Costa Croisières lance les travaux pour son 1er paquebot au GNL destiné au marché mondial
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La compagnie italienne Costa Croisières (groupe américain Carnival) a lancé mercredi les travaux du premier navire de croisière destiné au marché mondial et propulsé au gaz naturel liquide (GNL), appelé à silloner les mers à partir d’octobre 2019.

Les travaux du premier navire au GNL, uniquement destiné au marché allemand, l’AIDANova, ont eux été lancés en février dernier, avec une navigation prévue à l’automne 2018.

La cérémonie de découpe de la première tôle du Costa Smeralda a eu lieu mercredi sur le chantier naval Meyer de Turku, en Finlande.

L’AIDANova et le Costa Smeralda seront alimentés à la fois au port et en mer, au gaz naturel liquéfié, combustible fossile le plus propre au monde, selon Costa.

Le Costa Smeralda sera commercialisé sur le marché mondial, à destination de nombreux pays tels que l’Italie, la France, l’Espagne, l’Allemagne et la Suisse.

« La construction du Costa Smeralda s’inscrit dans le cadre d’un plan stratégique à l’initiative de Carnival Corporation (principale compagnie de croisière mondiale, à la tête de 10 marques dont Costa Croisières), dans l’objectif de construire sept navires alimentés en GNL pour sa flotte de 103 navires », a expliqué Costa Croisières dans un communiqué.

Le Costa Smeralda, qui dépassera 180.000 tonneaux de jauge brute, pourra accueillir 6.600 passagers, dans plus de 2.600 cabines. Un autre navire semblable au Costa Smeralda devrait être livré par Meyer Turku en 2021.

Le GNL sera stocké dans des réservoirs spéciaux à bord des navires et sera utilisé pour produire 100% de l’énergie nécessaire à la navigation et au fonctionnement des services à bord, grâce à des moteurs hybrides à double carburation.

L’utilisation du GNL « représente une innovation majeure en termes d’impact environnemental, puisqu’il permet de réduire de façon significative les émissions de gaz d’échappement, notamment le soufre (SO2), l’azote (NO2), le CO2 et les particules », a souligné le groupe.

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2018/02/1618:00
LA FISCALITÉ DES MÉTAUX PRÉCIEUX 2018 - Loi de Finances 2018 : les particuliers sont-ils pénalisés ?

LA FISCALITÉ DES MÉTAUX PRÉCIEUX 2018

Loi de Finances 2018 : les particuliers sont-ils pénalisés ?

Paris, le 15 février 2018 – Il y a quatre mois, Mr Richard Ferrand, Président du groupe parlementaire La République en Marche à l'Assemblée nationale, proposait d’amender le projet de loi de finances pour taxer les métaux précieux, entre autres. La proposition a soulevé une vague de protestations des professionnels du secteur. Dans sa lettre ouverte adressée à Richard Ferrand, Jean-François Faure, Président d’AuCoffre.com, appelait à « ne pas taxer davantage les transactions en métaux précieux des particuliers ». Cette requête a-t-elle été prise en compte ? Au regard de la loi entrée en vigueur début janvier, qu’en est-il réellement : les particuliers sont-ils pénalisés au final ?

Loi Finances 2018 : qu’est-ce qui a changé pour les revendeurs d’or ?  

Entrée en vigueur le 1er janvier 2018, la loi de finances touche particulièrement les transactions de la revente de métaux précieux.

Désormais, la revente du métal jaune est soumise à une taxe forfaitaire de 11 %, contre 10% en 2017. Avec la CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) comprise, la taxation de l’or s’exerce à 11,5 % du prix de cession. Le taux de 6 %, applicable à la vente de bijoux et de pièces de collection, reste immuable.

Pour les épargnants qui ont l’habitude d’opter pour le régime des plus-values à la revente de leur or, la fiscalité a été durcie. Désormais, le taux de la taxation sur la plus-value réelle est passée de 34,5 à 36,2 %, prélèvements sociaux de 17,2 % inclus. Comme avant, il est nécessaire de disposer d'une facture prouvant la date d'achat de l'or pour que ce mode de taxation soit appliqué.

Les jetons et les pièces d’or à cours légal : pour une épargne sûre et rapidement mobilisable

Avec les hausses de taxes à la revente de l’or qui pénalisent inévitablement les français, comment constituer une épargne sûre et rapidement mobilisable face aux aléas de la vie ? Selon Jean-François Faure, il suffit d’opter pour les bons produits afin de ne pas subir l’augmentation de la fiscalité : il s’agit de jetons et de pièces d’or à cours légal.

La taxe sur les jetons a été épargnée par la loi de finances : considérés comme des bijoux, ils sont restés à 6,5% de taxe forfaitaire pour une transaction dépassant 5000 euros. En dessous de ce montant aucune taxe n’est appliquée. Les pièces à cours légal demeurent elles aussi exonérées de taxe à la revente si le montant total de la transaction est inférieur à 5000 euros*. Les jetons et les pièces à cours légal aideront leurs détenteurs à traverser une période de crise, protégeant ainsi leur sécurité financière.

« Aujourd’hui nous sommes dans une vraie logique de devoir céder notre or quand nous n’avons pas d’actifs et que nous sommes en difficulté financière », affirme Jean-François Faure. « Nos bijoux en or sont de vrais éléments d’épargne de précaution. Nous avons donc réussi à nous faire entendre : la fiscalité sur les bijoux, les jetons et les pièces à cours légal n’a pas été augmentée. Ainsi, la nouvelle loi de finance préserve l’indépendance financière des français ».

* Si le montant de la transaction de vente de pièces au cours légal est supérieur à 5000 euros, le taux de 36,2 % s’applique selon le régime fiscal des plus-values

A propos d'AuCOFFRE.com

Créée en 2009 par Jean-François Faure, Aucoffre.com est la première plateforme en ligne 100% sécurisée pour l’achat et la vente de matières précieuses (or, argent, diamant). Membre de la French Tech, l’entreprise offre à tous la possibilité de diversifier et de sécuriser aisément son patrimoine. Toutes les matières précieuses sont traçables, certifiées et gardées en coffres sécurisés ou livrées.

CA 2016 Aucoffre.com / Veracash : 65 millions d’euros

Sites Web www.aucoffre.com / www.veracarte.com

Source : Escal Consulting www.escalconsulting.com

Interview de Jean-François Faure - AuCoffre.com du 07/02/2018 Aucoffre.com

Jean-François Faure président de AuCoffre.com évoque ses perspectives sur le marché de l’épargne et des femmes, notamment avec sa pièce Vera Vita, un bijou-monnaie à cours legal que l’on peut revendre aisément en cas de difficultés financières.

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2017/10/2512:41
Les incertitudes liées au projet européen d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a exposé son plan pour une réorientation de l’Union européenne dans le grand auditorium de la Sorbonne le 26 septembre dernier. Défense, économie, fiscalité, éducation… Le Président de la République a proposé de nombreuses initiatives pour sortir l’Europe de « la glaciation ».

Le long discours prononcé par Emmanuel Macron à la Sorbonne le 26 septembre 2017 pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses au sujet de la formation d’une Europe unie et puissante. Le projet de relance qu’il propose porte principalement sur l’eurozone dans une logique plus française qu’européenne. Des divergences concernant l’eurozone Emmanuel Macron a attendu les résultats des élections allemandes pour faire part de son projet, la France ne pouvant réformer l’Europe sans le soutien de ce pays membre puissant. Dans son discours, le président français a souligné l’importance de la relation franco-allemande et affirmé sa volonté de transformer l’eurozone en la dotant d’un budget propre et en l’intégrant au cœur d’une Europe à plusieurs vitesses. Cependant, il existe un décalage de puissance significatif entre la France et l’Allemagne sur le plan économique et financier. Ainsi, la reconstitution de l’axe franco-allemand nécessitera d’importants efforts qui se traduiront par de profondes réformes en France. Une simple réduction du déficit structurel annuel ou la relance du pacte de stabilité et de croissance ne suffira pas. De plus, l’idée de créer un fonds pour aider un pays en cas de circonstances exceptionnelles ne fait pas l’unanimité. Des propositions seront débattues lors du sommet de la zone euro en décembre prochain. Le projet européen d’Emmanuel Macron sur l’eurozone va à l’encontre des conceptions de la droite démocrate-chrétienne allemande (CDU-CSU). En effet, la volonté en Allemagne est de renforcer l’eurozone dans l’objectif de préserver la cohésion de l’Union. Pour cela, la chancelière allemande, Angela Merkel, compte mettre de l’ordre dans les finances publiques, assurer une plus grande cohérence budgétaire et transformer le Mécanisme européen de stabilité (MES) en un Fonds monétaire européen. Cette entreprise sera orchestrée par un ministre des Finances de l’eurozone. À l’inverse, Emmanuel Macron souhaite doter l’eurozone d’un budget propre qui s’ajouterait aux importantes dépenses publiques nationales. Il a également évoqué « une convergence sociale et fiscale » qui se traduirait par une hausse des prélèvements obligatoires des partenaires du territoire. De nombreuses propositions de réformes économiques européennes Concernant le volet économique et social, Emmanuel Macron a affirmé sa volonté de voir se créer « une taxe sur les transactions financières » à l’échelle européenne. Seuls deux pays appliquent actuellement cette taxe : la France et le Royaume-Uni. Le Président français souhaite la généraliser à l’ensemble de l’Europe. D’ici à 2020, M. Macron prévoit également d’instaurer « une fourchette de taux » d’impôt commune sur les sociétés pour ouvrir le droit aux fonds structurels. Il propose un salaire minimum adapté à la situation économique de chaque pays ainsi qu’un encadrement de la concurrence par les niveaux de cotisations. S’il est certain que la zone euro gagnerait à plus d’intégration, les multiples propositions suggérées par Emmanuel Macron rencontreront probablement une vive opposition. À l’intérieur même de la zone euro, le président pourra sans doute compter sur le soutien des pays latins. Cependant, les Néerlandais, les Irlandais et les Baltes seront plus difficiles à convaincre. Le souhait d’Emmanuel Macron de réduire le nombre de commissaires européens à quinze ne devrait pas non plus convaincre les « petits » pays d’Europe. Par ailleurs, le projet européen présenté par Emmanuel Macron pourrait avoir des conséquences sur le marché du Forex. Les investisseurs ont donc tout intérêt à rester informés.

Nathalie Jouet

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2017/11/0717:36
Wall Street en hausse à l'ouverture d'une journée attendue calme

La Bourse de New York évoluait à la hausse mardi peu après l'ouverture, alors que peu d'indicateurs sont attendus lors de cette journée: le Dow Jones gagnait 0,20% et le Nasdaq de 0,12%.

Vers 14H55 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 48,14 points, à 23.596,56 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, progressait de 7,82 points, à 6.794,26 points.

L'indice élargi S&P 500 avançait de 0,22%, ou 5,60 points, à 2.596,73 points.

Wall Street avait clôturé à des records lundi, soutenue par de nombreuses annonces de projets de fusions et par le secteur énergétique: le Dow Jones avait gagné 0,04%, le Nasdaq 0,33% et le S&P 500 0,13%.

"Les marchés continuent de s'accrocher à un contexte économique mondial favorable, à un changement de présidence à la banque centrale américaine et à l'attente que la réforme fiscale porte ses fruits", ont commenté les analystes de Schwab.

Peu de statistiques étaient attendues mardi, à l'exception des chiffres du crédit à la consommation pour septembre et de données sur les offres d'emplois aux Etats-Unis.

"Les rapports devraient montrer une baisse modeste des offres d'emplois en septembre et une progression du crédit à la consommation à 17,5 milliards de dollars, contre 13,1 milliards en août", ont anticipé les analystes de Wells Fargo.

Par ailleurs, la présidente de la banque centrale américaine, Janet Yellen, dont le mandat s'achève en février et qui sera remplacée par Jerome Powell sur décision de Donald Trump, doit s'exprimer dans la journée à Washington.

En pleine tournée asiatique, le président américain a par ailleurs indiqué mardi que la Corée du Sud allait acheter aux Etats-Unis des armements pour "des milliards de dollars", afin de faire face aux menaces de la Corée du Nord.

Le marché obligataire évoluait en ordre dispersé: le rendement des bons du Trésor à 10 ans progressait à 2,323%, contre 2,317% lundi soir, et celui des bons à 30 ans reculait à 2,795%, contre 2,800% la veille.

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      2017/11/0717:09
      Adecco lance une plateforme pour les auto-entrepreneurs

      Le groupe suisse Adecco, numéro un mondial du travail temporaire, qui entend prendre un virage technologique dans le numérique, a mis en lumière deux initiatives lors de la publication de ses résultats trimestriels, dont une plateforme dédiée aux auto-entrepreneurs.

      Développée avec le géant américain de l'informatique Microsoft, cette plateforme, appelée YOSS, vise à mettre en relation les travailleurs indépendants avec les employeurs tout en leur fournissant une palette de services pour la gestion au quotidien de leur activité.

      "On s'est aperçu que ces auto-entrepreneurs avaient besoin d'encadrement", a expliqué Alain Dehaze, directeur général, lors d'un entretien avec l'AFP.

      "Ce sont souvent des gens qui adorent leur métier mais qui ont du mal ou n'aiment pas s'occuper des tâches administratives, des questions d'assurances, légales ou tout simplement de faire les démarches pour récupérer les sommes gagnées", a-t-il poursuivi.

      Cette plateforme, dont une première version sera lancée en France mi-novembre avant d'être ensuite étendue à d'autres marchés, leur permet d'accéder aux grandes entreprises alors qu'un nombre grandissant de travailleurs se mettent à leur propre compte.

      Par choix ou par nécessité, quelque 162 millions de personnes aux États-Unis et en Europe optent pour une forme de travail indépendant, ponctuellement ou à plein temps, ce qui représente entre 20 et 30% de la population en âge de travailler, selon une étude du cabinet McKinsey.

      - Intelligence artificielle-

      La seconde initiative porte, elle, sur un agent conversationnel, appelé Mya, qui recourt à l'intelligence artificielle pour gérer les premiers contacts lors des entretiens d'embauche.

      Cet agent conversationnel, un chatbot, a été développé par Mya Systems, une start-up californienne créée en 2012, qui s'appuyait sur l'idée que les volumes de demandes à traiter n'ont cessé de s'accroître avec la multiplication des offres en ligne et créent des goulets d’étrangement lors des premières démarches, frustrants aussi bien pour les candidats, qui n'obtiennent pas de réponses, que pour les employeurs, qui peinent à trouver les compétences requises malgré l'afflux de candidatures.

      Alain Dehaze, directeur général d'Adecco, à Paris le 4 décembre 2014

      "Mya va faire une pré-sélection, interroger le candidat sur ses qualifications, ses disponibilités ou encore ses conditions salariales. Si son profil correspond au poste, un rendez-vous est alors fixé avec nos équipes de recrutement", a détaillé le patron d'Adecco.

      Le groupe a conclu début août un accord avec Mya Systems et commencé à déployer l'agent conversationnel durant le troisième trimestre auprès de grandes entreprises américaines.

      Pour les employeurs, ce système engendre des gains de productivité, réduit les frais et démarches de recrutement, a pointé M. Dehaze, assurant que les réactions ont aussi été plutôt "positives" du côté des candidats.

      "Cela permet de postuler à n'importe quelle heure, de vérifier que le poste correspond à leurs attentes et cela évite de perdre du temps", a-t-il souligné.

      Mi-septembre, lors d'une journée dédiée aux investisseurs, le groupe avait dit vouloir mettre l'accent sur les nouvelles technologies pour assurer sa croissance et réduire ses propres coûts.

      D'ici 2020, Adecco espère ainsi générer une hausse de ses revenus quatre fois supérieure à celle de la croissance mondiale et vise 250 millions d'euros d'économies par an.

      Au troisième trimestre, son bénéfice net a chuté de 29%, à 123 millions d'euros, en raison notamment d'une charge exceptionnelle de 129 millions d'euros liées à des dépréciations d'actifs incorporels avec la réorganisation de son portefeuille de marques.

      Son chiffre d'affaires a par contre progressé de 2%, à 5,9 milliards, sa croissance organique se montant à 5%, et à 6% une fois ajustée du nombre de jours ouvrables.

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      2017/11/0715:44
      Paradise Papers: la concentration de la richesse est "explosive", selon Yunus

      L'optimisation fiscale des multinationales, mise en lumière par les Paradise Papers, fait partie du système capitaliste actuel qui accentue la concentration de la richesse mondiale et génère "une situation explosive", a expliqué à l'AFP le prix Nobel de la paix, Muhammad Yunus.

      "Le système capitaliste qui a conduit à tous ces problèmes comporte un défaut majeur qui est la concentration de la richesse", estime l'économiste bangladais lors d'un entretien à l'occasion de la sortie de la version française de son livre "Vers une économie à trois zéros", (éditions JC Lattès).

      "Plus vous en avez, plus vous en gagnez. C'est le système", explique M. Yunus, vêtu d'une kurta beige (longue chemise), depuis la tente dressée dans les jardins de la Cité universitaire internationale de Paris où il participe au Global Social Business Summit.

      "L'évasion fiscale fait partie du problème, absolument!", s'écrie-t-il. "Le jeu consiste à faire plus d'argent", s'agace-t-il en s'en prenant directement aux plus grandes fortunes mondiales, qu'il ne cite pas. Mais il renvoie à une étude publiée en janvier par l'ONG Oxfam qui dénonçait la concentration "indécente" de la richesse entre les mains de huit personnes.

      Il s'agit de l'Américain Bill Gates (fondateur de Microsoft), l'Espagnol Amancio Ortega (Inditex, maison mère de Zara), Warren Buffet (PDG et premier actionnaire de Berkshire Hathaway), le Mexicain Carlos Slim (magnat des télécoms latino-américains), Jeff Bezos (fondateur et PDG d'Amazon), Mark Zuckerberg (PDG et cofondateur de Facebook), Larry Ellison (cofondateur et PDG d'Oracle) et Michael Bloomberg (fondateur et PDG de Bloomberg LP).

      - Compétition entre riches -

      Aux yeux de M. Yunus, prix Nobel en 2006 pour son combat pour sortir des millions de familles de la pauvreté grâce au micro-crédit, les plus riches se livrent à "une compétition pour se présenter comme des hommes à succès".

      "Pourquoi ne devraient-ils pas payer des impôts ? Parce qu'ils ont besoin de beaucoup d'argent. Ils ne veulent pas partager, parce que plus leur richesse est grande, plus ils peuvent la multiplier rapidement", s'agace l'économiste.

      Selon Oxfam, il faudrait à l'homme le plus riche du monde 2.738 ans pour dépenser sa fortune au rythme d'un million de dollars par jour.

      "Et que faites-vous de cet argent? Vous le mangez? Vous en profitez? Vous achetez des centaines voire des milliers d'automobiles? Cela n'a pas de sens", assure-t-il.

      "Vous mangez toujours la même nourriture. Vous n'allez pas en manger dix mille fois plus", ajoute-t-il, soulignant les dangers de concentrer cette richesse entre les mains de quelques-uns.

      "La situation est explosive. C'est une bombe à retardement", prévient-il. "Si nous n'intervenons pas, elle explosera, parce que la société est très en colère", dit-il, citant le Brexit et de la victoire de Donald Trump aux élections américaines.

      "Cette colère s'exprime encore de manière politique, mais elle pourrait devenir violente. Qui sait?", prévient-il, fustigeant au passage les "politiciens qui profitent de la colère pour l'utiliser à mauvais escient".

      "La concentration s'effectue à l'intérieur des pays. Même si vous construisez des murs, cela ne l'arrêtera pas", ironise-t-il, en allusion à la volonté de M. Trump de construire un mur à la frontière mexicaine pour empêcher l'arrivée de migrants.

      Face à cette situation, il appelle à corriger les défauts du capitalisme.

      "Il n'y a pas que de l’égoïsme dans l'être humain. Il y aussi de l'altruisme", souligne-t-il. "Il faudrait créer des entreprises qui répondent aux problèmes des gens, qui ne font pas de l'argent pour elles-mêmes".

      Autre défaut: "le système capitaliste nous fait croire que tout le monde doit travailler pour quelqu'un d'autre, que nous sommes tous des chercheurs d'emplois. Ce qui est faux. Nous sommes aussi des entrepreneurs", s'exclame-t-il.

      "Quand vous travaillez pour quelqu'un d'autre, c'est une autre personne ou une société qui gagne de l'argent, mais les employés n'ont qu'un salaire. Si nous devenions tous des entrepreneurs, nous répartirions cette somme globale entre nous tous".

      Grâce à ces solutions, l'économie atteindrait, selon lui, les trois zéros qui figurent sur le titre de son livre: zéro pauvreté, zéro chômage et zéro émission carbone.

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      2018/02/1618:00
      LA FISCALITÉ DES MÉTAUX PRÉCIEUX 2018 - Loi de Finances 2018 : les particuliers sont-ils pénalisés ?

      LA FISCALITÉ DES MÉTAUX PRÉCIEUX 2018

      Loi de Finances 2018 : les particuliers sont-ils pénalisés ?

      Paris, le 15 février 2018 – Il y a quatre mois, Mr Richard Ferrand, Président du groupe parlementaire La République en Marche à l'Assemblée nationale, proposait d’amender le projet de loi de finances pour taxer les métaux précieux, entre autres. La proposition a soulevé une vague de protestations des professionnels du secteur. Dans sa lettre ouverte adressée à Richard Ferrand, Jean-François Faure, Président d’AuCoffre.com, appelait à « ne pas taxer davantage les transactions en métaux précieux des particuliers ». Cette requête a-t-elle été prise en compte ? Au regard de la loi entrée en vigueur début janvier, qu’en est-il réellement : les particuliers sont-ils pénalisés au final ?

      Loi Finances 2018 : qu’est-ce qui a changé pour les revendeurs d’or ?  

      Entrée en vigueur le 1er janvier 2018, la loi de finances touche particulièrement les transactions de la revente de métaux précieux.

      Désormais, la revente du métal jaune est soumise à une taxe forfaitaire de 11 %, contre 10% en 2017. Avec la CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) comprise, la taxation de l’or s’exerce à 11,5 % du prix de cession. Le taux de 6 %, applicable à la vente de bijoux et de pièces de collection, reste immuable.

      Pour les épargnants qui ont l’habitude d’opter pour le régime des plus-values à la revente de leur or, la fiscalité a été durcie. Désormais, le taux de la taxation sur la plus-value réelle est passée de 34,5 à 36,2 %, prélèvements sociaux de 17,2 % inclus. Comme avant, il est nécessaire de disposer d'une facture prouvant la date d'achat de l'or pour que ce mode de taxation soit appliqué.

      Les jetons et les pièces d’or à cours légal : pour une épargne sûre et rapidement mobilisable

      Avec les hausses de taxes à la revente de l’or qui pénalisent inévitablement les français, comment constituer une épargne sûre et rapidement mobilisable face aux aléas de la vie ? Selon Jean-François Faure, il suffit d’opter pour les bons produits afin de ne pas subir l’augmentation de la fiscalité : il s’agit de jetons et de pièces d’or à cours légal.

      La taxe sur les jetons a été épargnée par la loi de finances : considérés comme des bijoux, ils sont restés à 6,5% de taxe forfaitaire pour une transaction dépassant 5000 euros. En dessous de ce montant aucune taxe n’est appliquée. Les pièces à cours légal demeurent elles aussi exonérées de taxe à la revente si le montant total de la transaction est inférieur à 5000 euros*. Les jetons et les pièces à cours légal aideront leurs détenteurs à traverser une période de crise, protégeant ainsi leur sécurité financière.

      « Aujourd’hui nous sommes dans une vraie logique de devoir céder notre or quand nous n’avons pas d’actifs et que nous sommes en difficulté financière », affirme Jean-François Faure. « Nos bijoux en or sont de vrais éléments d’épargne de précaution. Nous avons donc réussi à nous faire entendre : la fiscalité sur les bijoux, les jetons et les pièces à cours légal n’a pas été augmentée. Ainsi, la nouvelle loi de finance préserve l’indépendance financière des français ».

      * Si le montant de la transaction de vente de pièces au cours légal est supérieur à 5000 euros, le taux de 36,2 % s’applique selon le régime fiscal des plus-values

      A propos d'AuCOFFRE.com

      Créée en 2009 par Jean-François Faure, Aucoffre.com est la première plateforme en ligne 100% sécurisée pour l’achat et la vente de matières précieuses (or, argent, diamant). Membre de la French Tech, l’entreprise offre à tous la possibilité de diversifier et de sécuriser aisément son patrimoine. Toutes les matières précieuses sont traçables, certifiées et gardées en coffres sécurisés ou livrées.

      CA 2016 Aucoffre.com / Veracash : 65 millions d’euros

      Sites Web www.aucoffre.com / www.veracarte.com

      Source : Escal Consulting www.escalconsulting.com

      Interview de Jean-François Faure - AuCoffre.com du 07/02/2018 Aucoffre.com

      Jean-François Faure président de AuCoffre.com évoque ses perspectives sur le marché de l’épargne et des femmes, notamment avec sa pièce Vera Vita, un bijou-monnaie à cours legal que l’on peut revendre aisément en cas de difficultés financières.

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      2017/11/0717:36
      Wall Street en hausse à l'ouverture d'une journée attendue calme

      La Bourse de New York évoluait à la hausse mardi peu après l'ouverture, alors que peu d'indicateurs sont attendus lors de cette journée: le Dow Jones gagnait 0,20% et le Nasdaq de 0,12%.

      Vers 14H55 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 48,14 points, à 23.596,56 points.

      Le Nasdaq, à forte coloration technologique, progressait de 7,82 points, à 6.794,26 points.

      L'indice élargi S&P 500 avançait de 0,22%, ou 5,60 points, à 2.596,73 points.

      Wall Street avait clôturé à des records lundi, soutenue par de nombreuses annonces de projets de fusions et par le secteur énergétique: le Dow Jones avait gagné 0,04%, le Nasdaq 0,33% et le S&P 500 0,13%.

      "Les marchés continuent de s'accrocher à un contexte économique mondial favorable, à un changement de présidence à la banque centrale américaine et à l'attente que la réforme fiscale porte ses fruits", ont commenté les analystes de Schwab.

      Peu de statistiques étaient attendues mardi, à l'exception des chiffres du crédit à la consommation pour septembre et de données sur les offres d'emplois aux Etats-Unis.

      "Les rapports devraient montrer une baisse modeste des offres d'emplois en septembre et une progression du crédit à la consommation à 17,5 milliards de dollars, contre 13,1 milliards en août", ont anticipé les analystes de Wells Fargo.

      Par ailleurs, la présidente de la banque centrale américaine, Janet Yellen, dont le mandat s'achève en février et qui sera remplacée par Jerome Powell sur décision de Donald Trump, doit s'exprimer dans la journée à Washington.

      En pleine tournée asiatique, le président américain a par ailleurs indiqué mardi que la Corée du Sud allait acheter aux Etats-Unis des armements pour "des milliards de dollars", afin de faire face aux menaces de la Corée du Nord.

      Le marché obligataire évoluait en ordre dispersé: le rendement des bons du Trésor à 10 ans progressait à 2,323%, contre 2,317% lundi soir, et celui des bons à 30 ans reculait à 2,795%, contre 2,800% la veille.

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          2017/11/0717:09
          Adecco lance une plateforme pour les auto-entrepreneurs

          Le groupe suisse Adecco, numéro un mondial du travail temporaire, qui entend prendre un virage technologique dans le numérique, a mis en lumière deux initiatives lors de la publication de ses résultats trimestriels, dont une plateforme dédiée aux auto-entrepreneurs.

          Développée avec le géant américain de l'informatique Microsoft, cette plateforme, appelée YOSS, vise à mettre en relation les travailleurs indépendants avec les employeurs tout en leur fournissant une palette de services pour la gestion au quotidien de leur activité.

          "On s'est aperçu que ces auto-entrepreneurs avaient besoin d'encadrement", a expliqué Alain Dehaze, directeur général, lors d'un entretien avec l'AFP.

          "Ce sont souvent des gens qui adorent leur métier mais qui ont du mal ou n'aiment pas s'occuper des tâches administratives, des questions d'assurances, légales ou tout simplement de faire les démarches pour récupérer les sommes gagnées", a-t-il poursuivi.

          Cette plateforme, dont une première version sera lancée en France mi-novembre avant d'être ensuite étendue à d'autres marchés, leur permet d'accéder aux grandes entreprises alors qu'un nombre grandissant de travailleurs se mettent à leur propre compte.

          Par choix ou par nécessité, quelque 162 millions de personnes aux États-Unis et en Europe optent pour une forme de travail indépendant, ponctuellement ou à plein temps, ce qui représente entre 20 et 30% de la population en âge de travailler, selon une étude du cabinet McKinsey.

          - Intelligence artificielle-

          La seconde initiative porte, elle, sur un agent conversationnel, appelé Mya, qui recourt à l'intelligence artificielle pour gérer les premiers contacts lors des entretiens d'embauche.

          Cet agent conversationnel, un chatbot, a été développé par Mya Systems, une start-up californienne créée en 2012, qui s'appuyait sur l'idée que les volumes de demandes à traiter n'ont cessé de s'accroître avec la multiplication des offres en ligne et créent des goulets d’étrangement lors des premières démarches, frustrants aussi bien pour les candidats, qui n'obtiennent pas de réponses, que pour les employeurs, qui peinent à trouver les compétences requises malgré l'afflux de candidatures.

          Alain Dehaze, directeur général d'Adecco, à Paris le 4 décembre 2014

          "Mya va faire une pré-sélection, interroger le candidat sur ses qualifications, ses disponibilités ou encore ses conditions salariales. Si son profil correspond au poste, un rendez-vous est alors fixé avec nos équipes de recrutement", a détaillé le patron d'Adecco.

          Le groupe a conclu début août un accord avec Mya Systems et commencé à déployer l'agent conversationnel durant le troisième trimestre auprès de grandes entreprises américaines.

          Pour les employeurs, ce système engendre des gains de productivité, réduit les frais et démarches de recrutement, a pointé M. Dehaze, assurant que les réactions ont aussi été plutôt "positives" du côté des candidats.

          "Cela permet de postuler à n'importe quelle heure, de vérifier que le poste correspond à leurs attentes et cela évite de perdre du temps", a-t-il souligné.

          Mi-septembre, lors d'une journée dédiée aux investisseurs, le groupe avait dit vouloir mettre l'accent sur les nouvelles technologies pour assurer sa croissance et réduire ses propres coûts.

          D'ici 2020, Adecco espère ainsi générer une hausse de ses revenus quatre fois supérieure à celle de la croissance mondiale et vise 250 millions d'euros d'économies par an.

          Au troisième trimestre, son bénéfice net a chuté de 29%, à 123 millions d'euros, en raison notamment d'une charge exceptionnelle de 129 millions d'euros liées à des dépréciations d'actifs incorporels avec la réorganisation de son portefeuille de marques.

          Son chiffre d'affaires a par contre progressé de 2%, à 5,9 milliards, sa croissance organique se montant à 5%, et à 6% une fois ajustée du nombre de jours ouvrables.

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          2017/11/0715:44
          Paradise Papers: la concentration de la richesse est "explosive", selon Yunus

          L'optimisation fiscale des multinationales, mise en lumière par les Paradise Papers, fait partie du système capitaliste actuel qui accentue la concentration de la richesse mondiale et génère "une situation explosive", a expliqué à l'AFP le prix Nobel de la paix, Muhammad Yunus.

          "Le système capitaliste qui a conduit à tous ces problèmes comporte un défaut majeur qui est la concentration de la richesse", estime l'économiste bangladais lors d'un entretien à l'occasion de la sortie de la version française de son livre "Vers une économie à trois zéros", (éditions JC Lattès).

          "Plus vous en avez, plus vous en gagnez. C'est le système", explique M. Yunus, vêtu d'une kurta beige (longue chemise), depuis la tente dressée dans les jardins de la Cité universitaire internationale de Paris où il participe au Global Social Business Summit.

          "L'évasion fiscale fait partie du problème, absolument!", s'écrie-t-il. "Le jeu consiste à faire plus d'argent", s'agace-t-il en s'en prenant directement aux plus grandes fortunes mondiales, qu'il ne cite pas. Mais il renvoie à une étude publiée en janvier par l'ONG Oxfam qui dénonçait la concentration "indécente" de la richesse entre les mains de huit personnes.

          Il s'agit de l'Américain Bill Gates (fondateur de Microsoft), l'Espagnol Amancio Ortega (Inditex, maison mère de Zara), Warren Buffet (PDG et premier actionnaire de Berkshire Hathaway), le Mexicain Carlos Slim (magnat des télécoms latino-américains), Jeff Bezos (fondateur et PDG d'Amazon), Mark Zuckerberg (PDG et cofondateur de Facebook), Larry Ellison (cofondateur et PDG d'Oracle) et Michael Bloomberg (fondateur et PDG de Bloomberg LP).

          - Compétition entre riches -

          Aux yeux de M. Yunus, prix Nobel en 2006 pour son combat pour sortir des millions de familles de la pauvreté grâce au micro-crédit, les plus riches se livrent à "une compétition pour se présenter comme des hommes à succès".

          "Pourquoi ne devraient-ils pas payer des impôts ? Parce qu'ils ont besoin de beaucoup d'argent. Ils ne veulent pas partager, parce que plus leur richesse est grande, plus ils peuvent la multiplier rapidement", s'agace l'économiste.

          Selon Oxfam, il faudrait à l'homme le plus riche du monde 2.738 ans pour dépenser sa fortune au rythme d'un million de dollars par jour.

          "Et que faites-vous de cet argent? Vous le mangez? Vous en profitez? Vous achetez des centaines voire des milliers d'automobiles? Cela n'a pas de sens", assure-t-il.

          "Vous mangez toujours la même nourriture. Vous n'allez pas en manger dix mille fois plus", ajoute-t-il, soulignant les dangers de concentrer cette richesse entre les mains de quelques-uns.

          "La situation est explosive. C'est une bombe à retardement", prévient-il. "Si nous n'intervenons pas, elle explosera, parce que la société est très en colère", dit-il, citant le Brexit et de la victoire de Donald Trump aux élections américaines.

          "Cette colère s'exprime encore de manière politique, mais elle pourrait devenir violente. Qui sait?", prévient-il, fustigeant au passage les "politiciens qui profitent de la colère pour l'utiliser à mauvais escient".

          "La concentration s'effectue à l'intérieur des pays. Même si vous construisez des murs, cela ne l'arrêtera pas", ironise-t-il, en allusion à la volonté de M. Trump de construire un mur à la frontière mexicaine pour empêcher l'arrivée de migrants.

          Face à cette situation, il appelle à corriger les défauts du capitalisme.

          "Il n'y a pas que de l’égoïsme dans l'être humain. Il y aussi de l'altruisme", souligne-t-il. "Il faudrait créer des entreprises qui répondent aux problèmes des gens, qui ne font pas de l'argent pour elles-mêmes".

          Autre défaut: "le système capitaliste nous fait croire que tout le monde doit travailler pour quelqu'un d'autre, que nous sommes tous des chercheurs d'emplois. Ce qui est faux. Nous sommes aussi des entrepreneurs", s'exclame-t-il.

          "Quand vous travaillez pour quelqu'un d'autre, c'est une autre personne ou une société qui gagne de l'argent, mais les employés n'ont qu'un salaire. Si nous devenions tous des entrepreneurs, nous répartirions cette somme globale entre nous tous".

          Grâce à ces solutions, l'économie atteindrait, selon lui, les trois zéros qui figurent sur le titre de son livre: zéro pauvreté, zéro chômage et zéro émission carbone.