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Des dirigeants politiques, des célébrités de premier plan et des dizaines de milliardaires figurent parmi les personn...

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2016/04/0401:40
Paradis fiscaux: une "attaque" contre le Panama

L'enquête réalisée par plus de 100 journaux sur des avoirs dans les paradis fiscaux de responsables politiques ou personnalités de premier plan est un "crime" et une "attaque" contre le Panama, a affirmé dimanche le patron du cabinet d'avocats Mossack Fonseca.

"C'est un crime, un délit", a déclaré à l'AFP Ramon Fonseca Mora, directeur et un des deux fondateurs de Mossack Fonseca, après la divulgation de documents regroupés sous la dénomination "Panama papers" et provenant de ce cabinet d'avocats panaméen, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore.

L'enquête planétaire sur 11,5 millions de documents a révélé des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan, notamment dans l'entourage de Vladimir Poutine mais aussi dans le monde du sport.

Selon M. Fonseca, âgé de 64 ans, "c'est une attaque contre Panama car plusieurs pays n'apprécient pas que nous soyons très compétitifs pour attirer les entreprises". "Il y a deux manières de voir le monde: la première est d'être compétitif et la seconde de créer des impôts" a-t-il déclaré, ajoutant qu'"il y a une guerre entre les pays ouverts, comme le Panama, et les pays qui taxent de plus en plus leurs entreprises et leurs citoyens".

"Les documents montrent que les banques, les cabinets d'avocats et autres acteurs opérant dans les paradis fiscaux oublient souvent leur obligation légale de vérifier que leurs clients ne sont pas impliqués dans des entreprises criminelles", a affirmé le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) qui a coordonné l'enquête.

Juergen Mossack, l'autre fondateur du cabinet d'avocats, créé il y a une trentaine d'années, est né en Allemagne en 1948, avant d'émigrer au Panama avec sa famille où il a fait ses études de droit.

Les deux avocats ont d'abord ouvert leur cabinet aux Iles Vierges britanniques avant de revenir à Panama lorsque celles-ci ont été contraintes, sous la pression internationale, d'abandonner le système des actions au porteur anonymes.

Le gouvernement du Panama a lui assuré dimanche qu'il "coopérera vigoureusement" avec la justice en cas d'ouverture d'une procédure judiciaire.

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2016/04/0321:14
Le FMI estime être encore loin d'un plan acceptable pour la Grèce

La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a estimé dimanche que les discussions sur la dette grecque étaient encore loin d'avoir abouti à un programme acceptable par le Fonds.

"Ma vision des négociations en cours, c'est que nous sommes encore à une bonne distance d'un programme cohérent que je puisse présenter à notre conseil d'administration", écrit-elle dans une lettre au Premier ministre grec Alexis Tsipras rendue publique sur le site internet du FMI.

Elle y répond à une demande d'explications d'Athènes après la publication par Wikileaks d'un document sur les négociations en cours entre Athènes et ses créanciers, où des représentants du Fonds évoquent un éventuel défaut du pays.

Dans sa lettre, Christine Lagarde rappelle avoir déjà indiqué à plusieurs reprises que le Fonds ne pouvait soutenir "qu'un programme qui soit crédible et basé sur des hypothèses réalistes", faute de quoi "il échouerait à rétablir la confiance" et forcerait la Grèce à adopter encore plus de mesures d'ajustement.

"Bien sûr, toute spéculation sur le fait que les équipes du FMI envisageraient d'utiliser un événement de crédit comme tactique de négociation est simplement absurde", poursuit Christine Lagarde.

"Le FMI conduit ses négociations de bonne foi, pas par des menaces, et nous ne communiquons pas par l'intermédiaire de fuites", assure-t-elle.

Wikileaks a publié ce que l'organisation présente comme la transcription d'une conférence téléphonique tenue le 19 mars entre notamment Poul Thomsen, chef du département Europe du Fonds, et Delia Velculescu, chef de mission du FMI pour la Grèce.

Ils discutent de la stratégie à adopter dans les négociations, qui achoppent notamment sur la réforme des retraites et la réforme fiscale.

Se plaignant de la lenteur des pourparlers et des différences entre les prévisions économiques pour la Grèce des Européens et celles du FMI, M. Thomsen interroge: "Qu'est-ce qui va amener au point de décision? Dans le passé, il n'y a eu qu'une fois où la décision a été prise et c'est quand ils (les Grecs) allaient sérieusement manquer d'argent et être en défaut".

"Et il est possible que cela se passe à nouveau. Et dans ce cas ça traîne jusqu'en juillet et clairement les Européens ne vont pas discuter pendant le mois avant le Brexit", ajoute-t-il en référence au référendum britannique sur une possible sortie de l'UE, prévu le 23 juin.

"Je conviens avec vous que des négociations fructueuses se construisent sur la confiance mutuelle, et l'incident de ce week-end m'a rendu inquiète sur notre capacité à effectivement faire des progrès dans un climat d'extrême sensibilité aux déclarations de l'une ou l'autre des parties", écrit encore Christine Lagarde au Premier ministre grec.

Elle dit néanmoins avoir décidé d'autoriser les experts du FMI à retourner à Athènes pour poursuivre les discussions, précisant que l'équipe "comprend du personnel expérimenté, qui a ma confiance totale et mon soutien personnel".

"Pour qu'il puissent faire leur travail, comme vous nous y avez invité, il est essentiel que vos autorités assurent un environnement qui respecte le caractère privé de leurs discussions internes et prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir leur sécurité personnelle", prévient-elle toutefois.

Les discussion entre la Grèce et le quartet représentant ses créanciers --Commission européenne, FMI, BCE et le fonds de soutien de la zone euro (MES)-- doivent reprendre lundi après deux semaines de pause.

Le gouvernement grec de gauche accuse régulièrement le FMI de se livrer à une surenchère d'austérité contreproductive, alors même que son pays doit faire face en première ligne à la crise migratoire.

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2016/04/0320:29
Loi travail : 4e "Nuit Debout" place de la République à Paris

Pour la quatrième nuit consécutive depuis la journée de mobilisation contre la loi travail, des centaines de personnes du mouvement "Nuit Debout" occupaient dimanche soir la place de la République à Paris, avec l'intention d'être là le lendemain encore, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Nous sommes 2.000!", a annoncé une bénévole au micro devant la foule, certains assis en tailleur sur les pavés de la place du centre de la capitale.

Le collectif Nuit Debout, associé au DAL (Droit au Logement), a obtenu l'autorisation d'occuper la place jusqu'au 4 avril, a-t-on appris de source policière.

"Salaire à vie", "démocratie par tirage au sort", "baisse des hauts revenus", "embauche de tous les chômeurs", "destruction globale du système capitaliste", les revendications sont diverses et les participants se succèdent au mégaphone pendant l'AG qui dure plus de deux heures.

"Y'a des utopistes parmi nous?", interroge l'un d'entre eux. Et le public de réinventer les applaudissements en répondant en agitant les mains en l'air.

"Nous ne sommes pas des bisounours, on est des optimistes, le monde dont on rêve, il est là", s'enthousiasme une jeune femme.

Certains rêvent ici de "réécrire la Constitution" et réclament "la démission du gouvernement".

Ce mouvement spontané est apparu dans la foulée de rassemblements convoqués par des organisations syndicales, étudiantes et lycéennes pour demander le retrait du projet de loi sur le travail.

Mais le mouvement agrège aussi, sous le hashtag #NuitDebout sur les réseaux sociaux, d'autres revendications politiques ou sociales. Et nombre de participants y voient l'amorce d'un phénomène informel comme les mouvements "Occupy" nés dans divers pays, ou comme celui des "Indignés" de la Puerta del Sol, apparu en 2011 à Madrid pour dénoncer l'austérité et la corruption.

Chaque matin depuis vendredi, plusieurs dizaines de manifestants ont été délogés par les forces de l'ordre, avant de revenir occuper la place.

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2016/04/0320:21
Les paradis fiscaux largement utilisés par des leaders mondiaux, selon une enquête

Une enquête planétaire réalisée par une centaine de journaux sur 11,5 millions de documents a révélé des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan, notamment dans l'entourage de Vladimir Poutine mais aussi dans le monde du sport.

Des sociétés liées à la famille du président chinois Xi Jinping, qui affiche volontiers sa détermination à combattre la corruption, apparaissent également dans les documents révélés dimanche, tout comme le président ukrainien Petro Porochenko.

Ces documents, regroupés sous la dénomination "Panama papers" proviennent du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, qui a estimé auprès de l'AFP dimanche que leur publication était un "crime" et une "attaque" contre le Panama.

Le gouvernement du Panama a lui assuré dimanche qu'il "coopérera vigoureusement" avec la justice en cas d'ouverture d'une procédure judiciaire.

La manière dont les documents ont filtré n'est pas connue. Ils ont d'abord été obtenus par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) a ensuite réparti le travail d'exploitation, qui a duré environ un an, entre les publications membres. L'ICIJ précise sur son site internet que 370 journalistes de plus de 70 pays y ont participé.

Le président chinois Xi Jinping le 31 mars 2016 à Washington

Plus de 214.000 entités offshore sont impliquées dans les opérations financières dans plus de 200 pays et territoires à travers le monde, selon le consortium. Parmi les personnalités mentionnées dans les millions de documents figure notamment des associés du président russe Vladimir Poutine, qui auraient détourné jusqu'à 2 milliards de dollars avec l'aide de banques et de sociétés écran, selon l'ICIJ.

"Des associés de Poutine ont falsifié des paiements, antidaté des documents et obtenu de l'influence occulte auprès des médias et de l'industrie automobile russes", le consortium sur son site internet.

Le président argentin Mauricio Macri, qui a été membre du directoire d'une société offshore enregistrée au Bahamas, selon le quotidien argentin La Nacion membre du consortium, n'a "jamais eu de participation au capital de cette société", a assuré dimanche le gouvernement argentin, précisant que M. Macri avait seulement été "directeur occasionnel" de cette société.

"Je n'ai jamais caché d'avoirs", a de son côté affirmé le Premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson, soupçonné d'avoir dissimulé des millions de dollars aux Iles vierges britanniques.

- 'Plus grand coup contre les paradis fiscaux' -

"Les documents montrent que les banques, les cabinets d'avocats et autres acteurs opérant dans les paradis fiscaux oublient souvent leur obligation légale de vérifier que leurs clients ne sont pas impliqués dans des entreprises criminelles", affirme l'ICIJ.

Une fuite massive de documents a mis au jour des avoirs de 140 responsables politiques dans les paradis fiscaux, dont 12 anciens ou actuels chefs d'Etat et de gouvernement

"Cette fuite sera probablement le plus grand coup jamais porté aux paradis fiscaux à cause de l'étendue des documents" recueillis, estime Gérard Rylé, le directeur de l'ICIJ cité par la BBC.

"Ces révélations montrent à quel point des pratiques nocives et la criminalité sont profondément enracinées dans les places offshore", selon Gabriel Zucman, un économiste de l'université de Californie à Berkeley cité par le consortium basé à Washington.

Le monde du football, déjà ébranlé ces derniers mois par plusieurs scandales touchant les dirigeants de la Fifa, n'est pas épargné: quatre des 16 dirigeants de la fédération internationale auraient ainsi utilisé des sociétés offshore créées par Mossack Fonseca.

Le président russe Vladimir Poutine à la résidence d'Etat de Novo-Ogaryovo aux environs de Moscou le 22 mars 2016

Les documents du cabinet d'avocats font aussi apparaître les noms d'une vingtaine de joueurs vedettes, évoluant notamment à Barcelone, au Real Madrid ou encore au Manchester United. Parmi eux le multiple ballon d'or Lionel Messi.

Avec son père, ce dernier serait propriétaire d'une compagnie au Panama, dont la mention apparait pour la première fois dans les documents de Mossack Fonseca le 13 juin 2013, le lendemain de leur mise en examen pour fraude fiscale en Espagne, toujours selon l'ICIJ.

Michel Platini aurait lui eu recours aux services du même cabinet d'avocats en 2007, l'année où il été désigné président de l'UEFA, pour administrer une société au Panama. Dans un communiqué à l'AFP, il a renvoyé vers "l'administration fiscale suisse, pays dont il est résident fiscal depuis 2007".

Outre le football, d'autres sports comme le hockey et le golf sont également concernés, ajoute l'ICIJ.

Les révélations, qui couvrent une période de près de 40 ans allant de 1977 à 2005, mentionnent encore des affaires réalisées dans les paradis fiscaux par le père aujourd'hui décédé de l'actuel Premier ministre britannique David Cameron, ou par des fonctionnaires proches d'Hugo Chavez, l'ancien président vénézuélien, mort en 2013.

Elles rappellent celles de WikiLeaks, site spécialisé dans la diffusion de documents secrets créé en 2006.

"La plus grande fuite de l'histoire du journalisme vient de voir le jour, et elle concerne la corruption", a commenté de son côté Edward Snowden, principal lanceur d'alerte sur les activités du renseignement américain.

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2016/04/0320:12
Martin Bouygues: seulement 3 opérateurs voulaient aboutir à la cession de Bouygues Telecom

Martin Bouygues, PDG du groupe Bouygues, a expliqué l'échec des négociations pour une cession de sa filiale télécoms par le manque de volonté de l'un des quatre opérateurs de les voir aboutir, dans un entretien au Figaro.

Saluant "le travail très important de Stéphane Richard", le PDG d'Orange, qui a mené les négociations, il a observé que "si nous étions quatre à la table des négociations, nous n'étions que trois à vouloir aboutir", dans une interview publiée dimanche sur le site internet du journal.

"Les conditions d'une opération n'étaient tout simplement pas réunies", a-t-il déploré après que son groupe et Orange ont annoncé vendredi la fin des négociations quadripartites menées depuis janvier pour une cession de Bouygues Telecom à Orange, avec le rachat de certains de ses actifs par Iliad-Free et SFR.

"Manifestement, l'un des protagonistes nourrissait l'ambition d'avoir le maximum en payant le minimum, tout en gardant la possibilité de se retirer", a-t-il regretté sans vouloir donner de nom.

Interrogé sur le fait de savoir s'il désignait Xavier Niel, le patron de Free, Martin Bouygues s'est contenté de répondre : "je laisse chacun libre de ses interprétations".

Il a détaillé les points de désaccord avec l'Agence des participations de l'Etat (APE), actionnaire de référence d'Orange, avec qui il a aussi mené des négociations, tout en expliquant que ces derniers n'étaient pas rédhibitoires.

"Je souhaitais que Bouygues soit un actionnaire, certes minoritaire, mais significatif d'Orange" or "la vision de l'APE nous réduisait à un rôle d'actionnaire minoritaire, avec très peu de droits, tout en nous demandant de payer le prix d'une participation majoritaire".

"Cela dit, ce n'est pas cela qui a bloqué in fine l'opération", a-t-il nuancé. "Cette négociation-là, au niveau politique, aurait pu aboutir", selon lui.

Martin Bouygues a insisté sur le fait que "cette opération n'était pas vitale pour Bouygues Telecom". "Certains ont cru que je bluffais et que je négociais dos au mur", a-t-il déploré.

Le patron de Bouygues a affirmé n'être "pas inquiet" sur l'avenir de Bouygues Telecom. "L'entreprise est parfaitement viable dans un marché à quatre", a-t-il assuré.

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2016/04/0319:12
Le Qatar a fait une offre pour reprendre Balmain, selon la presse

L'émirat du Qatar a déposé une offre sur la maison de couture Balmain qui cherche à se vendre, un an après la mort de son ancien patron Alain Hivelin, rapporte le quotidien Les Echos dimanche.

"Le Qatar a déposé une marque d'intérêt préemptive de l'ordre de 500 millions d'euros" avant même le départ d'enchères, indique le journal sur son site internet.

Une groupe chinois et un investisseur américain seraient également sur les rangs, selon le journal, qui ne précise pas ses sources.

Créée en 1945 par le couturier Pierre Balmain, la maison connaît un nouvel élan sous l'impulsion de son directeur artistique depuis 2011, Olivier Rousteing.

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2016/04/0317:54
Hôtesses d'Air France refusant de se voiler lors d'escales en Iran: réactions politiques

Voici des réactions politiques, dimanche, au refus de plusieurs hôtesses d'Air France de porter le voile en atterrissant à Téhéran, vers laquelle la reprise des vols depuis Paris est programmée le 17 avril.

- Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement: "Dans le pays où on est on doit respecter la loi. En France, on ne doit pas porter la burqa. Si la loi iranienne prévoit cela, il appartient effectivement à la compagnie Air France de se soumettre à la loi iranienne, à partir du moment où la compagnie a décidé d'aller en Iran. S'agissant du dialogue social, je suggère qu'Air France trouve les moyens pour qu'à la fois la loi iranienne soit respectée, il n'y a pas d'alternative, mais que peut-être aussi l'attitude et la psychologie et l'engagement des personnels soient entendus". (sur France 3)

Jean-Luc Melenchon le 10 février 2016 à Boulogne

- Jean-Luc Mélenchon, cofondateur du Parti de gauche et candidat à la présidentielle: "Elles n'ont pas à le faire, elles sont citoyennes françaises, les Français sont libres et ils appartiennent à un Etat laïc. Et chez les autres pareil, d'accord? Donc les Français ne s'abaissent pas, et ils respectent la loi internationale bien sûr, les accords etc, mais les Français ne sont pas à la disposition des mœurs étranges de tel ou tel endroit. Si, par exemple, quelqu'un disait +Si vous allez dans tel ou tel pays indien, vous devez mettre une plume sur la tête, eh bien, nous ne mettrons pas de plume sur la tête non plus+" ("Grand Jury" RTL/Le Figaro/LCI)

Bruno Le Maire le 5 mars 2016 à Saint-Denis

- Bruno Le Maire, député Les Républicains: "On respecte la culture française en France, et (...) je ne suis pas prêt à négocier avec un islam politique, qui veut repousser les limites de notre culture et s'en prendre à ce que nous sommes comme Français, mais on respecte aussi la culture des autres pays".

"En Iran, on porte le voile (…) C'est comme ça, cela fait partie de la tradition".

"Ce que je ne souhaite pas, c'est qu'on impose au personnel d'Air France des pratiques tant qu'on est sur le sol français ou tant qu'on est dans un avion de la ligne Air France. Du moment où le personnel arrive sur le sol iranien et que sur le sol iranien, que cela nous plaise ou non, les femmes sont voilées, elles porteront le voile" (BFMTV)

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2016/04/0315:26
En partie dévasté par les attentats, l'aéroport de Bruxelles "se remet au travail"

L'aéroport international de Bruxelles, "deuxième pôle économique" de Belgique, "se remet au travail" douze jours après les attentats, mais la réfection de son hall des départs n'a pas encore démarré et "va durer des mois", explique son PDG, Arnaud Feist, à l'AFP.

Dévasté par un double attentat-suicide le 22 mars, le hall de départs reste inutilisable. Il a été remplacé par une structure temporaire qui peut gérer l'enregistrement de 800 personnes par heure, soit à peine 20% des capacités en temps normal. Trois appareils ont néanmoins décollé dimanche pour marquer la réouverture partielle de l'aéroport.

QUESTION: Pourquoi a-t-il fallu 12 jours pour redémarrer le trafic de voyageurs et dans quelles conditions le premier vol a-t-il pu partir ?

REPONSE: "Dans le hall des départs, il y a beaucoup de dégâts aux comptoirs d'enregistrement, à tout l'air conditionné qui a été soufflé. Beaucoup de choses sont à refaire. Les deux jetées (donnant accès aux portes d'embarquement, ndlr) sont intactes, mais la partie check-in devait absolument être remise en état. Nos équipes ont travaillé jour et nuit pour mettre en place une structure temporaire dans des bâtiments préfabriqués afin que les passagers puissent faire un check-in dans des conditions de confort, je dirais minimales, mais au moins qu'ils puissent partir".

Décollage d'un avion à l'aéroport de Bruxelles à Zaventem au jour de sa réouverture le 3 avril 2016

(A propos des travaux de réfection): "On n'a pas encore reçu le rapport des experts (...) On est à la première étape d'un processus qui va durer des mois pour qu'on retrouve la pleine capacité de l'aéroport".

Q: La fermeture de l'aéroport pendant 12 jours a-t-il eu un impact économique considérable en Belgique ?

R: "Effectivement, l'aéroport de Bruxelles est le deuxième pôle économique du pays (après le port d'Anvers, ndlr). Il y a 20.000 personnes qui travaillent ici et l'aéroport génère 60.000 emplois au total répartis dans tout le pays. Donc, il était essentiel pour l'économie belge que cet outil redémarre le plus rapidement possible".

"On n'a pas encore pu définir exactement quand on sera à la capacité pleine, mais les vacances d'été, qui commencent fin juin, début juillet, sont très importantes pour beaucoup de Belges qui partent en vacances, donc on fera le maximum pour augmenter la capacité le plus possible d'ici là".

Une violoncelliste joue à l'aéroport de Bruxelles à Zaventem au jour de sa réouverture le 3 avril 2016

Q: Dans quel état d'esprit est le personnel de l'aéroport ?

R: "Il y a eu de nombreux morts mais aussi plus de 100 blessés (à l'aéroport). Tout le monde ici a été vraiment choqué par ce qui s'est passé. Beaucoup de nos collaborateurs ont vécu, au-delà des victimes elles-mêmes, des scènes très très pénibles. Donc il était important de redonner un moment d'espoir, de dire +voilà, on est repartis et on est debout+. On se remet au travail et on reprend un certain cours d'activité, je ne dirais pas +normal+ parce que le mot normal n'a plus le même sens depuis 12 jours. Ca fait aussi partie du processus de deuil pour beaucoup d'entre eux de revenir sur les lieux des attentats".

(Propos recueillis par Alix RIJCKAERT)

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2016/04/0311:42
Israël: croissance stable et chômage au plus bas depuis trois décennies

L'économie israélienne a connu en 2015 une croissance stable à 2,5% qui devrait se poursuivre cette année, tandis que le chômage a reculé à son niveau le plus bas depuis trois décennies, selon un rapport de la Banque d'Israël.

Le taux modéré de la croissance du Produit intérieur brut (PIB), qui avait atteint 2,6% en 2014, est "surtout le résultat de l'atonie de l'économie mondiale ce qui a eu un impact négatif sur la demande pour les exportations israéliennes", souligne la banque centrale dans son rapport annuel. "En revanche, la forte baisse du coût de l'énergie globale et du prix des matières premières a été positive pour l'économie", ajoute le rapport rendu public dimanche.

Pour 2016, la banque centrale table sur une croissance du PIB de 2,8%.

Les exportations se sont contractées en 2015 à la suite de la baisse de la compétitivité due à l'appréciation du Shekel par rapport aux devises étrangères. Cette tendance a été compensée par la consommation intérieure portée par une augmentation des salaires réels (+3%). L'inflation a été négative (-1%) tandis que le taux directeur de la banque centrale a été ramené à 0,1%, son plus bas niveau historique.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est félicité dans un communiqué qu'Israël soit parvenu "au plein emploi". Le chômage n'a cessé de reculer depuis cinq ans pour atteindre 5,3% l'an dernier contre 5,9% en 2014 et une moyenne annuelle de 10,4% entre 1995 et 2010, selon le rapport.

Le taux de chômage n'a jamais été aussi bas depuis le milieu des années 80, selon les données du bureau central des Statistiques. La banque centrale attribue ce bon résultat à la création d'emplois des entreprises commerciales et les services financiers ainsi que dans le secteur public.

Sur le plan extérieur, M. Netanyahu a insisté sur la nécessité d'accorder la priorité aux exportations vers les pays asiatiques.

"Nous avons commencé des discussions sur un accord de libre échange avec la Chine. Au même moment, nous discutons avec le Japon pour parvenir à un accord commercial sur la clause de la nation la plus favorisée. Tout le gouvernement œuvre pour ouvrir les marchés asiatiques. C'est un changement significatif et je dirais même historique", a-t-il ajouté.

La Chine est le troisième partenaire économique d'Israël, avec un volume de plus de huit milliards de dollars par an, selon M. Netanyahu.

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2016/04/0309:57
Bijoux, prothèses, vases: les prouesses de l'impression 3D exposées à Paris

Des bijoux sur mesure, une prothèse de main, un vase "sculpté" par le son de la voix: les multiples possibilités de l'impression 3D s'exposent à Paris, pour inciter les entreprises françaises à embrasser ces nouvelles technologies.

L'enjeu de cette exposition, organisée au Lieu du Design, est de "faire prendre conscience aux chefs d'entreprise que la France est en retard dans l'acquisition de ces technologies", explique Stéphane Simon, directeur général de cet espace de promotion du design industriel créé par la région Ile-de-France.

"Il est vraiment temps de prendre le train en marche! Il y a des défis réels en terme d'industrialisation à relever", souligne-t-il.

Technologie accompagnant "la quatrième révolution industrielle", l'impression 3D ou fabrication additive, "donne lieu à toute une nouvelle économie aujourd'hui", poursuit Stéphane Simon, notant qu'"il manque 2.000 emplois de designers 3D en France".

L'impression 3D représente un marché mondial de 3 milliards de dollars et une progression de 30% par an, renchérit Valérie Montandon, présidente du Lieu du Design et conseillère régionale, soulignant la nécessité de "faire en sorte que les petites entreprises puissent participer à cette opportunité de croissance".

Si la France accuse un retard, c'est pourtant une équipe française qui avait déposé dès le 16 juillet 1984 un brevet définissant le principe de l'impression 3D, juste avant celui de l'Américain Chuck Hull, fondateur de l'entreprise 3D Systems.

Ces technologies, qui ont plus de 30 ans, font surtout parler d'elles ces dernières années parce que certains brevets sont tombés dans le domaine public, les rendant accessibles aux particuliers.

Design, mode, médecine, sport, aéronautique et transport... Quelque 70 créations innovantes sont présentées jusqu'au 9 juillet. "Le sur-mesure et la pièce unique sont le standard de cette quatrième révolution industrielle", souligne François Brument, commissaire de l'exposition, baptisée "L'usine du futur".

- Implants crâniens en céramique -

Désireux de faire participer l'utilisateur au processus de production, ce designer a imaginé des vases en polyamide dont la forme est générée par les modulations de la voix, avant leur impression en 3D. L'utilisateur parle dans un micro, devant un écran sur lequel apparaît l'objet. Plus il parle fort, plus le vase s'élargit, plus il parle longtemps, plus il s'allonge.

Vêtements et bijoux aussi deviennent aisément personnalisables grâce à l'impression 3D: sur le site de l'entreprise américaine Nervous System, la cliente peut définir elle-même la forme et la couleur de son collier ou son bracelet, faits de petits modules articulés.

Dans le domaine médical, la société française 3DCeram a mis au point une technique permettant de fabriquer des implants crâniens et substituts osseux en céramique. Ces implants, qui comblent par exemple une partie manquante du crâne après une tumeur, sont réalisés en 3D après un scanner du patient, et correspondent ainsi parfaitement à sa morphologie.

Ces nouvelles technologies offrent aussi des opportunités de partage des savoirs. C'est le cas du projet de la communauté e-NABLE, plateforme collaborative où des créateurs mettent au point bénévolement des prothèses de main à très bas coût, imprimées en 3D, pour des personnes handicapées qui n'ont pas accès au système médical traditionnel.

Elles permettent même de contourner les monopoles de certains fabricants: un groupe de designers américains a ainsi élaboré un kit d'adaptateurs permettant d'assembler entre elles des pièces de jeux de construction de différentes grandes marques.

Ces technologies de pointe, qui créent de nouvelles esthétiques, ouvrent de nouveaux champs de créativité. La designeuse néerlandaise Anouk Wipprecht a par exemple conçu pour le constructeur automobile Audi des robes imprimées en 3D et interactives.

Dotée de capteurs de distance et de phares, la robe réagit à son environnement, allumant ses feux dès qu'elle détecte un mouvement autour d'elle.