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Danièle Nouy, la présidente du superviseur des banques européennes (SSM), a dit mardi espérer des fusions transfronta...

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2017/11/0713:19
La Rochelle expérimente le premier "bus de mer" fonctionnant à l'hydrogène

Un "bus de mer" alimenté par de l'hydrogène, premier du genre à transporter des passagers en France, a été inauguré à La Rochelle pour assurer la liaison entre le port de plaisance des Minimes et le Vieux port.

Dans le cadre du projet Yélo 2, mené sous l'égide de la Communauté d'agglomération de La Rochelle, la navette maritime a vu ses batteries classiques remplacées par quatre réservoirs d'hydrogène cachés sous une banquette pour les passagers. Cet hydrogène est injecté dans une membrane, créant de l'électricité par électrolyse pour alimenter le moteur du bateau.

Selon ses initiateurs, il s'agit d'une première en milieu marin. D'autres expérimentations sont déjà en cours à Nantes, en Allemagne ou en Angleterre mais uniquement en milieu fluvial.

Grâce à ce dispositif quatre fois plus léger que les batteries électriques (environ 200 kg contre 800 kg), le passeur "Galilée" gagne en autonomie, en vitesse et en capacité de transport (75 à 87 personnes). La pile à combustible a été conçue par le groupe de pneumatiques Michelin dans le cadre d'un "programme d'incubation" des nouvelles technologies.

L'expérimentation, qui doit durer jusqu'au 31 août 2018, permettra "de tester la résistance du matériel en milieu marin, hostile, et de prouver aux passagers que l'hydrogène n'est pas plus dangereux que l'essence", souligne Philippe Pallu de la Barrière, "père" du projet et fondateur de la société rochelaise Alternatives énergies.

Si le test est concluant, le système pourra encore être perfectionné. Car la station à hydrogène installée au port de plaisance des Minimes fournit pour le moment un gaz qui n'est pas produit de manière écologique. Mais "d'ici deux à trois ans, la boucle énergétique du parc d'activité à zéro carbone Atlantech de La Rochelle fournira de l'hydrogène fabriqué sur place", a assuré le maire de la ville, Jean-François Fountaine.

Mieux encore, l'hydrogène pourrait à terme être fabriqué directement à bord à partir d'eau de mer désalinisée, comme le fait déjà le navire expérimental Energy Observer, mis à l'eau au printemps dernier.

D'un coût global de 700.000 euros, le projet Yélo 2 est financé pour moitié par l'Agence de développement et de maîtrise de l'énergie (Ademe, 280.000 euros) et la Région Nouvelle-Aquitaine (60.000 euros), et pour l'autre par les entreprises partenaires (Michelin recherche et technique, Alternatives énergies, HP systems, etc) et l'université de technologie de Belfort-Montbéliard.

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2017/11/0712:53
Web Summit: investisseurs et planches de surf au menu des start-up à Lisbonne

Le Web Summit, sorte de "Davos des geeks" qui se tient cette semaine à Lisbonne, est l'occasion pour des milliers de start-up d'échanger entre elles et tenter de séduire les investisseurs, un verre à la main ou même une planche de surf sous le bras.

Selon les organisateurs, près d'un tiers de ces jeunes entreprises des nouvelles technologies ayant déjà exposé leur projet lors de cet évènement créé en 2010 à Dublin, ont trouvé un bailleur de fonds dans les douze mois suivants.

"Nous rassemblerons cette année 1.500 investisseurs parmi les plus actifs au monde et un échantillon de 2.000 start-up au potentiel très élevé", assure Paddy Cosgrave, organisateur en chef de la conférence qui s'est installée au Portugal l'an dernier.

"Environ un cinquième de tout le capital-risque investi à travers le monde au cours des trois dernières années, soit un total d'environ 10 milliards de dollars par an, a été dirigé vers des start-up qui avaient exposé au Web Summit", fait-il valoir.

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Avant d'attaquer le programme très chargé des rencontres et débats qui s'enchaîneront jusqu'à jeudi, 250 des quelque 60.000 participants étaient arrivés trois jours en avance pour prendre part au "Surf Summit", et s'initier à ce sport sur les plages d'Ericeira, bourgade située à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale portugaise et réputée pour la qualité de ses vagues.

- 'Nouer des liens' -

"Le Web Summit étant une des plus importantes conférences technologiques au monde, on espère y faire plein de nouvelles rencontres. Mais au Surf Summit, on peut nouer de vrais liens", résume Mircea Baldean, un entrepreneur de 40 ans d'origine roumaine venu de Toronto, au Canada, pour faire connaître sa start-up du domaine des réseaux sociaux.

C'est l'esprit voulu par les organisateurs: "la vérité, c'est que les meilleurs rapports sont bâtis lors d'un dîner, d'une longue ballade en ville ou d'autres activités sociales", souligne M. Cosgrave.

"C'est pour cela que nous proposons un programme aussi vaste après 17H00", dit-il. Dans la foulée des conférences, la foule de professionnels de la "tech" se retrouve chaque soir dans les bars des ruelles des quartiers branchés de Lisbonne lors du "Night Summit".

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Fondateur d'une start-up de la filière énergétique, Michael Memeteau vit au Portugal depuis 25 ans, et sera un des guides d'un des 250 groupes de 50 personnes qui suivront son "pub crawl", après avoir été réunies par l'application du sommet selon leurs centres d'intérêt.

Ce Français de 47 ans, qui exposera son projet pour la deuxième année consécutive, estime que la dimension relationnelle est presque plus importante que le contenu des conférences organisées autour d'une quinzaine de thématiques, qui vont de l'écologie à la santé, du sport à la finance ou encore de l'automobile à la musique.

- 'Coup de projecteur' -

"Le truc c'est de garder de l'énergie pour le soir, car la qualité des échanges est bien supérieure. Moi, en fait, je ne compte assister qu'à trois conférences", témoigne-t-il alors qu'il cherche à lever 800.000 à un million d'euros dans les trois mois.

A ces évènements parallèles officiels s'ajoutent encore ceux organisés par les grandes entreprises, ambassades ou chambres de commerce qui cherchent à capter l'attention des acteurs les plus pertinents pour atteindre leurs objectifs.

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Pour le Danois Tommy Otzen et sa société Kubo Robot, vainqueurs de la compétition de présentation d'idées de l'an dernier, le Web Summit a enrichi son carnet d'adresses, mais pas seulement.

"Nous cherchions des investisseurs, à capter l'attention des médias, mais aussi à construire un réseau de contacts avec d'autres start-up", raconte l'entrepreneur de 35 ans, qui a créé un petit robot qui sillonne des puzzles pour apprendre aux enfants dès l'âge de quatre ans les concepts de base de la programmation informatique, sans utiliser d'écran.

"Nous avons trouvé une entreprise finlandaise qui nous a aidé à obtenir une certification de produit pédagogique et en plus, poursuit-il, nous avons obtenu en mai dernier un investissement d'un million d'euros, grâce au coup de projecteur que nous a donné le Web Summit."

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2017/11/0711:32
Le retour de la croissance se confirme pour Veolia

Veolia a confirmé mardi ses objectifs pour 2017 après avoir publié des résultats conformes aux attentes sur les neuf premiers mois de l'année et qui soulignent le retour à la croissance de l'activité, tirée par les déchets et l'international.

Entre janvier et septembre, le bénéfice net courant du numéro 1 mondial de la gestion de l'eau et des déchets atteint 406 millions d'euros, en recul de 1,6%, mais en hausse de 4,3% à change constant et hors impact de plus-values de cession plus importantes l'an dernier.

Le chiffre d'affaires est lui en hausse de 3,7% à 18,22 milliards d'euros (+4,4% à change constant), légèrement supérieur aux attentes du consensus d'analystes réalisé par FactSet.

Particulièrement dynamique à l'international, notamment en Asie et en Amérique latine, il est porté par l'activité dans les déchets qui bénéficie de la hausse des volumes traités et de l'augmentation du prix des matières recyclées. Il a aussi profité des acquisitions réalisées l'an dernier (division produits sulfurés de Chemours aux Etats-Unis), tout comme d'importants gains commerciaux.

"La croissance du chiffre d'affaires continue de se confirmer et même s'amplifie. Le renfort des moyens commerciaux décidé en fin d'année 2016 continue de porter ses fruits", a commenté le PDG du groupe Antoine Frérot lors d'une conférence téléphonique.

Après s'être concentré pendant plusieurs années sur le rétablissement de sa situation financière, Veolia s'est attelé cette année à faire croître son activité, en visant "un redémarrage de la croissance du chiffre d'affaires", un objectif confirmé par le groupe mardi.

Outre les déchets, les métiers de l'Energie sont bien orientés et même l'Eau s'affiche en légère croissance (+0,6% à change constant).

En France, où l'activité Eau est à la peine depuis plusieurs années, Veolia a enregistré une hausse des volumes, mais surtout une indexation tarifaire de ses contrats positive au troisième trimestre, après plusieurs trimestres de baisse.

"Ca s'arrange un peu" sur le front de l'inflation, a noté M. Frérot.

Les résultats en France "sont clairement encourageants", à la fois dans l'eau et les déchets, jugent les analystes de Bryan Garnier.

Aux côtés de la croissance de l'activité, les résultats sont aussi tirés depuis le début de l'année par le programme de réduction de coûts renforcé en début d'année. Les économies atteignent 190 millions d'euros sur les neuf premiers mois de l'année, en ligne avec l'objectif d'atteindre 250 millions d'euros sur l'année.

Veolia a lancé en juin dans cette branche un nouveau plan de relance, qui vise à restaurer la rentabilité et inclut un plan de sauvegarde de l'emploi prévoyant plusieurs centaines de suppressions de postes.

Le troisième trimestre a également été marqué par les ouragans qui ont touché le sud des Etats-Unis et l'île de Saint-Martin.

Aux Etats-Unis, le groupe subit le contrecoup de la baisse d'activité de ses clients, notamment industriels, avec un impact de 5 millions d'euros sur le chiffre d'affaires, a détaillé Antoine Frérot lors d'une conférence téléphonique.

A Saint-Martin, où les dégâts ont été très importants et où Veolia gère la production et la distribution d'eau, le groupe évalue à 3 millions d'euros les coûts sur le troisième trimestre.

"Ce sera sans doute un million d'euros par mois jusqu'à ce que le système puisse revenir à la normale", a indiqué Antoine Frérot.

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2017/11/0711:26
Bruxelles appelle l'UE à finir cette année sa liste noire des paradis fiscaux

Bruxelles a exhorté mardi l'UE à se doter cette année d'une liste noire de paradis fiscaux, tandis que Paris a appelé à sanctionner les pays non coopératifs, après les révélations des "Paradise Papers".

Le commissaire européen à la Fiscalité Pierre Moscovici et le ministre français des Finances Bruno Le Maire ont ainsi manifesté leur détermination à lutter contre l'évasion et la fraude fiscale, à leur arrivée à une réunion des grands argentiers de l'Union européenne à Bruxelles.

"La France va proposer aujourd'hui que les États qui n'apportent pas les informations nécessaires pour lutter contre l'évasion fiscale n'aient plus désormais accès au financement des grands organismes internationaux comme le FMI ou la Banque mondiale", a dit M. Le Maire.

Les ministres des Finances de l'UE vont en discuter et "j'espère que nous pourrons faire cette proposition au FMI et à la Banque mondiale", a-t-il ajouté.

"Il faut certes empêcher que les fonds soient distribués de manière aveugle, mais attention à ne pas faire payer le prix aux populations. La Banque mondiale intervient par exemple en cas de catastrophe naturelle: va-t-on couper les fonds aux Bermudes en cas d’ouragan?" a réagi auprès de l'AFP Aurore Chardonnet, conseillère fiscalité à l'ONG Oxfam.

De son côté, M. Moscovici doit présenter, lors de cette réunion mardi, aux ministres des Finances de l'UE l'avancée des travaux de l'exécutif européen sur une liste noire des paradis fiscaux, en gestation depuis près d'un an et demi.

L'idée d'établir une liste de paradis fiscaux commune à toute l'UE remonte à avril 2016, lors du scandale des "Panama Papers", où le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) avait dénoncé un système d'évasion fiscale à grande échelle sur la planète entière.

Les dernières révélations faites depuis dimanche par ce même consortium de journalistes sur les circuits planétaires d'optimisation fiscale, cette fois appelées "Paradise Papers", ont à nouveau incité l'UE à agir.

"Il est important que cette liste sorte (...) en 2017, il faut qu'elle soit crédible, à la hauteur, qu'elle soit consistante et il faut qu'il y ait des sanctions appropriées pour les pays qui appartiendraient à cette liste noire", a martelé M. Moscovici en arrivant à la réunion de Bruxelles.

"Je précise qu'il n'y aura pas de pays de l'UE sur cette liste de paradis fiscaux car un paradis fiscal c'est un pays qui ne respecte pas les standards de bonne gouvernance, après il faut aussi aménager la légalité et l'améliorer", a-t-il dit.

Cette liste pourrait être finalisée lors d'une prochaine rencontre des ministres des Finances de l'UE le 5 décembre.

L'UE a pour l'instant envoyé des lettres à une soixantaine de pays, leur demandant de s'engager à faire des réformes, sans quoi elle menace de les inscrire sur cette liste.

Les pays concernés ont jusqu'au 18 novembre pour répondre, selon une source diplomatique.

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2017/11/0710:26
Le tourisme poursuit son envolée à Cuba, malgré Irma et Trump

En dépit des destructions causées par l'ouragan Irma début septembre et des avertissements lancés par l'administration de Donald Trump aux voyageurs américains, le tourisme continue de prospérer à Cuba, avec un nouveau record en ligne de mire pour 2017.

Selon le ministère du Tourisme, les quatre millions de visiteurs étrangers n'ont jamais été atteints aussi tôt dans l'année. Une barre symbolique franchie lundi avec 54 jours d'avance par rapport à 2016, permettant aux autorités de viser pour la fin de l'année le nombre record de 4,7 millions de touristes.

Pourtant, il y a à peine deux mois, la partie nord du pays abritant l'essentiel des stations balnéaires et des fameux hôtels "tout-inclus" de l'île était balayée par Irma, l'ouragan le plus puissant dont l'oeil ait frappé directement Cuba depuis 1932.

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Deux mois avant la début de la haute saison, qui court de novembre à avril, des pertes étaient alors à craindre pour ce secteur essentiel à la survie économique de l'île, qui rapporte près de trois milliards de dollars annuels.

Mais les autorités ont tout mis en oeuvre, mobilisant civils et militaires, pour remettre en état les infrastructures hôtelières, aéroportuaires et routières en vue de l'afflux touristique hivernal.

"Il n'y a aucun souci à se faire", assure la Canadienne Dina Guiro, 52 ans, qui s'offre une semaine de soleil dans la station balnéaire paradisiaque de Santa Lucia, à 600 kilomètres à l'est de La Havane.

Habituée de l'île depuis 12 ans, cette coiffeuse de Montréal affirme avoir déjà pu constater comment les Cubains "savent réagir" après les ouragans.

Depuis le 1er novembre, la quasi-totalité des 366 hôtels du pays sont prêts, assurait la semaine dernière le ministre du Tourisme Manuel Marrero. Plus de la moitié de ces établissements sont administrés par des compagnies internationales telles que Melia et Iberostar.

Les deux groupes espagnols ont confirmé par communiqué la réouverture de la plupart de leurs hôtels. Seule une poignée d'établissements encore en chantier rouvriront au plus tard le 15 novembre, précisent-ils.

- Prêt pour l'hiver -

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"On ne dirait pas qu'un ouragan est passé. Tout est comme avant", a commenté à l'AFP l'opératrice touristique canadienne Julia Forcier à l'issue d'une tournée dans le nord de l'île.

Cette dernière n'a pas eu l'occasion de se rendre sur les "cayos" - chapelet d'îlots paradisiaques bordant la côte nord dont l'accès est fermé au public depuis Irma - mais plusieurs responsables cubains assurent que l'ouragan a épargné les solides structures des hôtels, n'affectant que portes, fenêtres, mobilier et armatures additionnelles.

Cuba attire chaque année des millions de touristes séduits par les plages de sable blanc, le charme colonial de ses villes, la beauté de certains sites naturels, mais aussi par la sécurité dont ils jouissent sur l'île.

Mais depuis fin septembre, sa réputation est mise à mal par les Etats-Unis, qui appellent leurs ressortissants à éviter de se rendre à Cuba.

La raison officielle concerne les risques liés aux mystérieuses "attaques" dont auraient été victimes des employés de l'ambassade américaine à La Havane mais le contexte de raidissement de la politique américaine vis-à-vis de l'île n'y est pas étranger selon La Havane.

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La semaine dernière, le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a dénoncé devant les Nations unies un avertissement aux voyageurs "infondé et mensonger", qui vise selon lui à "nuire au tourisme" sur l'île.

Professeur à l'université de La Havane et spécialiste du secteur, José Luis Perello pense que cet avis est susceptible de "provoquer une certaine diminution des flux touristiques", mais pas de menacer la croissance à deux chiffres du secteur constatée depuis l'annonce du rapprochement avec les Etat-Unis fin 2014.

Cette année, l'île a notamment déjà attiré plus de 500.000 visiteurs américains, soit près du double de 2016. Et si les autorités atteignent comme attendu la barre des 4,7 millions de touristes fin décembre, la partie sera gagnée.

Une perspective envisageable pour Mme Forcier. Celle-ci assure par exemple que le Canada, premier pourvoyeur de touristes à Cuba, "n'écoute pas beaucoup" les recommandations de Donald Trump.

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2017/11/0710:25
Le gouvernement reporte à après 2025 l'objectif de baisse à 50% du nucléaire

Nicolas Hulot a estimé mardi que la France ne pourrait pas ramener la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50% en 2025, comme prévu dans la loi de transition énergétique, évoquant la nécessité de fixer une "date réaliste".

"Il sera difficile de tenir ce calendrier de 2025 sauf à relancer la production d'électricité à base d'énergies fossiles", a déclaré le ministre de la Transition écologique et solidaire à l'issue du Conseil des ministres.

"Le gouvernement a réaffirmé très clairement son souhait d'atteindre au plus vite l'objectif de 50% de la part du nucléaire mais évidemment sans sacrifier ou rogner nos objectifs sur le changement climatique", a-t-il poursuivi.

La loi de 2015 sur la transition énergétique prévoit de ramener de 75% à 50% d'ici à 2025 la part de l'atome dans la production d'électricité française, un objectif qui avait été fixé après des mois d'âpres débats au Parlement.

"Si on veut maintenir la date de 2025 pour ramener dans le mix énergétique le nucléaire à 50%, ça se fera au détriment de nos objectifs climatiques. Et ça se fera au détriment de la fermeture des centrales à charbon et probablement que si on voulait s'acharner sur cette date, il faudrait même rouvrir d'autres centrales thermiques", a souligné Nicolas Hulot.

Le ministre a expliqué qu'il préférait prendre le temps pour trouver une "date réaliste" pour que le nucléaire descende à 50%.

"Tout cela va prendre quelques mois et, en fonction de cela, nous fixerons une nouvelle date", a-t-il indiqué.

Pour l'instant, seule la fermeture des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) a été actée.

Le gestionnaire du réseau de transport d'électricité RTE avait pointé mardi la difficulté à atteindre l'objectif de 2025 sans augmenter les émissions de CO2.

Il faudrait en effet utiliser plus de centrales à gaz et à charbon, a souligné RTE dans son bilan prévisionnel.

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2017/11/0710:08
La Bourse de Paris toujours en petit repli après Wall Street

La Bourse de Paris restait orientée en très légère baisse mardi (-0,06%) après les premiers pas en ordre dispersé de Wall Street et peinait à décoller durablement au-dessus des 5.500 points sur fond d'indicateurs mitigés et de résultats d'entreprises toujours nourris.

A 15H55 (14H55 GMT), l'indice CAC 40 perdait 3,33 points, à 5.503,92 points, dans un volume d'échanges de 1,8 milliard d'euros. La veille, il avait fini en léger reflux de 0,19%.

Inspirée par les nouveaux records inscrits par Wall Street, la cote parisienne a débuté en hausse, mais s'est essoufflée en milieu de matinée pour finalement osciller autour des 5.500 points.

L'indice CAC 40 semble s'installer dans "une zone d'indécision" entre 5.485 et 5.530 points, ont souligné les gérants de Kiplink Finance.

"A court terme et malgré cette passivité du marché parisien, le biais haussier reste privilégié au-dessus des 5.500 points", ont-ils toutefois estimé.

L'impact des indicateurs de la matinée a été limité avec notamment une chute plus forte que prévu de la production industrielle allemande.

De leur côté, "les ventes au détail en zone euro pour le mois de septembre ont été publiées ce matin au-dessus du consensus. En détail, elles ont progressé de 0,7% sur un mois alors que le consensus attendait en moyenne une hausse de 0,6% contre une baisse de 0,1% au mois d'août", ont indiqué les analystes de Mirabaud Securities Genève.

Sur le terrain des valeurs, les pétrolières étaient soutenues par la forte hausse des cours du brut. Total gagnait ainsi 1,00% à 49,10 euros, TechnipFMC 3,60% à 25,73 euros et Vallourec 1,68% à 5,25 euros.

Crédit Agricole prenait 2,05% à 14,95 euros. Indosuez Wealth Management, division de gestion de fortune du groupe Crédit Agricole, a annoncé le rachat de l'italien Banca Leonardo pour un montant non dévoilé.

Le reste du secteur bancaire évoluait également à nouveau dans le vert, à l'instar de Société Générale en hausse de 1,01% à 44,47 euros et de BNP Paribas en progression de 0,46% à 65,26 euros.

Legrand perdait 1,47% à 62,98 euros malgré un bénéfice net en hausse de 11,4% sur les neuf premiers mois de 2017, à 474,3 millions d'euros.

Eiffage bénéficiait (+1,30% à 91,15 euros) de la confirmation de ses perspectives pour 2017, après la publication d'un chiffre d'affaires en croissance au troisième trimestre, tiré par les concessions.

Nexans était dynamisé (+1,35% à 57,04 euros) par un chiffre d'affaires en hausse de 9,9%.

Seb progressait nettement (+2,40% à 159,70 euros) après un relèvement de sa recommandation par Exane BNP Paribas à "surperformer".

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    2017/11/0709:51
    Automobile: Opel va dévoiler son plan pour redevenir rentable

    Le constructeur automobile allemand Opel, repris cet été par le groupe PSA auprès de General Motors, présentera jeudi, sur fond de craintes pour l'emploi, un plan de redressement censé le sortir de décennies de pertes.

    Michael Lohscheller, nommé en juin à la tête d'Opel, disposait de "cent jours" pour rendre une copie très attendue, sur le plan stratégique et social, tant les salariés manquent de garanties à moyen terme sur l'emploi.

    Avec l'acquisition d'Opel et sa marque soeur anglaise Vauxhall, bouclée fin juillet pour 1,3 milliard d'euros, PSA est certes devenu le deuxième constructeur européen derrière l'allemand Volkswagen, avec 17% de part de marché.

    Carlos Tavares, le patron de PSA, lors de l'inauguration du nouveau siège du groupe à Rueil-Malmaison, près de Paris, le 2 octobre 2017

    Mais le groupe français a aussi fait un pari risqué, car sa cible a perdu 15 milliards de dollars depuis 16 ans et encore près de 450 millions de dollars lors du premier semestre de 2017.

    Le patron de PSA, Carlos Tavares, a de surcroît relevé en septembre dernier d'"énormes" déficits de compétitivité chez Opel, après un premier tour des six usines de montage, cinq usines de production et du centre d'ingénierie de l'ancienne branche européenne de General Motors.

    - 6.000 postes menacés ? -

    La remarque a de quoi inquiéter les quelque 38.000 employés concernés, dont la moitié travaillant en Allemagne. Car l'objectif de PSA est clair: "la seule chose qui protège les salariés, ce sont les bénéfices", avait indiqué mi-juin M. Tavares au Frankfurter Allgemeine Zeitung, martelant qu'Opel devrait renouer avec les profits au plus tard en 2020.

    Une statue du fondateur du constructeur automobile, Adam Opel, devant l'ancien siège du groupe à Rüsselsheim, en Allemagne, le 6 mars 2017

    Le groupe français a promis de respecter les accords existants chez Opel/Vauxhall, qui incluent un engagement à ne procéder à aucun licenciement économique dans les usines allemandes d'ici fin 2018 ainsi qu'à investir dans ces sites au moins jusqu'en 2020. Mais il ne s'est pas engagé au-delà.

    Selon Ferdinand Dudenhöffer, de l'institut de recherche spécialisé CAR, la restructuration à venir pourrait entraîner la suppression de 6.000 postes chez Opel/Vauxhall, pour que ces marques "rattrapent leur retard de productivité avec PSA."

    Les inquiétudes portent notamment sur le site historique de Rüsselsheim, où 40.000 salariés pointaient aux heures de gloire d'Opel, dans les années 1970, contre à peine 15.000 aujourd'hui.

    Le berceau du groupe abrite notamment un centre de développement, où 7.700 ingénieurs ont développé des modèles pour Opel et GM, tandis que PSA compte de son côté quelque 10.000 ingénieurs en France.

    Également en question, l'avenir des sites allemands de Kaiserslautern (ouest) et d'Eisenach (est), alors que même la fermeture en 2014 de l'usine de Bochum, en Rhénanie-du-Nord, n'a pas réglé le problème de surcapacités en Europe.

    - Electrification -

    Il s'agit donc, pour Michael Lohscheller, de s'inspirer de la recette de Carlos Tavares, qui avait pris en 2014 la tête d'un PSA au bord du gouffre, pour le conduire à dégager une rentabilité sur ses ventes de 7,3% (sans l'équipementier Faurecia) au premier semestre 2017.

    Le modèle électrique d'Opel, baptisé Ampera, présenté au salon de Francfort, le 13 septembre 2017

    La presse allemande a éventé ces jours-ci des points clés de son plan, qui devrait miser sur la conquête de marchés en dehors de l'Europe. Il serait question de viser en particulier la Chine et le Brésil, territoires qui étaient jadis interdits d'accès à Opel pour ne pas faire d'ombre à son ancien propriétaire américain.

    "Rêver de châteaux en Espagne et de ventes en hausse, M. Tavares ne va guère l'accepter", avertit cependant M. Dudenhöffer auprès de l'AFP, surtout au moment où PSA voit ses ventes s'effondrer pratiquement de moitié en Chine.

    Il est aussi question qu'Opel suive la méthode appliquée dernièrement chez PSA en diminuant l'offre de modèles tout en se donnant plus de "pricing power", de la capacité à imposer des prix valorisant mieux la marque, pour en finir avec les importants rabais commerciaux à la longue suicidaires.

    Les propositions les plus spectaculaires devraient toutefois porter sur le volet industriel, en voyant Opel mettre beaucoup de technique de PSA dans ses moteurs et boites de vitesse, augmentant ainsi ses chances d'atteindre les objectifs d'émissions de CO2 en Europe.

    Sans surprise, selon les médias allemands, l'accent devrait être mis sur l'électrification, en se mettant au diapason des ambitions du français. PSA vise 80% de sa gamme proposée en version électrique d'ici 2023.

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    2017/11/0709:13
    Les sanctions américaines précipitent le Venezuela vers le défaut de paiement

    Les sanctions américaines contre le Venezuela ont dégradé la situation économique du pays déjà catastrophique et accéléré le processus de défaut de paiement de sa dette qui pourrait intervenir dès cette semaine, estiment des experts.

    Les dernières mesures de rétorsion contre Caracas, dévoilées le 24 août en complément de celles annoncées le 31 juillet, avaient pour objectif de couper les financements accordés au Venezuela en bloquant l'accès aux devises étrangères, Washington jugeant "inacceptable" le régime du président Nicolas Maduro qu'il a qualifié de "dictateur".

    "Les sanctions financières mises en place en août sont plus significatives car elles ont mis fin à tout nouvel investissement direct dans le pays", résume Shannon O'Neil, experte au Council of Foreign Relations, influent think-tank.

    Le Venezuela est riche en ressources pétrolières mais pauvre en liquidités. "Ses réserves de devises sont désormais de 9,7 milliards de dollars alors que sa dette extérieure s'élève à quelque 110 milliards", souligne Edward Glossop, économiste chez Capital Economics dans une note publiée lundi.

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    Ainsi "les sanctions ont augmenté la pression sur Nicolas Maduro, en rendant quasiment impossible de sécuriser des financements", a expliqué de son côté à l'AFP Andres Abadia, économiste au cabinet Pantheon macroeconomics.

    Car les sanctions américaines interdisent au Venezuela d'emprunter ou de vendre des obligations au sein du système financier américain. Le régime de Maduro a été davantage isolé et "la propension des investisseurs internationaux de détenir la dette du pays a diminué", ajoute-t-il.

    Citgo, compagnie pétrolière vénézuélienne basée aux Etats-Unis où elle a des activités de raffinage et dispose de stations-service, ne peut plus en outre rapatrier des dividendes ou des bénéfices à Caracas.

    En supprimant toutes les sources de financement potentielles, à l'exception de celles émanant de la Russie ou de la Chine, les apports en financements, qui ont déjà chuté de plus de 75% ces cinq dernières années, se sont encore amoindris "à des niveaux effrayants", observe l'économiste de Pantheon.

    - 'A tout moment' -

    Le pays, poursuit-il, est en train de vaciller avec la chute de sa production pétrolière (-10% en un an), "avec l'effondrement total de l'activité économique et un taux d'inflation désormais le plus élevé au monde", 1.000% en moyenne cette année et il devrait dépasser les 2.000% en 2018.

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    Il y a désormais un risque d'un défaut de paiement "à tout moment", estime-t-il.

    Selon Edward Glossop, celui-ci pourrait intervenir "d'ici la fin de la semaine à moins que PDVSA (la compagnie pétrolière d'Etat) et le gouvernement ne s'acquittent de leurs échéances de paiement non réglées d'un montant total de 500 millions de dollars".

    Jusqu'à présent, le gouvernement de Maduro a tout fait pour éviter le défaut de paiement en s'acquittant en priorité de ses échéances de dette au détriment d'importations de nourriture ou de médicaments, pourtant si nécessaires à la population vénézuélienne.

    Sur le front de la restructuration de la dette annoncée vendredi par le gouvernement Maduro, les économistes notent que celle-ci semble compromise dans les circonstances politiques actuelles.

    M. Maduro a en effet confié cette mission à son vice-président Tareck El Aissami. Or celui-ci est accusé par Washington de corruption et de trafic de drogue.

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    Le seul espoir de sortie de crise est de changer de gouvernement, estime Robert Kahn, professeur à American University, à Washington. "Il doit y avoir un changement dans la direction du pays", dit-il. "Il faut nommer des personnes qui ne sont pas sous le coup de sanctions, qui sont disposées à réduire la pression sur la population et à réformer l'économie. (...) Il faut un gouvernement acceptable pour l'Occident".

    En l'absence de changement, Nicolas Maduro va avoir des difficultés à convaincre les créanciers dans la mesure où les sanctions américaines interdisent à tout citoyen et toute banque américaine d'acheter de nouvelles obligations ou de négocier des accords proposés par le gouvernement vénézuélien ou PDVSA.

    Et si la Russie ou la Chine, les deux principaux créanciers, venaient en aide à Caracas, les marchés devraient rejeter les obligations non libellées en dollars autorisées par la toute-puissante Assemblée constituante. Cette dernière n'étant pas reconnue par la communauté internationale, soulignent les experts.

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    2017/11/0708:48
    La Bourse de Tokyo finit à son plus haut niveau depuis 25 ans

    La Bourse de Tokyo a fini mardi à son plus haut niveau depuis 25 ans, progressant de 1,73% sur fond de détente face aux risques géopolitiques et d'anticipation de bénéfices solides pour les entreprises.

    L'indice vedette Nikkei a gagné en clôture 389,25 points à 22.937,60 points (+1,73%), soit son plus haut niveau depuis janvier 1992.

    Il évoluait déjà depuis plusieurs semaines à ses plus hauts niveaux depuis 1996, et a réalisé entre septembre et octobre une impressionnante série de 16 séances de hausse à la suite, son record absolu en la matière.

    De son côté, l'indice élargi Topix a gagné 1,15% à 1.813,29 points (+20,63 points).

    Sur le marché des changes, le dollar faiblissait mardi par rapport au yen, à 113,99 yens pour un dollar contre 114,36 yens lundi à la clôture de la Bourse de Tokyo. L'euro se dépréciait aussi légèrement face à la monnaie nipponne, s'échangeant pour 132,33 yens, contre 132,80 yens lundi.