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Entretien du 19 mars 2018 avec David Aubin, Directeur Général de Victoires Haussmann Le
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2018/03/1216:33
Pourquoi Donald Trump fait fausse route dans sa politique économique

09/03/2018

Entretien avec Philippe Waechter, chef économiste de Natixis AM Pourquoi Donald Trump fait fausse route dans sa politique économique Fidèle à son « America First », Donald Trump a signé jeudi soir la promulgation de taxes douanières de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium. Ces mesures, effectives d’ici à 15 jours, ont provoqué une levée de boucliers sur le plan international. Le président américain justifie sa décision par le niveau record de 566 milliards de dollars du déficit commercial en 2017.  Mais pour Philippe Waechter, chef économiste de Natixis AM, «ce déficit  s’élève à 3% du PIB depuis des années aux Etats-Unis, il n’y a rien de dramatique, ni d’urgent à régler ». La relance américaine nourrit le déficit commercial Rien de répréhensible non plus de la part du président américain à chercher à rééquilibrer sa balance commerciale. Sauf que c’est justement sa politique économique qui creuse le déficit. Philippe Waechter rappelle en effet que « le plan de relance via des baisses d’impôts et des augmentations de dépenses publiques » dynamisent le marché intérieur américain entraînant « une augmentation des importations plus rapide que celle des exportations ». Les Etats-Unis gérés comme une entreprise En taxant les importations d’acier et d’aluminium Donald Trump espère que son plan de relance ne profitera qu’à l’Amérique et non à ses concurrents.  En clair, l’ancien business man « gère les Etats-Unis comme une entreprise, en prenant des parts de marché il pense affaiblir les autres pays » observe le chef économiste de Natixis AM. Or, ajoute-t-il « l’économie ne fonctionne pas ainsi, il ne s’agit pas d’un jeu à somme nulle ». Dans le contexte actuel de relance et de croissance, « les taxes douanières ne vont pas stopper l’envie des américains de dépenser davantage », estime Philippe Waechter.  Bien au contraire, selon lui, « ils achèteront un peu plus cher tous les produits qui seront fabriqués avec de l’acier ou de l’aluminium ». Avec à la clé un risque d’inflation importée. Destruction d’emplois dans l’industrie automobile Mais ce n’est pas tout. En 2002, Georges Bush avait déjà pris ce type de mesure sur l’acier, «sauvant ainsi quelques emplois dans ce secteur », reconnaît le chef économiste de Natixis AM. Mais, tempère-t-il « cela avait détruit un nombre bien plus important d’emplois dans toutes les industries en aval comme l’automobile ou l’aviation. Du coup, la mesure avait été très vite retirée ». Et Philippe Waechter de rappeler « On est dans la même configuration aujourd’hui, quel dommage que  l’histoire ne nous apprenne rien ! » Anne-Laure Julien Revoir l’interview en vidéo : 
https://www.tvfinance.fr/video-finance/philippe-waechter-natixis-am-difficile-pour-la-fed-de-stopper-sa-politique-accommodante/
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2018/02/1618:00
LA FISCALITÉ DES MÉTAUX PRÉCIEUX 2018 - Loi de Finances 2018 : les particuliers sont-ils pénalisés ?

LA FISCALITÉ DES MÉTAUX PRÉCIEUX 2018

Loi de Finances 2018 : les particuliers sont-ils pénalisés ?

Paris, le 15 février 2018 – Il y a quatre mois, Mr Richard Ferrand, Président du groupe parlementaire La République en Marche à l'Assemblée nationale, proposait d’amender le projet de loi de finances pour taxer les métaux précieux, entre autres. La proposition a soulevé une vague de protestations des professionnels du secteur. Dans sa lettre ouverte adressée à Richard Ferrand, Jean-François Faure, Président d’AuCoffre.com, appelait à « ne pas taxer davantage les transactions en métaux précieux des particuliers ». Cette requête a-t-elle été prise en compte ? Au regard de la loi entrée en vigueur début janvier, qu’en est-il réellement : les particuliers sont-ils pénalisés au final ?

Loi Finances 2018 : qu’est-ce qui a changé pour les revendeurs d’or ?  

Entrée en vigueur le 1er janvier 2018, la loi de finances touche particulièrement les transactions de la revente de métaux précieux.

Désormais, la revente du métal jaune est soumise à une taxe forfaitaire de 11 %, contre 10% en 2017. Avec la CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) comprise, la taxation de l’or s’exerce à 11,5 % du prix de cession. Le taux de 6 %, applicable à la vente de bijoux et de pièces de collection, reste immuable.

Pour les épargnants qui ont l’habitude d’opter pour le régime des plus-values à la revente de leur or, la fiscalité a été durcie. Désormais, le taux de la taxation sur la plus-value réelle est passée de 34,5 à 36,2 %, prélèvements sociaux de 17,2 % inclus. Comme avant, il est nécessaire de disposer d'une facture prouvant la date d'achat de l'or pour que ce mode de taxation soit appliqué.

Les jetons et les pièces d’or à cours légal : pour une épargne sûre et rapidement mobilisable

Avec les hausses de taxes à la revente de l’or qui pénalisent inévitablement les français, comment constituer une épargne sûre et rapidement mobilisable face aux aléas de la vie ? Selon Jean-François Faure, il suffit d’opter pour les bons produits afin de ne pas subir l’augmentation de la fiscalité : il s’agit de jetons et de pièces d’or à cours légal.

La taxe sur les jetons a été épargnée par la loi de finances : considérés comme des bijoux, ils sont restés à 6,5% de taxe forfaitaire pour une transaction dépassant 5000 euros. En dessous de ce montant aucune taxe n’est appliquée. Les pièces à cours légal demeurent elles aussi exonérées de taxe à la revente si le montant total de la transaction est inférieur à 5000 euros*. Les jetons et les pièces à cours légal aideront leurs détenteurs à traverser une période de crise, protégeant ainsi leur sécurité financière.

« Aujourd’hui nous sommes dans une vraie logique de devoir céder notre or quand nous n’avons pas d’actifs et que nous sommes en difficulté financière », affirme Jean-François Faure. « Nos bijoux en or sont de vrais éléments d’épargne de précaution. Nous avons donc réussi à nous faire entendre : la fiscalité sur les bijoux, les jetons et les pièces à cours légal n’a pas été augmentée. Ainsi, la nouvelle loi de finance préserve l’indépendance financière des français ».

* Si le montant de la transaction de vente de pièces au cours légal est supérieur à 5000 euros, le taux de 36,2 % s’applique selon le régime fiscal des plus-values

A propos d'AuCOFFRE.com

Créée en 2009 par Jean-François Faure, Aucoffre.com est la première plateforme en ligne 100% sécurisée pour l’achat et la vente de matières précieuses (or, argent, diamant). Membre de la French Tech, l’entreprise offre à tous la possibilité de diversifier et de sécuriser aisément son patrimoine. Toutes les matières précieuses sont traçables, certifiées et gardées en coffres sécurisés ou livrées.

CA 2016 Aucoffre.com / Veracash : 65 millions d’euros

Sites Web www.aucoffre.com / www.veracarte.com

Source : Escal Consulting www.escalconsulting.com

Interview de Jean-François Faure - AuCoffre.com du 07/02/2018 Aucoffre.com

Jean-François Faure président de AuCoffre.com évoque ses perspectives sur le marché de l’épargne et des femmes, notamment avec sa pièce Vera Vita, un bijou-monnaie à cours legal que l’on peut revendre aisément en cas de difficultés financières.

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2017/11/0717:36
Wall Street en hausse à l'ouverture d'une journée attendue calme

La Bourse de New York évoluait à la hausse mardi peu après l'ouverture, alors que peu d'indicateurs sont attendus lors de cette journée: le Dow Jones gagnait 0,20% et le Nasdaq de 0,12%.

Vers 14H55 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 48,14 points, à 23.596,56 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, progressait de 7,82 points, à 6.794,26 points.

L'indice élargi S&P 500 avançait de 0,22%, ou 5,60 points, à 2.596,73 points.

Wall Street avait clôturé à des records lundi, soutenue par de nombreuses annonces de projets de fusions et par le secteur énergétique: le Dow Jones avait gagné 0,04%, le Nasdaq 0,33% et le S&P 500 0,13%.

"Les marchés continuent de s'accrocher à un contexte économique mondial favorable, à un changement de présidence à la banque centrale américaine et à l'attente que la réforme fiscale porte ses fruits", ont commenté les analystes de Schwab.

Peu de statistiques étaient attendues mardi, à l'exception des chiffres du crédit à la consommation pour septembre et de données sur les offres d'emplois aux Etats-Unis.

"Les rapports devraient montrer une baisse modeste des offres d'emplois en septembre et une progression du crédit à la consommation à 17,5 milliards de dollars, contre 13,1 milliards en août", ont anticipé les analystes de Wells Fargo.

Par ailleurs, la présidente de la banque centrale américaine, Janet Yellen, dont le mandat s'achève en février et qui sera remplacée par Jerome Powell sur décision de Donald Trump, doit s'exprimer dans la journée à Washington.

En pleine tournée asiatique, le président américain a par ailleurs indiqué mardi que la Corée du Sud allait acheter aux Etats-Unis des armements pour "des milliards de dollars", afin de faire face aux menaces de la Corée du Nord.

Le marché obligataire évoluait en ordre dispersé: le rendement des bons du Trésor à 10 ans progressait à 2,323%, contre 2,317% lundi soir, et celui des bons à 30 ans reculait à 2,795%, contre 2,800% la veille.

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      2017/11/0717:09
      Adecco lance une plateforme pour les auto-entrepreneurs

      Le groupe suisse Adecco, numéro un mondial du travail temporaire, qui entend prendre un virage technologique dans le numérique, a mis en lumière deux initiatives lors de la publication de ses résultats trimestriels, dont une plateforme dédiée aux auto-entrepreneurs.

      Développée avec le géant américain de l'informatique Microsoft, cette plateforme, appelée YOSS, vise à mettre en relation les travailleurs indépendants avec les employeurs tout en leur fournissant une palette de services pour la gestion au quotidien de leur activité.

      "On s'est aperçu que ces auto-entrepreneurs avaient besoin d'encadrement", a expliqué Alain Dehaze, directeur général, lors d'un entretien avec l'AFP.

      "Ce sont souvent des gens qui adorent leur métier mais qui ont du mal ou n'aiment pas s'occuper des tâches administratives, des questions d'assurances, légales ou tout simplement de faire les démarches pour récupérer les sommes gagnées", a-t-il poursuivi.

      Cette plateforme, dont une première version sera lancée en France mi-novembre avant d'être ensuite étendue à d'autres marchés, leur permet d'accéder aux grandes entreprises alors qu'un nombre grandissant de travailleurs se mettent à leur propre compte.

      Par choix ou par nécessité, quelque 162 millions de personnes aux États-Unis et en Europe optent pour une forme de travail indépendant, ponctuellement ou à plein temps, ce qui représente entre 20 et 30% de la population en âge de travailler, selon une étude du cabinet McKinsey.

      - Intelligence artificielle-

      La seconde initiative porte, elle, sur un agent conversationnel, appelé Mya, qui recourt à l'intelligence artificielle pour gérer les premiers contacts lors des entretiens d'embauche.

      Cet agent conversationnel, un chatbot, a été développé par Mya Systems, une start-up californienne créée en 2012, qui s'appuyait sur l'idée que les volumes de demandes à traiter n'ont cessé de s'accroître avec la multiplication des offres en ligne et créent des goulets d’étrangement lors des premières démarches, frustrants aussi bien pour les candidats, qui n'obtiennent pas de réponses, que pour les employeurs, qui peinent à trouver les compétences requises malgré l'afflux de candidatures.

      Alain Dehaze, directeur général d'Adecco, à Paris le 4 décembre 2014

      "Mya va faire une pré-sélection, interroger le candidat sur ses qualifications, ses disponibilités ou encore ses conditions salariales. Si son profil correspond au poste, un rendez-vous est alors fixé avec nos équipes de recrutement", a détaillé le patron d'Adecco.

      Le groupe a conclu début août un accord avec Mya Systems et commencé à déployer l'agent conversationnel durant le troisième trimestre auprès de grandes entreprises américaines.

      Pour les employeurs, ce système engendre des gains de productivité, réduit les frais et démarches de recrutement, a pointé M. Dehaze, assurant que les réactions ont aussi été plutôt "positives" du côté des candidats.

      "Cela permet de postuler à n'importe quelle heure, de vérifier que le poste correspond à leurs attentes et cela évite de perdre du temps", a-t-il souligné.

      Mi-septembre, lors d'une journée dédiée aux investisseurs, le groupe avait dit vouloir mettre l'accent sur les nouvelles technologies pour assurer sa croissance et réduire ses propres coûts.

      D'ici 2020, Adecco espère ainsi générer une hausse de ses revenus quatre fois supérieure à celle de la croissance mondiale et vise 250 millions d'euros d'économies par an.

      Au troisième trimestre, son bénéfice net a chuté de 29%, à 123 millions d'euros, en raison notamment d'une charge exceptionnelle de 129 millions d'euros liées à des dépréciations d'actifs incorporels avec la réorganisation de son portefeuille de marques.

      Son chiffre d'affaires a par contre progressé de 2%, à 5,9 milliards, sa croissance organique se montant à 5%, et à 6% une fois ajustée du nombre de jours ouvrables.

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      2017/11/0715:44
      Paradise Papers: la concentration de la richesse est "explosive", selon Yunus

      L'optimisation fiscale des multinationales, mise en lumière par les Paradise Papers, fait partie du système capitaliste actuel qui accentue la concentration de la richesse mondiale et génère "une situation explosive", a expliqué à l'AFP le prix Nobel de la paix, Muhammad Yunus.

      "Le système capitaliste qui a conduit à tous ces problèmes comporte un défaut majeur qui est la concentration de la richesse", estime l'économiste bangladais lors d'un entretien à l'occasion de la sortie de la version française de son livre "Vers une économie à trois zéros", (éditions JC Lattès).

      "Plus vous en avez, plus vous en gagnez. C'est le système", explique M. Yunus, vêtu d'une kurta beige (longue chemise), depuis la tente dressée dans les jardins de la Cité universitaire internationale de Paris où il participe au Global Social Business Summit.

      "L'évasion fiscale fait partie du problème, absolument!", s'écrie-t-il. "Le jeu consiste à faire plus d'argent", s'agace-t-il en s'en prenant directement aux plus grandes fortunes mondiales, qu'il ne cite pas. Mais il renvoie à une étude publiée en janvier par l'ONG Oxfam qui dénonçait la concentration "indécente" de la richesse entre les mains de huit personnes.

      Il s'agit de l'Américain Bill Gates (fondateur de Microsoft), l'Espagnol Amancio Ortega (Inditex, maison mère de Zara), Warren Buffet (PDG et premier actionnaire de Berkshire Hathaway), le Mexicain Carlos Slim (magnat des télécoms latino-américains), Jeff Bezos (fondateur et PDG d'Amazon), Mark Zuckerberg (PDG et cofondateur de Facebook), Larry Ellison (cofondateur et PDG d'Oracle) et Michael Bloomberg (fondateur et PDG de Bloomberg LP).

      - Compétition entre riches -

      Aux yeux de M. Yunus, prix Nobel en 2006 pour son combat pour sortir des millions de familles de la pauvreté grâce au micro-crédit, les plus riches se livrent à "une compétition pour se présenter comme des hommes à succès".

      "Pourquoi ne devraient-ils pas payer des impôts ? Parce qu'ils ont besoin de beaucoup d'argent. Ils ne veulent pas partager, parce que plus leur richesse est grande, plus ils peuvent la multiplier rapidement", s'agace l'économiste.

      Selon Oxfam, il faudrait à l'homme le plus riche du monde 2.738 ans pour dépenser sa fortune au rythme d'un million de dollars par jour.

      "Et que faites-vous de cet argent? Vous le mangez? Vous en profitez? Vous achetez des centaines voire des milliers d'automobiles? Cela n'a pas de sens", assure-t-il.

      "Vous mangez toujours la même nourriture. Vous n'allez pas en manger dix mille fois plus", ajoute-t-il, soulignant les dangers de concentrer cette richesse entre les mains de quelques-uns.

      "La situation est explosive. C'est une bombe à retardement", prévient-il. "Si nous n'intervenons pas, elle explosera, parce que la société est très en colère", dit-il, citant le Brexit et de la victoire de Donald Trump aux élections américaines.

      "Cette colère s'exprime encore de manière politique, mais elle pourrait devenir violente. Qui sait?", prévient-il, fustigeant au passage les "politiciens qui profitent de la colère pour l'utiliser à mauvais escient".

      "La concentration s'effectue à l'intérieur des pays. Même si vous construisez des murs, cela ne l'arrêtera pas", ironise-t-il, en allusion à la volonté de M. Trump de construire un mur à la frontière mexicaine pour empêcher l'arrivée de migrants.

      Face à cette situation, il appelle à corriger les défauts du capitalisme.

      "Il n'y a pas que de l’égoïsme dans l'être humain. Il y aussi de l'altruisme", souligne-t-il. "Il faudrait créer des entreprises qui répondent aux problèmes des gens, qui ne font pas de l'argent pour elles-mêmes".

      Autre défaut: "le système capitaliste nous fait croire que tout le monde doit travailler pour quelqu'un d'autre, que nous sommes tous des chercheurs d'emplois. Ce qui est faux. Nous sommes aussi des entrepreneurs", s'exclame-t-il.

      "Quand vous travaillez pour quelqu'un d'autre, c'est une autre personne ou une société qui gagne de l'argent, mais les employés n'ont qu'un salaire. Si nous devenions tous des entrepreneurs, nous répartirions cette somme globale entre nous tous".

      Grâce à ces solutions, l'économie atteindrait, selon lui, les trois zéros qui figurent sur le titre de son livre: zéro pauvreté, zéro chômage et zéro émission carbone.

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      2017/11/0715:42
      Pétrole: la production américaine va fortement augmenter

      La production de pétrole des pays n'appartenant pas à l'Opep, et notamment des Etats-Unis, va fortement progresser ces prochaines années, prévoit le cartel dans un rapport publié mardi.

      L'offre mondiale d'hydrocarbures liquides (pétrole, gaz naturel liquéfié...) devrait grimper de 96,5 millions de barils par jour (mbj) cette année, à 101,1 mbj en 2020 puis atteindre 111,3 mbj en 2040, prévoit l'organisation des pays exportateurs de pétrole dans son rapport prospectif annuel.

      L'offre des pays n'appartenant pas à l'Opep a été revue à la hausse ces prochaines années: elle devrait croître de 57 mbj en 2016 à 62 mbj en 2022.

      Les trois quarts de cette augmentation proviennent des Etats-Unis seuls, où le secteur du pétrole de schiste va continuer de croître après sa chute de 2016. Le Brésil et le Canada sont les autres pays qui devraient fortement contribuer à la progression de l'offre.

      La prévision à plus long terme n'a toutefois pas été significativement modifiée. L'offre totale des pays hors du cartel devrait en effet décliner sur la période 2020-2040, la production de pétroles non conventionnels aux Etats-Unis devant atteindre un pic dans la deuxième partie des années 2020.

      "La demande pour le brut en provenance de l'Opep reste relativement stable, juste au-dessus de 33 mbj jusqu'à 2025, date à laquelle le pétrole de schiste américain devrait atteindre un pic", estime le rapport.

      L'offre de brut provenant du cartel doit ensuite progresser pour atteindre 41,4 mbj en 2040. La part de l'Opep dans la production de liquides devrait ainsi au final augmenter, de 40% en 2016 à 46% en 2040.

      Le cartel s'est engagé avec d'autres producteurs, dont la Russie, à restreindre sa production pour limiter l'offre d'or noir et soutenir les prix.

      L'accord court actuellement jusque mars 2018 mais une réunion sur son avenir aura lieu fin novembre à Vienne et il devrait être reconduit.

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      2017/11/0715:33
      Quotas de pêche 2018: Bruxelles salue le retour de la sole dans le golfe de Gascogne

      Les propositions de la Commission européenne présentées mardi pour les quotas de pêche en 2018 dans l'Atlantique et en mer du Nord soulignent la convalescence de la sole dans le golfe de Gascogne.

      Après avoir proposé une réduction drastique des possibilités de pêche en 2017, la Commission a proposé des quotas en hausse de 6% (3.621 tonnes) dans les zones nord et centre du golfe de Gascogne.

      Ce stock "qui revêt une grande importance socioéconomique peut désormais, après avoir été soumis à un plan de gestion mené par le secteur, faire l'objet d'un quota augmenté", constate la Commission. Même chose pour la sole de l'est de la Manche (+8%) et le chinchard de l'ouest de l'Atlantique (+21%).

      Au total, l'exécutif européen propose des hausses de quotas pour 19 stocks, dont la langoustine en mer du Nord (+4%, 20.851 tonnes), 3 stocks de plie dans les eaux du nord-ouest de l'Atlantique et les cardines au sud-ouest.

      La Commission propose des quotas, ou "totaux admissibles de capture" (TAC), pour chaque stock, ensuite répartis par pays membre.

      Elle s'appuie pour cela sur des avis scientifiques pour proposer des niveaux correspondants au "rendement maximal durable" (RMD) visant à éliminer la surpêche et préserver les stocks halieutiques.

      Pour 2018, elle propose de réduire les quotas de 25 stocks. Inquiète pour la plie en mer Celtique et le merlan en mer d'Irlande et dans l'ouest de l'Ecosse, elle propose de n'offrir aucune possibilité de pêche dans ces zones.

      Elle veut également bannir la pêche à l'anguille dans toutes les eaux de l'Union. La même question avait été posée lors des négociations sur les possibilités de pêche en mer Baltique en octobre et les pays concernés avaient conclu que le problème devait être géré sur l'ensemble des pêcheries de l'UE.

      Les propositions de la Commission seront complétées avant la discussion entre Etats membres les 11 et 12 décembre.

      Les chiffres publiés mardi n'incluent notamment pas les "top-ups", ajustements à la hausse des TAC pour compenser les efforts supplémentaires requis par l'obligation de débarquement (contre le rejet en mer des espèces commercialisables pêchées accidentellement).

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      2017/11/0715:20
      Société Générale: enquête préliminaire sur des transactions avec la Libye

      Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet national financier (PNF) sur d'éventuelles violations des lois anticorruption françaises par la Société Générale dans ses relations avec le fonds souverain libyen, révèle la banque dans son dernier document de référence daté de lundi.

      "En septembre et octobre 2017, Société Générale a (...) reçu deux réquisitions judiciaires relatives à ses relations avec la LIA (Libyan Investment Authority, ndlr) dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet national financier", écrit le groupe français dans ce document.

      La Société Générale précise que les documents demandés sont "en cours de communication". Les faits incriminés n'ont pas été précisés par la banque.

      Contacté par l'AFP, le PNF a confirmé l'ouverture de cette enquête préliminaire.

      Dans un autre volet du dossier, la banque a déjà versé en mai 963 millions d'euros pour solder un contentieux avec la LIA, juste avant l'ouverture d'un procès civil à Londres.

      Elle était poursuivie depuis fin 2014 pour corruption par ce fonds souverain, qui lui réclamait 1,5 milliard de dollars de dédommagement pour des pertes subies sur des placements confiés au groupe français.

      La LIA accusait la banque française d'avoir versé au moins 58 millions de dollars de pots-de-vin à Leinada, une structure basée au Panama et dirigée par Walid Giahmi, un proche de Seif al-islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi.

      Selon le fonds souverain, "les paiements s'effectuaient en contrepartie de supposés services de conseil" qui ont conduit la LIA à investir 2,1 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros) dans des obligations émises par la Société Générale et plusieurs de ses filiales entre fin 2007 et mi-2009.

      Aux États-Unis, les autorités judiciaires et financières ont également réclamé à la Société Générale des documents concernant ses relations avec des entités libyennes. Le groupe français a engagé des discussions afin de trouver un accord mettant un terme à la procédure.

      "Un tel accord prévoirait le paiement par Société Générale d'une amende et pourrait en outre lui imposer d'autres sanctions", prévient la banque, qui juge "possible, sans être certain", que les discussions aboutissent à un accord "dans les prochaines semaines ou les prochains mois", dans ce document de référence.

      Créée en 2006 pour gérer les revenus pétroliers de la Libye, la LIA, ancien bras financier du régime de Mouammar Kadhafi, au pouvoir de 1969 à sa mort en octobre 2011, a investi des milliards de dollars pendant la deuxième moitié des années 2000 dans divers produits financiers proposés par des banques occidentales.

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      2017/11/0714:45
      Le propriétaire croate du géant agroalimentaire Agrokor arrêté à Londres

      Scotland Yard a annoncé mardi l'arrestation à Londres du propriétaire en fuite du géant agroalimentaire Agrokor, le Croate Ivica Todoric, soupçonné de malversations et visé par un mandat d'arrêt délivré par les autorités de son pays.

      "Ivica Todoric, 66 ans, a été arrêté ce (mardi) matin par les agents de l'unité d'extradition de la police" londonienne et devait comparaître dans la journée devant la justice, a indiqué Scotland Yard dans un communiqué.

      La justice croate avait délivré un mandat d'arrêt il y a 16 jours après une perquisition au domicile de Todoric à Zagreb.

      Le propriétaire du géant agroalimentaire Agrokor en graves difficultés économique est soupçonné de malversations, d'abus de confiance, de faux et de ne pas avoir tenu les registres financiers à jour.

      Quatorze autres personnes, dont ses deux fils et d'anciens responsables de la société, sont également dans le collimateur de la justice croate.

      Ivica Todoric est à l'étranger et "reviendra quand cela sera nécessaire", avait fait savoir alors son avocat, Cedo Prodanovic.

      Dnas un blog, Todoric a accusé à plusieurs reprise le gouvernement d'abus de pouvoir envers son entreprise et s'est dit victime d'une "persécution politique".

      Selon les médias locaux, le magnat va lutter contre son extradition en usant de ces arguments.

      "La procédure de circonstance est à l'oeuvre", a brièvement commenté à l'annonce de l'arrestation le Premier ministre croate, Andrej Plenkovic.

      "En tant que suspect Todoric a des droits et je suis convaincu qu'il en usera. Je ne veux pas spéculer sur des délais", a-t-il déclaré à la presse à Zagreb.

      Surnommé "le Patron", Ivica Todoric s'était lancé dans les affaires dans les années 1970, du temps de l'ex-Yougoslavie, en commençant dans le commerce des fleurs.

      Il a fondé Agrokor juste avant la disparition de la Yougoslavie dans les années 1990 et a profité du processus de privatisation pour bâtir un empire et devenir un des hommes les plus influents des Balkans.

      Il a d'abord eu l'image de l'homme d'affaires modèle, qui a aidé l'économie croate à se redresser après le conflit d'indépendance de 1991-95. Mais pour ses détracteurs, il s'est bâti une situation monopolistique au point de devenir intouchable et d'abuser de son influence.

      Selon un rapport publié la semaine passée, Agrokor affiche des pertes s'élevant à 1,5 milliard d'euros pour 2016.

      Agrokor doit 1,1 milliard d'euros à la banque nationale russe Sberbank

      Les dettes du groupe sont notamment entre les mains de deux banques nationales russes, la Sberbank et VTB. Agrokor leur doit respectivement 1,1 milliard et 300 millions d'euros.

      Le groupe emploie directement dans cette région du sud-est de l'Europe 60.000 personnes, dont les deux tiers en Croatie. Il faut y ajouter les emplois induits, notamment de producteurs agricoles.

      La société, plus gros employeur des Balkans, a également une activité en Bosnie, en Serbie et en Slovénie.

      L'Etat a pris le contrôle d'Agrokor pour tenter d'éviter un effondrement du groupe dont le chiffre d'affaires (6,7 milliards d'euros en 2016), représente environ 15% du Produit intérieur brut de la Croatie, dernier pays à avoir rejoint l'Union européenne.

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      2017/11/0714:03
      En Egypte, la percée de l'Etat dans le juteux marché de la téléphonie mobile

      A coups de publicités tapageuses et de promotions exceptionnelles, Telecom Egypt, la compagnie publique historique de la téléphonie et de l'internet fixes en Egypte, vient de frapper fort.

      Après seulement un mois d'existence, sa filiale mobile "WE" se targue d'avoir séduit un million de clients. De quoi satisfaire les ambitions de l'Etat égyptien, qui cherche dans ce marché lucratif de nouvelles sources de revenus.

      Selon l'Autorité nationale de régulation des télécommunications (NTRA, en anglais), l'Egypte comptait en 2016 plus d'abonnés au mobile que d'habitants, soit près de 100 millions d'abonnements.

      Le nombre de souscriptions à la téléphonie fixe et à l'ADSL, en comparaison, n’atteignait pas les 10 millions. Depuis 1998, Vodafone, Orange (anciennement Mobinil) et, depuis 2006, Etisalat se partageaient le marché.

      Officiellement, l'arrivée de WE vise à favoriser la concurrence et à susciter des prix attractifs.

      Le climat s'est avéré opportun pour ce nouveau venu. Son lancement a coïncidé avec la mise en application officielle de la 4G, longtemps retardée par le gouvernement, le 28 septembre.

      Autre hasard du calendrier favorable, la NTRA a décidé d'appliquer une hausse des prix de 30% sur la téléphonie mobile.

      Conformément à l'usage commercial, WE peut toutefois proposer des prix imbattables, un privilège accordé de manière temporaire à tout nouvel entrant dans un marché.

      Mise en place de manière soudaine, cette hausse des prix répond à une demande ancienne de Vodafone Egypt, Orange Egypt et Etisalat Misr, qui se plaignaient de devoir maintenir leurs tarifs dans un pays en pleine crise économique.

      L'inflation annuelle tourne autour de 30% depuis la dévaluation fin 2016 de la monnaie locale, qui a perdu la moitié de sa valeur face à l'euro et au dollar.

      - 'Terrain difficile' -

      Cette concurrence inquiète les opérateurs en place --dont Orange, qui a investi quelque 15 milliards de livres égyptiennes (plus de 730 millions d’euros) pour le développement de la 4G--, du fait des risques de dumping et d'abus de position dominante.

      Le PDG d'Orange, Stephane Richard, s'exprime lors d'une conférence de presse près des pyramides de Gizeh, au sud du Caire, le 8 mars 2016

      "C'est une grosse responsabilité pour le gouvernement de faire en sorte que les règles de la concurrence s'établissent de manière équitable", a prévenu Jean-Marc Harion, PDG d'Orange Egypt.

      M. Harion appelle les autorités égyptiennes à imposer un véritable système de régulation, à l'instar de ce qui se pratique dans "un marché concurrentiel", en regrettant que cela n'ait pas toujours été le cas.

      De son côté, l'opérateur public rappelle qu'à l'ère des smartphones, son entrée dans le marché du mobile n'a rien de surprenant.

      "C'est une question de vie ou de mort", estime Ahmed El Beheiry, PDG de Telecom Egypt. "Avec le temps, les gens vont abandonner l'internet fixe et se diriger vers le mobile", prévoit-il.

      L'entreprise nationale songeait d'ailleurs depuis longtemps à la téléphonie mobile. Elle a, entre temps, investi dans le premier opérateur du pays, Vodafone Egypt, à hauteur de 45%.

      Malgré ce conflit d'intérêt dénoncé par la concurrence et même la NTRA, l'opérateur public ne rencontre pour l'instant aucune entrave.

      "On ne peut pas dire que nos concurrents sont des opérateurs faibles, des petits joueurs. Il n'y a pas de terrain plus difficile que celui dans lequel nous entrons", relativise M. Beheiry, qui nie tout favoritisme.

      La présence de Telecom Egypt sur tout le territoire à travers son monopole sur les infrastructures fixes est un atout majeur pour WE.

      Mais ce monopole pourrait constituer "un grand défi en raison des nombreuses plaintes sur la qualité des services fixe", estime Ahmed Adel, analyste en télécoms à la banque d'investissement Beltone Financial.

      Quant au mobile, Telecom Egypt dépend pour le moment du réseau d'Etisalat Misr et devra à terme démontrer "sa capacité à acquérir une part de marché en l'absence de tout avantage opérationnel", c'est-à-dire sans réseau ni infrastructures jusqu'à ce jour, ajoute M. Adel.

      Mostafa Abdel-Wahed, le président exécutif de la NTRA, n'a pas souhaité répondre directement aux sollicitations de l'AFP.

      "L'entrée du quatrième opérateur mobile contribue à accroître la libre concurrence entre les entreprises au profit des citoyens en termes de qualité des services et de prix", a justifié par courriel la NTRA, ajoutant qu'elle traite "toutes les entreprises à égalité, sans aucune distinction".