise des migrants fait chanceler la liberté de circulation en Europe.

"Pour certains, la réponse est de se replier sur soi, (...) de fermer les frontières et de se recroqueviller dans le protectionnisme. Comme l'Histoire nous l'a montré à plusieurs reprises, ce serait une orientation tragique", a-t-elle estimé.

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2016/04/0507:29
"Panama Papers" : des proches de Marine Le Pen ont élaboré un "système offshore sophistiqué"

Il s'agit bien du Front national: Le Monde, poursuivant l'exploitation des documents des "Panama Papers", dévoile mardi un "système offshore sophistiqué" élaboré par des proches de Marine Le Pen, ainsi que de nouvelles révélations sur le patrimoine de son père, Jean-Marie Le Pen, fondateur du parti d'extrême droite.

Le quotidien français avait averti dès dimanche être en possession d'éléments reliant "un grand parti politique français" à ces révélations planétaires sur l'évasion fiscale. Le Front national lui-même avait anticipé cette publication, adressant lundi soir une "mise en garde" à "ceux qui, parmi la presse, seraient tentés de relayer des rumeurs". En vain.

L'enquête du Monde aborde plusieurs points qui intéressaient déjà la justice française. Elle permet, selon le quotidien, de "mettre au jour un système de dissimulation d'avoirs financiers, organisé dans des centres offshore d'Asie et des Caraïbes par le premier cercle de fidèles" de Marine Le Pen.

Au centre de ce "système", Frédéric Chatillon, président de la société prestataire du FN, Riwal, déjà mis en examen dans l'enquête sur le financement des campagnes 2012 du Front national. Un virement de 300.000 euros vers Hong Kong puis Singapour apparaît effectivement dans ce dossier, sans que les enquêteurs n'aient pu démontrer que les sommes sont revenues dans les caisses du FN.

Le majordome de Jean-Marie Le Pen - le fondateur du FN, ici le 20 novembre 2015 à Saint-Cloud- est l'ayant-droit d'une société offshore, Balerton, enregistré par la fameuse firme panaméenne Mossack Fonseca

Le journal écrit par ailleurs que Gérald Gérin, majordome de Jean-Marie Le Pen, reconnaît être l'ayant-droit d'une société offshore, Balerton, enregistré par la fameuse firme panaméenne Mossack Fonseca.

"La cellule anti-blanchiment de Bercy, Tracfin, a trouvé de multiples éléments reliant cette société, dotée de 2,2 millions d'euros, à Jean-Marie Le Pen" selon Le Monde. Mais selon M. Gérin, cet argent "n'a rien à voir" avec le fondateur du FN, dont le patrimoine est passé au crible par la justice française.

S'agissant du FN, toute cette affaire n'est que "diffamation", rétorquait dès lundi soir le vice-président du parti, Florian Philippot : le FN, chantre de la préférence nationale, est un "parti assez pauvre" et n'a "pas de compte offshore ou Panama ou je ne sais quoi". Quant à Frédéric Chatillon, "il n'a aucune responsabilité au FN".

- "Un extravagant fantasme" -

Selon Le Monde, "en 2012, juste après l'élection présidentielle, Frédéric Chatillon s'organise, avec le concours de Nicolas Crochet (expert comptable habituel du FN, ndlr), pour faire sortir 316. 000  euros de Riwal et du territoire français". Naît alors un montage complexe passant notamment par l'acquisition d'une société écran basée à Hongkong, dont la maison mère est domiciliée aux îles Vierges britanniques via Mossack Fonseca.

Le système passe également par une société hongkongaise appartenant au frère de Nicolas Crochet.

En France, les juges d'instruction ont terminé leur enquête. A ce stade, elle n'a pas pu démontrer que ces sommes étaient revenues dans les caisses du Front national, selon une source proche du dossier.

Ancien président du GUD, une organisation étudiante d'extrême droite, Frédéric Chatillon, qui n'intervient jamais dans les médias, avait lui aussi pris les devants dès lundi et a encore protesté de sa bonne foi mardi en évoquant un "extravagant fantasme en marge de cette transaction très simple", dans une déclaration transmise à l'AFP par l'intermédiaire de son avocat.

Riwal, une société de communication qui a autrefois travaillé avec le régime de Bachar al-Assad, réalise des prestations de communication pour des candidats FN.

Ces révélations du Monde constituent un nouveau chapitre dans les multiples rapports du FN avec la justice. Outre l'affaire des financements de campagne, le parti est également soupçonné par le Parlement européen de faire travailler des assistants parlementaires à son siège de Nanterre. Un complot ourdi par "le socialiste allemand Martin Schulz", président du parlement, selon le FN.

Par ailleurs, les Le Pen sont en conflit entre eux: en octobre 2015, le patriarche a assigné le parti - dont il avait cédé les rênes à sa fille - pour obtenir sa réintégration, après en avoir été exclu pour de nouvelles déclarations sur les chambres à gaz. La justice avait dans un premier temps annulé sa suspension en tant qu'adhérent, puis suspendu le congrès par correspondance censé supprimer son titre de président d'honneur. Le FN s'est pourvu en cassation sur ce point et le "congrès physique" n'a donc toujours pas eu lieu.

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2016/04/0507:14
Loi travail: nouvelle mobilisation des jeunes, moins importante mais toujours tendue

Moins de lycées bloqués, mais des jeunes de retour dans la rue lors de défilés toujours sous tension, marqués par des dizaines d'interpellations: les organisations de jeunesse se sont à nouveau mobilisées mardi à l'occasion de l'arrivée de la loi travail à l'Assemblée nationale.

La plupart des syndicats étudiants et lycéens, qui rencontreront mercredi plusieurs ministres, demandent toujours le retrait du projet de réforme du Code de travail, et la mobilisation est entrée dans sa cinquième semaine.

A Paris, 3.200 à 3.400 jeunes ont défilé selon la préfecture de police, une mobilisation moindre que lors des précédentes journées organisées par les seuls mouvements jeunesse. Les manifestations des 24 et 17 mars avaient respectivement rassemblé environ 5.000 et 9.000 manifestants, selon la police.

Des jeunes rassemblés le 5 avril 2016 place de la Nation à Paris pour protester contre la loi travail

Lors d'un premier cortège informel dans la matinée, les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes puis chargé à plusieurs reprises pour disperser des groupes de jeunes qui jetaient des pierres, des bouteilles en verre et des oeufs, scandant "police partout, justice nulle part". Certains policiers étaient entièrement recouverts de peinture blanche, projetée par des manifestants. Au total, 130 personnes ont alors été interpellées pour "vérification d'identité", selon la police.

Le cortège officiel, mené par Jean-Claude Mailly (FO), Philippe Martinez (CGT), William Martinet (Unef) et des représentants des organisations lycéennes, a rassemblé dans l'après-midi jeunes et moins jeunes, de Bastille à Denfert-Rochereau.

"Je suis vieux, je suis au RSA, je fais des boulots à la con et la loi précarité va aggraver les choses", lance Pierre Bray, 60 ans, militant CGT. Julia, étudiante italienne de 22 ans, dit avoir "assisté à toutes les AG" de Paris 8, mais c'est sa "première manif". Elle se dit "contre les blocages" et préfère le mouvement "Nuit debout", qui réunit des centaines de personnes chaque soir depuis près d'une semaine place de la République, "une occupation ouverte, faite pour informer et partager".

La ministre du Travail Myriam El Khomri (g) et le Premier ministre Manuel Valls lors des questions au gouvernement le 30 mars 2016 à l'Assemblée nationale à Paris

Le ministère de l'Education nationale a recensé 34 lycées bloqués, contre quelque 170 jeudi, sur les 2.500 que compte la France. Un chiffre très éloigné de celui de l'Union nationale lycéenne (UNL), qui en répertorie 150.

La proviseure du lycée parisien Pierre-Gilles de Gennes a reçu un coup de pied dans le dos après avoir tenté de séparer des élèves lors d'une altercation, a signalé le rectorat de Paris. Elle a été prise en charge par les pompiers.

- Une nuit debout à Lyon -

Le président de l'Unef, William Martinet, à la sortie de Matignon le 11 mars 2016 à Paris

A Levallois-Perret, près de Paris, le hall du lycée Léonard-de-Vinci a été "détruit" par un incendie volontaire, selon le ministère, qui a annoncé l'ouverture d'une enquête.

Les chefs d'établissement n'ont fermé mardi aucun lycée par mesure de sécurité, contrairement à jeudi dernier.

L'entrée d'un lycée bloquée par des jeunes le 5 avril 2016 à Paris

A Rennes, où un gros millier de personnes, selon la préfecture, ont défilé en fin de matinée, des manifestants ont envahi les voies ferrées près de la gare, obligeant la SNCF à interrompre le trafic, pour la troisième fois en trois semaines. Des heurts avec les forces de l'ordre se poursuivaient dans l'après-midi.

Ils étaient 1.400 à Lyon, selon la police, et prévoyaient de passer une "Nuit debout" en centre-ville, sur le modèle des rassemblements parisiens.

Syndicats, lycéens et étudiants ont défilé à Bordeaux (800 personnes selon la police) dans le calme. Les cortèges étaient peu fournis à Strasbourg, actuellement en vacances scolaires comme Rennes, Amiens, Lille ou Nantes...

Mercredi, les ministres Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale et Enseignement supérieur), Myriam El Khomri (Travail) et Patrick Kanner (Jeunesse) recevront l'Unef, le syndicat étudiant à la pointe du mouvement, puis la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), qui ne s'oppose pas à la nouvelle version de la loi travail, et les organisations lycéennes.

Selon des sources proches du dossier, le gouvernement serait prêt à discuter de plusieurs revendications, avant un arbitrage de Manuel Valls la semaine prochaine. Parmi ces revendications figurent la surtaxation des CDD, la poursuite du versement des bourses quelques mois entre l'obtention du diplôme et le premier emploi, l'augmentation du nombre de place en BTS et une hausse de la rémunération des apprentis.

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2016/04/0507:07
La Bourse de Paris se maintient dans le vert tournée vers la Fed

La Bourse de Paris se maintenait en territoire positif mercredi à la mi-journée (+0,39%), tournée vers la Réserve fédérale américaine (Fed), dans un marché qui reste attentif au pétrole.

A 12H23 (10H23 GMT), l'indice CAC 40 prenait 16,64 points à 4.266,92 points, dans un volume d'échanges de 941 millions d'euros. La veille, il avait chuté de 2,18%.

La place parisienne a ouvert en hausse, décidant de poursuivre sur sa lancée en cours de séance.

"Le rendez-vous du jour est la publication des Minutes du dernier FOMC (comité de politique monétaire, ndlr)" de la Fed, soulignent les analystes du courtier Aurel BGC.

La publication du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine à 20H00 "devrait valider l'idée d'une remontée des taux directeurs américains en juin", estime pour sa part Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse.

De plus, selon lui, "les indices européens pourraient rebondir aujourd'hui après la pression baissière observée depuis fin mars sur les actions européennes" mais "le marché reste ingérable et imprévisible à très court terme".

Les investisseurs continuaient également à surveiller les cours du pétrole qui étaient bien orientés, en attendant la publication cet après-midi des stocks hebdo de pétrole brut.

Sur le front des valeurs, Air France-KLM reculait de 3,28% à 7,90 euros, pâtissant de l'annonce surprise du départ l'été prochain de son PDG, Alexandre de Juniac, qui va devenir directeur général de l'Association du transport aérien international (IATA).

Le secteur des matières premières était bien orienté. CGG bondissait de 4,92% à 0,64 euros, Technip prenait 1,40% à 46,74 euros, Total 0,73% à 38,63 euros et Vallourec 5,59% à 5,85 euros.

Ce dernier a par ailleurs enregistré une chute de 36% de son chiffre d'affaires au premier trimestre, qui ne remet pas en cause ses objectifs financiers pour l'année en cours.

Renault cédait 0,35% à 81,52 euros. Le constructeur automobile a annoncé qu'il allait réduire ses émissions d'oxyde d'azote (NOx) sur certains de ses modèles diesel, via des évolutions techniques qui seront appliquées sur ses véhicules en usine à partir du mois de juillet.

Vivendi gagnait 0,69% à 18,23 euros, alors que le groupe va lancer des productions internationales haut de gamme conçues spécialement pour mobiles, une première en forme de pari à l'heure du tout gratuit sur internet.

Zodiac Aerospace cédait 0,73% à 16,98 euros, alors que l'avionneur américain Boeing a choisi un nouveau fournisseur de sièges pour son best-seller, le monocouloir 737, mettant ainsi la pression sur l'équipementier français dont les retards ont affecté son activité.

HiMedia s'enfonçait de 7,25% à 7,16 euros. Le dirigeant de la société de marketing numérique, Cyril Zimmermann, a été assigné lundi en justice pour "mauvaise gestion et manque de transparence" par Benjamin Jayet et son fonds BJ Invest, ont indiqué les plaignants par communiqué.

Enfin, Lafuma chutait de 4,57% à 18,59 euros. Le groupe suisse Calida Holding, déjà actionnaire majoritaire du groupe de textile et d'équipements sportifs, a annoncé avoir acquis 11,63% supplémentaires du capital, portant ainsi sa participation à 71,55%.

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    2016/04/0507:02
    Grande-Bretagne: sous perfusion de Bruxelles, Toby Bulgin, éleveur du Norfolk, craint le Brexit

    Le visage anxieux de Toby Bulgin se reflète dans un étang de sa ferme, entourées de prairies marécageuses. Depuis l'annonce d'un référendum sur la sortie du Royaume Uni de l'Union européenne, il redoute des jours sombres pour un secteur agricole déjà mal en point.

    Dans ce domaine de la région de Norfolk (est de l'Angleterre), bêlements et chants d'oiseaux s'entremêlent.

    L'éleveur est rémunéré par l'UE pour maintenir une partie de son exploitation inondée et entretenir une réserve ornithologique, ce qui le contraint à réduire le nombre de bêtes par hectare exploité. Aujourd'hui, une interrogation plane sur ce contrat de dix ans signé l'année dernière.

    "Je n'arrive pas à imaginer que le gouvernement britannique mette en place une politique raisonnable pour aider les campagnes", s'inquiète l'éleveur au volant de son 4x4, inspectant son troupeau.

    Les fermes britanniques sont fortement subventionnées par la politique agricole commune (PAC) de l'UE. Outre ce programme environnemental, Bruxelles accorde des paiements aux agriculteurs qui varient en fonction du type et de la taille de leur exploitation.

    Selon un rapport de l'Institut pour une politique environnementale européenne (IEEP), chaque agriculteur britannique reçoit en moyenne un chèque annuel de 27.000 livres (34.000 euros), soit plus que le salaire d'un instituteur. Les subventions représentent 30 à 40% des revenus de Toby Bulgin. Mais pour d'autres exploitations, ce montant dépasse largement 50%.

    Le Premier ministre conservateur David Cameron fait campagne pour rester dans l'Europe, mais son parti se déchire sur le sujet, tout comme sur la question des subventions agricoles. Boris Johnson, le maire conservateur de Londres, pro-Brexit (sortie de l'UE), promeut par exemple un modèle libéral avec des subventions a minima.

    Toby Bulgin est rémunéré par l'UE pour maintenir une partie de son exploitation inondée et entretenir une réserve ornithologique, ce qui le contraint à réduire le nombre de bêtes par hectare exploité

    Toby enfonce sa fourche dans un tas de foin qu'il jette dans l'enclos des moutons. "Soit le consommateur doit payer plus pour manger, soit l'agriculteur doit être subventionné pour produire moins cher. Si nous n'avons pas de subventions alors que le reste de l'Europe en a, les fermiers ici iront droit au mur".

    - Angoisse de l'inconnu -

    Le secrétaire d'Etat à l'Agriculture, George Eustice, également en faveur d'une sortie de l'UE, se veut rassurant.

    Depuis l'annonce d'un référendum sur la sortie du Royaume Uni de l'Union européenne, Toby Bulgin redoute des jours sombres pour un secteur agricole déjà mal en point

    "Le gouvernement britannique va continuer de donner aux agriculteurs et à l'environnement autant de soutien, sinon plus, que ce qu'ils ont actuellement", a-t-il affirmé.

    Des mots qui veulent apaiser face à l'angoisse de l'inconnu.

    En cas de Brexit, il faudra au moins deux ans aux 28 pour négocier les termes de la sortie. "Les agriculteurs sont déjà dans une situation économique difficile", prévient Allan Buckwell, auteur du rapport de l'IEEP, et cette période d'incertitude risque selon lui d'inquiéter les investisseurs et de faire chuter les prix.

    "Il pourrait y avoir une dépression sérieuse, et même une récession dans le secteur agricole si rien n'est fait pour rassurer".

    Les fermes britanniques sont fortement subventionnées par la politique agricole commune (PAC) de l'UE

    Récemment, un millier d'agriculteurs ont battu le pavé londonien avec vaches et moutons pour protester entre autres contre l'effondrement du prix du lait. Selon les chiffres du gouvernement, les revenus des producteurs de lait ont dégringolé de 45% lors de la dernière année fiscale. Ceux des céréaliers ont également chuté de 24%.

    "On essaie de s'en sortir mais les supermarchés poussent tout à la baisse. L'industrie du boeuf mais aussi les cultures arables, le maïs, tout le monde est à genoux", déplore Yulita Parkes, une militante du groupe Farmers for Action qui a organisé la manifestation.

    Le secteur agricole reste malgré tout divisé. Au sein du groupe Farmers for Action, 50% sont contre une sortie de l'UE mais 50% sont au contraire pour. Mais pour Allan Buckwell, dans le secret des bureaux de vote, le choix sera rapide: "Beaucoup d'agriculteurs se laissent séduire par la rhétorique anti-européenne sur la régulation à outrance. Mais les poules ne votent pas pour les renards. Ils savent tous quel chèque ils touchent à la fin du mois".

    Toby Bulgin a déjà fait son choix, même s'il reste tiraillé. "Je suis britannique, je suis anglais. Mon coeur me dit, +sors de l'UE+. Mais ma tête dit qu'il faut y rester. Je ne crois pas que le gouvernement s'occupera de notre agriculture de la même manière que l'Europe le fait."

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    2016/04/0506:19
    "Panama papers": plusieurs pays ouvrent des enquêtes pour blanchiment

    Plusieurs pays ont ouvert des enquêtes pour blanchiment dans la foulée des révélations de l'opération "Panama papers", qui lève le voile sur un vaste système d'évasion fiscale impliquant hauts responsables politiques, sportifs ou milliardaires.

    Séisme politique en Islande, lancement d'enquêtes en France, en Espagne et en Australie, indignation de la Russie, démentis en cascade: les répercussions de la divulgation par une centaine de journaux dans le monde de quelque 11,5 millions de documents provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca ont été immédiates.

    Panama Papers: 9 mois d'enquête sur l'évasion fiscale

    La justice panaméenne a annoncé lundi soir l'ouverture d'une enquête sur les "faits décrits sous l'appellation +Panama papers+", qui devra établir si des infractions ont été commises, par qui, et identifier les éventuels dommages financiers. Le gouvernement de ce pays, régulièrement mis en cause pour l'opacité de son système financier, avait assuré dimanche qu'il "coopérerait vigoureusement" avec la justice.

    Des noms de l'entourage des présidents russe Vladimir Poutine, chinois Xi Jinping, syrien Bachar al-Assad ou du roi marocain Mohammed VI, apparaissent dans ces documents, ainsi que ceux de sportifs célèbres comme Michel Platini ou Lionel Messi.

    Panama Papers : les principaux leaders politiques épinglés

    Ce dernier, réfutant des "accusations injurieuses", a démenti toute évasion fiscale, affirmant que la société panaméenne créée par d'anciens conseillers fiscaux de sa famille n'avait même jamais eu de fonds.

    A Moscou, la réplique a été cinglante, visant directement les Etats-Unis: l'enquête a été menée notamment par des "anciens employés du département d'Etat, de la CIA et des services secrets" et compte plein d'"inventions", a accusé un porte-parole.

    La "cible principale" de l'enquête, selon laquelle des proches de Vladimir Poutine auraient détourné jusqu'à 2 milliards de dollars, serait la Russie et son président dans le but de "déstabiliser" le pays, a-t-il assuré.

    - Enquêtes du fisc -

    Le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson, qui aurait créé une société dans les îles Vierges britanniques pour y cacher des millions, est aussi dans la tourmente: il a exclu de démissionner, malgré les milliers de manifestants à Reykjavik lundi soir. Une motion de censure a été déposée par l'opposition, qui sera soumise au vote à une date indéterminée.

    Alors que recourir à des sociétés "offshore" n'est pas illégal en soi, plusieurs personnalités évoquées dans les "Panama papers" ont tenté de se dédouaner.

    Le président argentin M. Macri, le Cheikh Khalifa émir d'Abou Dabi et président des E.A.U., le roi d'Arabie saoudite Salman bin Abdulaziz, le président ukrainien Petro Porochenko et le Premier ministre islandais, Sigmundur D. Gunnlaugsson

    En Ukraine, sans nier l'existence de comptes aux îles Vierges Britanniques, le président Petro Porochenko a ainsi assuré respecter la loi à la lettre.

    En Argentine, le président Mauricio Macri, cité comme directeur d'une entreprise basée aux Bahamas, a lui aussi nié toute irrégularité.

    Également mise en cause pour des biens immobiliers à Londres gérés via le cabinet panaméen, la famille du Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif s'est défendue de tout acte illégal.

    Plusieurs gouvernements ont déjà engagé des procédures. La justice française a ouvert une enquête pour "blanchiment de fraudes fiscales aggravées", les pratiques dévoilées étant "susceptibles de concerner des résidents fiscaux français".

    En Espagne, la justice mais aussi le fisc ont ouvert des enquêtes, et le fisc néerlandais promet de s'intéresser aux possibles cas d'évasion fiscale. L'Australie a lancé des investigations sur 800 clients de Mossack Fonseca.

    Près d'une trentaine de banques allemandes, parmi lesquelles Deutsche Bank et Commerzbank, auraient eu recours aux services de Mossack Fonseca, selon le Süddeutsche Zeitung, le quotidien qui a obtenu le premier les documents cryptés, transmis par un lanceur d'alerte dont l'identité est secrète.

    - 'Côté obscur' -

    Plusieurs ONG anti-corruption ont appelé à l'interdiction pure et simple des sociétés écrans anonymes, à l'instar de Transparency International pour qui elles représentent "le côté obscur du système financier mondial".

    Les journaux promettent d'égrener les révélations au fil des jours.

    Haut en bas, gauche à droite: portraits d'archives du footballeur argentin Lionel Messi, du  golfeur anglais Nick Faldo, de l'ex-footballeur chilien Ivan Zamorano, du footballeur argentin G. Heinze, de Michel Platini et Jérôme Valcke

    Sur la liste hétéroclite du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), au-delà des responsables politiques, figurent aussi des célébrités comme l'acteur hong-kongais Jackie Chan, le cinéaste espagnol Pedro Almodovar, des personnalités du sport comme le golfeur Nick Faldo et même un membre de la commission d'éthique de la Fifa.

    Le quotidien Le Monde s'est engagé à divulguer le nom d'un "grand parti politique français".

    L'émission télévisée française Cash Investigation promet aussi de dévoiler des informations sur plusieurs personnalités, dont l'homme d'affaires Patrick Drahi, mais aussi sur les pratiques de la banque Société Générale.

    A travers le monde, plus de 214.000 entités offshore sont impliquées dans les opérations financières dans plus de 200 pays et territoires selon les révélations du consortium, qui couvrent une période de près de 40 ans allant de 1977 à 2015.

    Pour le cabinet d'avocats Mossack Fonseca, leur publication est un "crime" et une "attaque" contre le Panama.

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    2016/04/0505:52
    ArcelorMittal boucle une augmentation de capital de 3 milliards de dollars

    Le groupe sidérurgique et minier ArcelorMittal a annoncé mardi avoir bouclé une augmentation de capital de 3 milliards de dollars, une opération destinée à réduire son endettement.

    Le groupe, qui proposait une forte décote par rapport au cours de son titre, souligne dans un communiqué qu'1,6 milliard d'actions nouvelles ont été souscrites, ce qui correspond "à un taux de souscription total de 126,9%".